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	<title>Le Nouveau Journal Pays de Fayence &#187; Témoignage</title>
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	<description>Le journal fait par les habitants du Pays de Fayence pour les habitants du Pays de Fayence. 100% associatif, sans publicité, sans subventions</description>
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		<title>Un Pays sans paysans ?</title>
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		<pubDate>Fri, 15 May 2009 11:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Pays de Fayence]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
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		<description><![CDATA[’est-ce pas qu’ils sont rassurants ces champs encore cultivés entre deux centres commerciaux, ces derniers carrés de vignes posés là, de manières un peu anachroniques, comme pour colorer, l’automne venue, les abords d’un supermarché discount ou d’un ensemble résidentiel… ces « railles » de moutons, survivance sans doute de quelque civilisation oubliée qui ose encore ralentir l’automobiliste [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_87" class="wp-caption alignleft" style="width: 450px"><img src="http://www.nouveau-journal.org/wp-content/uploads/2009/04/agriculteur-tourrettes.jpg" alt="Un agriculteur à Tourrettes (c) Gil pour le Nouveau Journal" title="Un agriculteur à Tourrettes" width="440" height="330" class="size-full wp-image-87" /><p class="wp-caption-text">Un agriculteur à Tourrettes (c) Gil pour le Nouveau Journal</p></div>N’est-ce pas qu’ils sont rassurants ces champs encore cultivés entre deux centres commerciaux, ces derniers carrés de vignes posés là, de manières un peu anachroniques, comme pour colorer, l’automne venue, les abords d’un supermarché discount ou d’un ensemble résidentiel… ces « railles » de moutons, survivance sans doute de quelque civilisation oubliée qui ose encore ralentir l’automobiliste charmé ou agacé sur nos routes communales.<br />
Quelques flashes back de la Provence de Giono, des paysages de Cézanne qui percutent l’inconscient collectif surtout en ces périodes de doute sur le bien fondé de la globalisation et de la mondialisation économique ou des mots comme dépendance alimentaire, pénurie, émeutes de la faim ne semblent plus tout à fait de l’ordre de scénario de science fiction, etc,etc..<br />
Et pas une élection locale depuis l’après guerre sans le couplet incontournable, tous programmes confondus, sur le maintien nécessaire de l’activité agricole, l’installation de jeunes dans ce métier, etc, etc..<br />
Pas de pays sans paysans, parait-il…<br />
Pourtant à l’envers de la carte postale, notre canton en prend inexorablement le chemin.<br />
Au programme les mêmes problèmes qu’ailleurs : stagnation des prix de vente, inflation des charges d’exploitation mais en moins les subventions qui sont, contrairement à l’opinion communément acquise, réservées à quelques cultures bien spécifiques et surtout proportionnelles à la taille des exploitations… donc pratiquement nulles ou dérisoire pour la plupart des micro structures agricoles qui surnagent péniblement dans ce pays où le foncier est devenu inaccessible.<br />
Ce qui implique souvent la nécessité d’une activité annexe, un surcharge de travail ou d’investissement et, finalement des revenus plus qu’aléatoires.<br />
Alors, installer des jeunes ! Moins simple qu’il n’y paraît !<br />
Si en zone de désertification, l’agriculteur est choyé parce que vécu comme l’acteur essentiel de la survie économique et de l’aménagement du territoire, a contrario notre canton connaît une explosion démographique sans précédent.<br />
De là à penser que les paysans seraient devenus des occupants gênants d’un espace tellement convoité…<br />
Toujours est-il que si la propriété constructible peut être garant de prospérité, la propriété agricole est une charge qui devient vite insupportable avec l’âge. Allez donc entretenir qui ne fait plus vivre, après une vie usante de dur travail et avec une pension retraite de 500€ par mois. Mettre en location tient du sponsoring, le repreneur, s’il existe, ne pourra s’acquitter d’un loyer en général autre que symbolique..<br />
Alors, à chaque succession et partage la terre s’vendue souvent à qui avait les moyens d’attendre l’évolution du P.O.S. et elle se vendra encore.<br />
