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Le Nouveau Journal Pays de Fayence n°3

1-m1« C’est pas parce qu’on a mis le pied dedans, qu’on doit y mettre les mains »…. (H.F. Thiefaine).

Nous vivons dans un système d’une telle opacité, qu’il nous confine a l’impression de complexité. Ainsi notre capacité « d’ETRE » pensant et responsable, s’en trouve restreint à la portion congrue. Le concept du Nouveau Journal du Pays de Fayence réside dans l’idée que si l’éclairage de l’état et du fonctionnement de notre territoire ne vient pas d’en haut, il viendra logiquement d’ailleurs. Chacun de vos articles sont autant de lanternes qui dissipent l’obscurité ambiante, et permettent à tous de percevoir, enfin, ce que l’on nomme : réalité. Adhérer au nouveau journal du Pays de Fayence, c’est uniquement maintenir une presse locale qui ne prend d’ordre que de sa charte et de son Conseil d’administration élu chaque année en assemblée générale. Merci aux quelques 20 000 correspondants potentiels du Nouveau Journal de continuer à mettre en lumière les multiples facettes du Pays de Fayence et de densifier notre quotidien.
Guy

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Un Pays sans paysans ?

Un agriculteur à Tourrettes (c) Gil pour le Nouveau Journal

Un agriculteur à Tourrettes (c) Gil pour le Nouveau Journal

N’est-ce pas qu’ils sont rassurants ces champs encore cultivés entre deux centres commerciaux, ces derniers carrés de vignes posés là, de manières un peu anachroniques, comme pour colorer, l’automne venue, les abords d’un supermarché discount ou d’un ensemble résidentiel… ces « railles » de moutons, survivance sans doute de quelque civilisation oubliée qui ose encore ralentir l’automobiliste charmé ou agacé sur nos routes communales.
Quelques flashes back de la Provence de Giono, des paysages de Cézanne qui percutent l’inconscient collectif surtout en ces périodes de doute sur le bien fondé de la globalisation et de la mondialisation économique ou des mots comme dépendance alimentaire, pénurie, émeutes de la faim ne semblent plus tout à fait de l’ordre de scénario de science fiction, etc,etc..
Et pas une élection locale depuis l’après guerre sans le couplet incontournable, tous programmes confondus, sur le maintien nécessaire de l’activité agricole, l’installation de jeunes dans ce métier, etc, etc..
Pas de pays sans paysans, parait-il…
Pourtant à l’envers de la carte postale, notre canton en prend inexorablement le chemin.
Au programme les mêmes problèmes qu’ailleurs : stagnation des prix de vente, inflation des charges d’exploitation mais en moins les subventions qui sont, contrairement à l’opinion communément acquise, réservées à quelques cultures bien spécifiques et surtout proportionnelles à la taille des exploitations… donc pratiquement nulles ou dérisoire pour la plupart des micro structures agricoles qui surnagent péniblement dans ce pays où le foncier est devenu inaccessible.
Ce qui implique souvent la nécessité d’une activité annexe, un surcharge de travail ou d’investissement et, finalement des revenus plus qu’aléatoires.
Alors, installer des jeunes ! Moins simple qu’il n’y paraît !
Si en zone de désertification, l’agriculteur est choyé parce que vécu comme l’acteur essentiel de la survie économique et de l’aménagement du territoire, a contrario notre canton connaît une explosion démographique sans précédent.
De là à penser que les paysans seraient devenus des occupants gênants d’un espace tellement convoité…
Toujours est-il que si la propriété constructible peut être garant de prospérité, la propriété agricole est une charge qui devient vite insupportable avec l’âge. Allez donc entretenir qui ne fait plus vivre, après une vie usante de dur travail et avec une pension retraite de 500€ par mois. Mettre en location tient du sponsoring, le repreneur, s’il existe, ne pourra s’acquitter d’un loyer en général autre que symbolique..
Alors, à chaque succession et partage la terre s’vendue souvent à qui avait les moyens d’attendre l’évolution du P.O.S. et elle se vendra encore.
Question : ceux qui, par vertu ou contraints et forcés par les aléas du P.O.S., ont contribué à constituer ou à maintenir ses réserves foncières cultivables (reconnues de salubrité publique) seront-ils les grands lésés du développement (j’allais dire les cocus) ? Auraient-ils pour vocation héréditaire le devoir de conserver sans contrepartie un cadre agréable au reste de la population, et donc à ceux qui, exemptés par les mêmes aléas des P.O.S. et de ces considérations écolo malthusiennes, pourraient profiter de la ruée vers l’or, voire s’enrichir sans effort dans des opérations immobilières dont l’utilité pour bon nombre d’entre elles reste à prouver en terme d’intérêt général.
Quelques compensations ne seraient-elles pas de l’ordre du minimum décent ?
Ceux qui, par leur travail ont façonné ou façonnent encore ces paysages unanimement appréciés, ne mériteraient-ils pas encouragement et soutien pour cette fonction environnementaliste ni reconnue, ni rémunérée ?
Toutes ces questions se résument en fait à une seule : y-a-t-il, oui ou non, la volonté politique de perpétuer une économie rurale et le tissu social qui en dépends dans ce canton ? ou faut-il définitivement tourner la page ?
Il faudra bien donner une réponse à ceci: oui ou non, le paysan a-t-il encore sa place ici ? En temps que tel ?
Et jusqu’à quand pourra-t-il tenir dans cette position de Don Quichotte à qui l’on tâte le pouls avec un peu de condescendance, en sachant sa fin inéluctable, mais en souhaitant quand même qu’il ne lâche pas trop vite, histoire de garder le plus longtemps possible un panorama pas trop dégradé sous les yeux ?
Il est peut être temps d’interpeler les décideurs économiques et territoriaux qui semblent peu loquaces sur la question. Sans réponse rapide et appropriées, je crains que ceux-ci ne soient dans un avenir proche amenés à faire appel à des intermittents du spectacle en lieu et place du bon paysan du cru toujours très sollicité lorsqu’il s’agit de figurer en photo sur les dépliants touristiques et autres bulletins « d’information municipale » .
Jean Claude BRESSI
Cultivateur périurbain…

