OSSKOUR, Au secours ! Adjuda mi ! Help ! Hilf ! Aiuto ! Aïudo ! …

Zone commerciale et le village de Montauroux (c) Gil pour le Nouveau Journal
La ville arrive, la ville est là, vade retro Satanas !!!.. Une vraie ruée vers l’Or ? Tout le monde veut une part du gâteau. A ce rythme là, il n’y aura bientôt plus d’ingrédients pour en faire la pâte. Béton, bac acier, pseudo provençal, les mêmes recettes sont à l’œuvre. Les surfaces agricoles diminuent à vue d’œil.
Bientôt même plus une once de farine produite localement. Idem céréales, légumineuses etc., indispensables. Vous avez tous constaté cet hiver, qu’il suffit de deux ou trois jours d’intempérie, même pas extrêmes, pour provoquer dans le canton une mini pénurie.
Semis bloqués sur les centres de distribution de Marseille et autres lieux régionaux et une baisse immédiate de fruits et légumes frais sur les rayons des grandes surfaces. Mais petites et grandes enseignes poussent des coudes pour occuper le terrain, faisant fi de tout devoir de respect de l’environnement, du paysage et des générations précédentes.
Celles qui ont patiemment, dans des conditions de labeurs pénibles, aménagé harmonieusement cette plaine. La rapidité avec laquelle elle est défigurée, est affligeante. Ça donne l’impression que l’on scie la branche sur laquelle on est assis.
Quand on voit sortir de terre, dans un laps de temps très court, un énorme pâté cubique de poutres, de tôles, et d’acier aux couleurs violentes, qui poussent entre un vieux cabanon, des vignes et des terres agricoles, longeant la RD 562 avec, en arrière plan, un château médiéval, dressé sur les hauteurs et dominant la plaine comme un témoin impuissant devant les laideurs qui gangrènent son socle. A qui profite le crime ?!! Car crime il y a, crime contre l’environnement, crime contre le paysage, crime contre le patrimoine hérité des anciens, et dont les jeunes générations ne pourront plus hériter….
Au profit, immédiat et rapide, c’est criant ! A quand une politique cohérente et homogène de l’urbanisme de la plaine et de ses environs ? Verra t’on, dans un futur proche (très proche à l’allure ou vont les choses), la plaine se transformer définitivement, irrémédiablement, en une vaste surface urbano-artisano-commerciale, type Plan de Campagne à l’échelle du canton ?…
Il n’y a pas de fatalité. Pour répondre par anticipation au plus pessimistes, ou à ceux dont les appétits de profits font perdre le sens des réalités et de leurs propres intérêts, à moyen et long terme, il faut revoir la copie et balayer chacun devant sa porte. Faire place à l’imagination et à la bonne volonté de chacun pour coloniser dans l’harmonie cette nature pas encore anéantie.
MIEUX VAUT LA FIN DU DESASTRE, QU’UN DESASTRE SANS FIN.
A ben léu. Gil Pouzols