Question : ceux qui, par vertu ou contraints et forcés par les aléas du P.O.S., ont contribué à constituer ou à maintenir ses réserves foncières cultivables (reconnues de salubrité publique) seront-ils les grands lésés du développement (j’allais dire les cocus) ? Auraient-ils pour vocation héréditaire le devoir de conserver sans contrepartie un cadre agréable au reste de la population, et donc à ceux qui, exemptés par les mêmes aléas des P.O.S. et de ces considérations écolo malthusiennes, pourraient profiter de la ruée vers l’or, voire s’enrichir sans effort dans des opérations immobilières dont l’utilité pour bon nombre d’entre elles reste à prouver en terme d’intérêt général.<br />
Quelques compensations ne seraient-elles pas de l’ordre du minimum décent ?<br />
Ceux qui, par leur travail ont façonné ou façonnent encore ces paysages unanimement appréciés, ne mériteraient-ils pas encouragement et soutien pour cette fonction environnementaliste ni reconnue, ni rémunérée ?<br />
Toutes ces questions se résument en fait à une seule : y-a-t-il, oui ou non, la volonté politique de perpétuer une économie rurale et le tissu social qui en dépends dans ce canton ? ou faut-il définitivement tourner la page ?<br />
Il faudra bien donner une réponse à ceci: oui ou non, le paysan a-t-il encore sa place ici ? En temps que tel ?<br />
Et jusqu’à quand pourra-t-il tenir dans cette position de Don Quichotte à qui l’on tâte le pouls avec un peu de condescendance, en sachant sa fin inéluctable, mais en souhaitant quand même qu’il ne lâche pas trop vite, histoire de garder le plus longtemps possible un panorama pas trop dégradé sous les yeux ?<br />
Il est peut être temps d’interpeler les décideurs économiques et territoriaux qui semblent peu loquaces sur la question. Sans réponse rapide et appropriées, je crains que ceux-ci ne soient dans un avenir proche amenés à faire appel à des intermittents du spectacle en lieu et place du bon paysan du cru toujours très sollicité lorsqu’il s’agit de figurer en photo sur les dépliants touristiques et autres bulletins « d’information municipale » .<br />
Jean Claude BRESSI<br />
Cultivateur périurbain…</p>
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		<title>La pauvreté existe aussi dans notre canton</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2009 11:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le relais de solidarité cantonal existe depuis plus de 10 ans, sa devise est :
La solidarité fait honneur aux bénévoles qui savent donner leur temps et leur énergie pour aider les plus démunis, mais indirectement fait honte à une société qui prétend siéger parmi les premiers pays du monde.
Les bénévoles du Relais de solidarité donnent de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.nouveau-journal.org/wp-content/uploads/2009/04/colis-repas-225x300.jpg" alt="colis-repas" title="colis-repas" width="225" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-101" /><br />
Le relais de solidarité cantonal existe depuis plus de 10 ans, sa devise est :<br />
La solidarité fait honneur aux bénévoles qui savent donner leur temps et leur énergie pour aider les plus démunis, mais indirectement fait honte à une société qui prétend siéger parmi les premiers pays du monde.<br />
Les bénévoles du Relais de solidarité donnent de leur temps pour offrir surtout pendant les mois d’hiver des paniers repas, du matériel divers et un peu de chaleur humaine aux plus démunis du canton.<br />
La France est un pays riche mais les personnes en situation de précarité y sont de plus en plus nombreuses. Pour beaucoup, joindre les deux bouts c’est faire un choix entre se nourrir, payer son loyer, se soigner……. Détresse, solitude, désespoir font partie de leur quotidien, de nombreuses familles ne peuvent plus payer la cantine scolaire, les bébés aussi ne sont plus épargnés (malnutrition, manque de soins).<br />
Nous essayons d’aider ces personnes à ne pas perdre espoir. Pour que cette action fonctionne parfaitement, nous ne pouvons que compter sur la solidarité de tous. Des meubles, des appareils ménagers, de la vaisselle etc.….  dont on n’a plus usage peuvent encore servir quelque temps à d’autres.</p>
<p>Le nombre de colis distribués par le Relais solidarité de Fayence est en forte augmentation.</p>
<table>
<tr>
<td>2007</td>
<td>1690 colis pour 4683 rations pour 1 an</td>
</tr>
<tr>
<td>2008</td>
<td>2528 colis pour 7184 rations pour 1 an</td>
</tr>
<tr>
<td>2009</td>
<td>821 colis pour 2298 rations pour 3 mois</td>
</tr>
</table>
<p>Si, comme nous, vous souhaitez venir en aide à ces personnes en difficultés, téléphonez à :<br />
Christian ALUNNI-MILANI Port 06.10.49.82.91</p>
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		<title>Comment est né le « Jardin d’Ella »</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 17:01:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Callian]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[aménagement]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[bio]]></category>
