« La mastication des morts » vendredi 4 juin 2010 à 20h30 à l’Espace Culture de Fayence
La Compagnie de la Cordée est heureuse de vous faire part d’une représentation exceptionnelle
vendredi 4 juin 2010 à 20h30 à l’Espace Culture de Fayence
de « La mastication des morts », au profit du de l’association Le Refuge.
Tarif unique de 10€ – Réservations au 04 94 76 58 15 (tous les matins)
Un spectacle magique et merveilleux, venez nombreux !

Et si les morts prenaient la parole ? Sous les tombes du cimetière de Moret-sur-Raguse, les défunts se refusent au silence. Jeunes et moins jeunes ruminent leurs joies, leurs amours, leurs rancoeurs, leurs regrets, leurs tragédies et leurs obsessions parfois peu avouables, souvent drôles… évidemment et heureusement ! Etonnante narration d’une communauté où la singularité de chacun fait résonner Affiche « La mastication des morts »en nous ces vivants d’un autre monde. Un monde proche du nôtre, celui de la vie, bien sûr !
Avec une lucidité implacable, Patrick Kermann, auteur français laisse entendre une multitude de voix… d’outre-tombe, d’outre-vie
Les textes de Kermann abordent souvent le thème de la mort. La question de la Shoah n’est sans doute pas étrangère à ce fait. Elle constitue le noyau dur et secret de son écriture. Que peut-on écrire après une coupure historique et philosophique aussi radicale, aussi irréconciliable? C’est d’ailleurs en visitant un petit cimetière de la campagne française que lui est venue l’idée de construire une polyphonie de l’au-delà en redonnant la parole aux centaines de défunts enterrés depuis des siècles à Moret-sur-Raguse, village symbolique inventé de toutes pièces… Mais avant d’en arriver là, il a fait un tour de France des nécropoles.
Hormis la géographie, purement imaginaire, du village en question, tout ce qu’il raconte dans sa pièce est authentique ; petite histoire et grande Histoire entremêlées. La mastication des morts est un oratorio in progress. Il s’agit dans l’accumulation des habitants du cimetière de Moret-sur-Raguse, d’entendre la singularité de chacun, sa langue propre qui, surgie d’outre-tombe, par delà les corps, fait résonner en nous, morts en sursis, ces vivants d’un autre monde. Chacun de ces morts a sa langue individuelle, sa rhétorique spécifique. L’ensemble de ces formes d’expression accumulées constitue une vaste interrogation sur la langue.
La mastication des morts est une joyeuse tentative de réconciliation avec la mort que notre époque évacue systématiquement.