Les « visus » du Nouveau Journal, Késako ?

C’est une rencontre autour d’un verre, un dimanche sur 2 à Fondurane (Montauroux). Vient qui veut. Les prochains sont les 17 mai, 31 mai…

Rendez-vous au parking de la réserve de Fondurane à 11h30. Pour vous y rendre: prendre la route qui est à l’angle de Ciffreo Bona Montauroux et de la RD 562. Suivre cette route sur 1500 m environ et vous arrivez au lac. Nous nous retrouvons sur le parking à gauche avant le pont.

Pique-nique citoyen du Clos

L’association Le Clos organise un pique nique citoyen dimanche 7 juin à midi au stade du Defends à Montauroux. Apéro offert. Venez nombreux!

Dimanche 10 mai à partir de 12h: repas de production locale…

Repas de production locale

Repas de production locale

Le Nouveau Journal du Pays de Fayence organise un repas de production locale, dimanche 10 mai à partir de 12h00, à Callian – espace Bourgain (aux tennis)-. Au menu: agneau de Montauroux, légumes et salades de Callian et de Montauroux, vins de Fayence et de Montauroux, fromages de chève de Chateauvieux.

Atelier chant et animation musicale open. Amenez vos couverts, assiettes, instruments de musique, boules et amis.

Participation 10 € (ou 8 € selon possibilités) Réservation au 06 87 08 47 47.

Balade archéologique dans le canton de Fayence

archeologie-1Si vous voulez voir un dolmen , vous pouvez bien sûr aller en Bretagne ou , plus prés de chez nous , à Draguignan ; mais vous pouvez aussi tout bonnement rester dans le canton de Fayence : à Mons , si vous êtes bon marcheur , vous aurez le choix entre une dizaine de mégalithes . Sinon , à Tourrettes , sans trop vous fatiguer, vous pourrez voir le deuxième plus grand dolmen – ou plus précisément , la deuxième plus grande sépulture mégalithique – du Var .

Pour vous y rendre : suivre la route départementale 56 en direction de Bagnols  en Forêt ; en haut de la montée , sur le plateau , se garer sur un petit parking à gauche et prendre , à droite , de l’autre côté de la route , le chemin GR 49 . Après 500 m environ , une fois dans la forêt , repérer une marque jaune sur un arbre à droite et s’engager à gauche sur un sentier très étroit et sinueux . Il est balisé de petits rubans et vous mènera au « Dolmen de la Verrerie Vieille« inscrit sur la liste des monuments historiques en 1987 .

archeologie-2Ce monument a été découvert en 1912 par le docteur Olivier , médecin à Montauroux ; il était à peu prés intact , contrairement à la majorité des sites de la région , pillés parfois dés l’Antiquité . Il a été fouillé à plusieurs reprises et partiellement restauré . Il s’agit d’une structure longue de 2m,60 et large de 2m formée de 5 grandes dalles de grés séparées par des murets de pierres sèches ; deux d’entre elles encadrent une ouverture prolongée par un couloir de 4 m de long environ orienté vers l’Ouest , vers le soleil couchant Une dalle est disposée en travers de la chambre funéraire ; on ne sait si c’était sa position d’origine ou si elle faisait partie d’une couverture que l’on n’a pas retrouvée . Le dolmen est enserré dans un tumulus fait de pierres et de terre , de 26 m de diamètre .