		<category><![CDATA[pistou]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est suite à la disparition brutale de mon compagnon, Daniel Birkner, en septembre 2006, que je me suis trouvée face à un choix difficile, celui de reprendre ou non son activité professionnelle : une exploitation en agriculture biologique sur la commune de Callian spécialisée dans la production de plantes aromatiques et plus spécifiquement dans la transformation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.nouveau-journal.org/wp-content/uploads/2009/07/image21.jpg" alt="image21" title="image21" width="124" height="183" class="alignleft size-full wp-image-506" />C’est suite à la disparition brutale de mon compagnon, Daniel Birkner, en septembre 2006, que je me suis trouvée face à un choix difficile, celui de reprendre ou non son activité professionnelle : une exploitation en agriculture biologique sur la commune de Callian spécialisée dans la production de plantes aromatiques et plus spécifiquement dans la transformation de Basilic en « Pistou ».</p>
<p>C’est la rencontre avec deux amis qui m’a permis de franchir le pas et nous voilà embarqués dans une belle aventure : la création d’une EARL (Exploitation Agricole à Responsabilité Limitée). Même si j’avais toujours épaulé mon conjoint dans son travail, je n’avais jamais été en situation de décideur : il faut penser à tout, depuis le travail du sol, les semis, la plantation, l’entretien en passant par la gestion de l’arrosage, la récolte, la connaissance des machines pour la transformation et l’emballage, la relation avec les clients et fournisseurs pour qu’au final un pot de « Pistou » se retrouve à l’étalage d’un magasin. La première année fût donc assez rude et je dois remercier tous les amis (la liste serait longue et je ne peux pas tous les citer) qui nous ont aidés à franchir ce premier cap malgré les nombreuses galères. La solidarité n’est donc pas un vain mot, ça existe et ça marche !</p>
<p>Nous voilà maintenant à la fin de notre deuxième saison avec encore des doutes et des tâtonnements mais aussi des projets plein la tête. Reprendre cette exploitation agricole c’était bien sûr prolonger le fruit du travail que mon compagnon avait semé, mais aussi participer au maintien de l’agriculture dans une région qui s’urbanise de plus en plus et où la terre agricole perd sa vraie valeur, face à la spéculation immobilière. C’est pourquoi je tiens à remercier tout spécialement Mme Brissi Joséphine qui a bien voulu reconduire le bail sur ses terres, c’est grâce à des personnes comme elle, attachée aux valeurs de la terre que l’agriculture pourra, je l’espère, rester encore un peu présente dans notre canton.</p>
<p>Nous sommes de plus en plus nombreux à souhaiter avoir de bons produits dans nos assiettes, pour cela l’agriculture locale est indispensable, alors chacun à notre niveau nous pouvons agir car c’est notre manière de consommer qui dictera la manière de produire de demain. Pour finir, je veux également remercier tous les clients qui nous sont restés fidèles, grossistes, petits magasins ou particuliers, il faut dire qu’il est vraiment bon ce « Pistou ».<br />
<em>Hélène</em></p>
<h3>En savoir +</h3>
<p>Nombre d’exploitations agricoles sur le Pays de Fayence (professionnelles)<br />
(Est considérée comme exploitation professionnelle une exploitation d’une valeur d’au moins 12 hectares équivalent-blé et d’une U.T.A., unité de travail annuel de 0,75)<br />
1979: 98		1988: 91		2000: 80</p>
<p>La S.A.U. (Surface Agricole Utile) est composée pour l’essentiel de Terre Labourable et de Surface Toujours en Herbe. En constante diminution, les derniers chiffres du ministère de l’agriculture qui datent de 2000, donnent les résultats suivant : Mons 1651 ha (22%),  Fayence 879 ha (32%), Callian 636 ha (25%), Tanneron 208 ha (4%), Tourrettes 175 ha (5%), Seillans 117 ha (1%), Montauroux 99 ha (3%), St Paul 43 ha (2%).</p>
<p>En termes d’exploitation professionnelle, sur les 80 restants en 2000, 45 sont Tanneronaises, les moins dotées étant Mons et St Paul.</p>
<p><a href="http://www.var.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/Composition_scot_Canton_de_Fayence_cle51d6b1.pdf" target="_blank">Le projet agricole du SCOT du territoire du Canton de Fayence (Pdf 1,2 Mo)</a></p>
<p><a href="http://www.agreste.agriculture.gouv.fr/" target="_blank">AGREST, La statistique, l&#8217;évaluation et la prospective agricole</a></p>
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