Callian: Un musée fantôme

D’une surface de 400m2, terminé en 2005, ce musée entièrement équipé n’est toujours pas ouvert !

Simone Bauquier, François Cavalier: le désaccord

Musée Beauquier1997, mort de Mr Georges Bauquier, massier de Fernand Léger, ancien conseiller municipal sous Mr Bourgain et peintre autodidacte. C’est alors que débuta l’épopée du musée Bauquier lorsque Mme Bauquier décidait de faire bâtir un musée et d’en faire don à la mairie de Callian. Rapidement des tractations s’engagèrent entre Mme Bauquier et la mairie. Le terrain étant en zone inconstructible, le conseil municipal en travail sur le POS créa une zone U.E. à vocation culturelle permettant la construction du musée. L’idée de la mairie est, à moyen terme, l’élargissement de cette zone « culturelle » jusqu’au château Goerg, ouvrant ainsi un vaste espace qui pourrait être dédié à l’art contemporain.

Construit depuis 2005

La première pierre fut posée en 2003 et le musée sorti de terre en 2005 entièrement financé par Mme Bauquier. Depuis cet édifice tout à fait fonctionnel de plus de 400 m2 sur 2 niveaux, aux espaces vastes et à la luminosité étudiée, reste sans vie. Un musée fantôme… Quid ? Why ? L’interrogation est à son comble et le mystère entier. Nous sommes allés voir les protagonistes de cet état de fait et voilà ce qui nous a été dit: « Depuis le début, Mme Bauquier avait annoncé qu’elle ferait don du musée à la Mairie de Callian, cette dernière devant prendre en charge son fonctionnement. » Jusque là, tout va bien. Ce don était conditionné par le maintien permanent au 1er étage de l’exposition des œuvres de Mr Bauquier. Encore là, pas de désaccord avec la Mairie. Mr Cavallier (maire de Callian) estime alors nécessaire de contractualiser par écrit les contraintes et les rôles de chacune des parties.

Musée BeauquierEt là, ça clashe. Mme Bauquier, qui avait proposé de faire jouer ses relations avec le monde de l’art afin de faire tourner, au rez-de-chaussée, des expositions d’une certaine facture, demandait la création d’un Comité Consultatif, dont elle ferait partie, pour garantir le respect d’un cahier des charges dans lequel serait précisé la vocation de ce musée . « Cela existe dans d’autres musées appartenant à une collectivité publique » nous dit-elle « et je ne veux pas qu’il se transforme en salle des fêtes ou autre ». Elle s’est alors heurtée à l’avis de Mr Cavallier, pas foncièrement contre l’idée de ce musée, mais estimant logique que, « prenant en charge le fonctionnement avec les finances publiques, ce soit à la Mairie qu’incombe l’entière décision quant à la programmation ». Du coup, chacun voit dans l’autre un espèce de profiteur, un tireur de couverture. Ainsi, terminé depuis 2005, cet espace reste fermé au public au grand dam de tous. Tout ceci cessera peut être un jour, et le musée fantôme de Callian deviendra enfin vivant.

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