archeologie-3Il contenait les restes d’une trentaine d’individus . Les sépultures mégalithiques sont en effet des sépultures collectives , réservées à une catégorie de personnes , utilisées pendant de longues périodes et condamnées à la fin de leur utilisation . Elles datent du néolithique final et du chalcolithique , soit dans notre région entre 2.500 et 2.000 avant JC . On a trouvé en outre dans ce dolmen des pointes de flèches en silex , une petite hache en pierre verte , des perles en tests de mollusque , un gobelet en céramique , deux alènes et deux pointes en cuivre et un fragment de brassard d’archer en schiste .

Mais ce n’est pas tout !

archeologie-4A 300 m environ au Sud se trouve un petit bois au milieu des champs ; on peut l’apercevoir depuis la route ou le GR mais il est situé dans une propriété privée . Là sont rassemblés :

  • les dalles de 5 dolmens détruits lors de la mise en culture des champs dans les années 50;
  • 3 tumulus accolés les uns aux autres de 15 m environ de diamètre ; l’un d’entre eux présente une cavité béante où l’on voit un vestige de dalle et un menhir qui devait se dresser autrefois à son sommet est aujourd’hui abattu au bord de la cavité;
  • 2 blocs biseautés encadrant l’entrée de ce qui fut une chambre funéraire;
  • archeologie-52 pierres levées de 1m, 30 de haut environ . L’une se dresse sans doute à son emplacement d’origine ; la seconde qui gisait à proximité aurait été redressée ce qui a occasioné une cassure et lui donne un air penché . Les trous qui la décorent et qui ont intrigué bien des observateurs auraient été pratiqués à la demande de l’épouse de l’ancien propriétaire pour lui donner un aspect plus préhistorique !
    Quoiqu’il en soit , nous avons là une douzaine de mégalithes réunis sur quelques hectares , à l’extrémité d’un plateau qui domine la plaine de Fayence . Un alignement de grosses pierres , aujourd’hui détruit à la suite de l’extension de l’entreprise Taxil , suivait le bord du plateau délimitant peut-être un espace consacré . On peut imaginer les cérémonies qui s’y déroulaient , au cours desquelles les habitants des villages voisins venaient invoquer l’esprit de leurs grands ancêtres.

    Ce site n’a pas été fouillé . Une prospection y a été réaliée en 2006 ; elle a été publiée dans: Les Mémoires de l’Institut de Préhistoire et d’Archéologie Alpes Méditerranée , Tome XLVIII.

    Marie-Claude Gérard

Nouveau Journal, nouveau site internet

Nouveau site internet du Nouveau Journal
Le Nouveau site Internet : la complémentarité

Le nouveau journal utilise la complémentarité des 2 média: le journal papier trimestriel et son site internet. Le site internet est un prolongement des articles du journal: des articles longs en version intégrale, des références bibliographiques, des liens… C’est aussi un média qui donne libre court à votre imagination: des photos, des dessins, des clips vidéo, des interviews, des reportages… A l’occasion du numéro 3 et de l’élan renouvelé par l’assemblé générale, le site fait peau neuve et prends adresse à :
www.nouveau-journal.org

Votre information continue, quotidiennement, sur le site internet du Nouveau Journal Pays de Fayence.

Envoyez vos infos, vos commentaires à contact@nouveau-journal.org

Envoyez vos photos, vos dessins, vos reportages vidéo à photo@nouveau-journal.org

Déchetterie intercommunale

recyclage-electromenagerProjet d’installation d’un espace réservé aux monstres « électriques, électroménagers et électroniques » D3E ou PEEFV. Projet d’agrandissement (si le Golf de Terre Blanche cède une parcelle attenant à la déchetterie), pour que la récupération, par les usagers, de certains des monstres (ferraille, cuivre, etc..) soit possible. Cela éviterait les dégradations causées par les vols la nuit! Projet d’embellissement des PAV (point d’apport volontaire) et création de containers à ordures ménagères enterrés dans chaque commune du canton.

En savoir +

Bibliothèques

La Communauté de Communes souhaite mutualiser et donner du punch aux bibliothèques du canton en créant un poste d’attaché culturel qui aurait pour mission d’aider les bénévoles.

Château Segond

Château Segond s’appelait à l’origine Château Camiole qui a failli devenir le Parnasse. Stoppé par un trou géologique repéré avant la réalisation des travaux. Et, aujourd’hui, Château Camiole est stoppé par un trou économique. Décidément, avec tous ces trous, il nous manque que le poinçonneur des lilas… Que de trous, des p’tits trous, rien que des p’tits trous…
Vincent Violino