Derniers articles

Les réseaux sociaux dans le Canton de Fayence par Michaël Bibérian de Montauroux

pawel kuczynski--amour

Pawel Kuczynski « amour »


Depuis quelques années les réseaux sociaux ont pris beaucoup d’ampleur dans notre canton, du moins ceux qui sont connectés et qui constatent l’existence de groupes parlant du canton de Fayence. Autre moyen de diffuser de l’info et de pratiquer le débat, certes derrière un écran, mais qui s’avère intéressant souvent. Pour ceux qui n’adhèrent pas à ce mode de communication, c’est respectable par ailleurs, néanmoins l’info circule beaucoup plus vite, les échanges sont parfois vifs et
c’est là qu’interviennent les administrateurs des groupes et en ce sens je leur rends hommage pour que tout se passe le mieux possible; évidemment les dérives existent, c’est ainsi, l’essentiel est de ne pas fermer les yeux devant celles ci.


On y trouve de tout, de l’info sur la chasse aux sangliers, sur comment et pourquoi, sur les événements ponctuels qui peuvent provoquer de vifs échanges, notamment sur les gens du voyage dernièrement, de vrais débats même si certains ont eu des propos assez violents, on se pose des questions, qui est responsable de tout ce
MERDIER sans basculer dans un extrémisme aveugle et la réflexion avance notamment par l’intervention de certains élus, la diffusion de texte de lois où tout le monde peut s’y référer en faisant ses propres recherches et ainsi se faire un avis; on y trouve aussi des infos que certains publient sur une éventuelle future station essence à Fayence à proximité d’une école maternelle ou info sur les événements culturels dans le canton.

Pawel Kuczynski "Voyage Avec les Requins"

Pawel Kuczynski « Voyage Avec les Requins »

Ce média est «virtuel», certes, mais les élus ont bien compris l’importance de celui-ci. Merci également à ceux qui se préoccupent de la propreté du lac de Saint Cassien en diffusant régulièrement des photos sur les décharges sauvagesautour du lac ou à proximité afin de faire comprendre aux élus qu’on est scandalisé par
ces attitudes de certains particuliers ou entrepreneurs peu scrupuleux.
Un réseau social est aussi utile pour cela, sensibiliser, alerter.

Quelques maires sont présents et répondent aux questions qui leurs sont posées d’autres maires sont totalement absents de ce média, soit, allez on va être sympa : ils n’ont pas le temps ou alors ils n’ont rien compris à l’évolution du monde actuel…

Autre temps, autre mode de communication. Ce n’est qu’un petit aperçu de ce qui peut se dire sur le site, j’en oublie beaucoup d’autres,
à charge pour ceux qui sont intéressés par ces groupes d’y aller et de se faire leur propre opinion.

Alors oui parfois ça s’emballe, c’est très vif pour ne pas dire un autre mot, néanmoins globalement tout rentre dans l’ordre à un moment donné mais cela est dû aussi au règlement mis en place par les administrateurs, règlement rappelé très souvent et faisant appel évidemment à l’apaisement, au respect de certaines règles de
base qui permet à quelques uns de ces groupes de fonctionner sans trop de débordements. On peut dire également qu’auparavant il y avait le troc, maintenant ça se passe sur les réseaux sociaux, autre évolution des moyens de communications, ça va beaucoup plus vite et c’est bien mieux.

Il est un fait que l’autogestion n’est pas pour demain, l’Homme est ainsi fait ou alors j’ai loupé des épisodes, il existe des expériences qui ont marché mais pas dans le temps…

40 ans, ça se fête ! par Coralie Courtois secrétaire générale du foyer rural de Fayence-Tourrettes

foyer_rural
…et ça se prépare : Et oui!! 40 ans déjà! 40 ans d’une histoire qui est celle de nous tous. Celle de l’Educ Pop, de la rencontre, de l’initiative, des échanges, de la Culture, Des Cultures! L’histoire d’hommes et de femmes qui, tour à tour, ont œuvré dans le sens de la diversité, de la solidarité, du plaisir d’être ensemble; de faire ensemble une société plus colorée, plus juste, plus humaine. L’histoire d’un foyer qui s’est construit pas à pas avec l’énergie de ces individus hors normes que l’on appelle des bénévoles. Cette fête sera la nôtre, la vôtre et on a envie de partager avec vous tous la joie d’être réuni(e)s autour de nos valeurs.
Ces valeurs humanistes et fraternelles plus importantes que jamais qui nous rassemblent au-delà de toutes nos différences. Alors on œuvre depuis des mois pour vous concocter un Grand Moment d’Education Populaire. Grâce à l’énergie de tous les bénévoles et de nos copains du Relais Solidarité, du Nouveau Journal et de l’AJACF,on espère vous rassembler nombreux à l’automne prochain pour cette fête d’anniversaire. Des expos, de la mémoire, des ateliers, du don, de la musique, des bons petits plats, du sport, de l’Art, des mots, des rires… Tout un programme pour vous régaler autant que nous nous régalons à le préparer. Amis de toujours ou d’un jour, poussez la porte du Foyer pour venir partager!!! C’est ce que nous savons faire de mieux…

On vous attend avec impatience les 14 et 15 Octobre prochain et d’ici là, passe à ton voisin!!

Les 40 ans du Foyer ont débuté par une exposition proposée par la section Herbes & Cailloux sur les plantes sauvages de notre région les 10
et 11 juin à la salle d’exposition à Tourrettes.

Voici le Pré-programme

Samedi 14 après-midi :

Déambulation poétique de Fayence à Tourrettes de 15h à 17h30 par l’atelier «Les Versifleurs» et dégustation de produits locaux à l’arrivée sur Tourrettes au Café des
Arts.
Ateliers à partager en famille, jeux géants, course de draisiennes et château gonflable de 14h à 17h sur la place de l’église et sur l’esplanade
Confection de nichoir/mangeoire pour oiseaux en lien avec le jardin du 1000 pattes;

«Ton Mille-clubs de demain» : utilisation d’éléments de récupération (boutons, raphia, bouteille…) pour confectionner le Mille-clubs du futur
Stands des partenaires (Relais Solidarité, Nouveau Journal, AJACF, Eco-musée)

Animation Fanfare «La Redonne» à 11h30 sur le marché, 14h, 17h et 20h
Tournoi amical de volley (gymnase de Fayence) 15h-17h

Modélisme : Démonstration place du Château à Tourrettes 14h à 17h

Entre 18h et 19h : Rétrospective théâtrale de la Cordée, Chant de la Chorale, remise de prix aux vainqueurs du tournoi de volley, apéritif d’anniversaire offert par la municipalité de Fayence à 19h sur l’esplanade

Samedi soir
Concert. Buvette et Restauration Food Truck

Tout le week-end : expo Mémoire sur support de bâche imprimée reprenant l’histoire du Foyer au travers des grandes décisions, événements et activités phares. Expo des enfants (arts plastiques et autres ateliers) sur l’esplanade de l’espace culturel. Expo des artistes du Foyer dans la salle de la
Renaissance. Expo des ateliers créatifs du Foyer à la salle d’expo de Tourrettes. Expo CNFR. Expo section photo en soirée. Affichage de mots, textes et archives dans les rues des deux villages, écritures et empreintes dans le sol

Dimanche 15 :
Grand repas festif des 40 ans sur la Place de l’église à 12h30 réunissant les participants de l’endurando, les adhérents ou visiteurs. Apéritif offert par le Foyer Rural. Animation musicale avec l’OMA. Gratiferia. Concours et dégustation de gâteaux d’anniversaire

Fin des festivités vers 17h

Fayence, village perché, commerces suspendus par l’association des commerçants et artisans de Fayence

nj_commerce_suspendu

Mais c’est quoi le « commerce » suspendu ? Un geste de générosité. Un partage ouvert à tous. Tout le monde peut offrir ou recevoir sans se connaître !

Le commerce « suspendu » propose un produit qui peut être acheté par un « généreuxclient » qui le laisse àdisposition pour unepersonne dans le besoin ou une personne qui a tout simplement envie de prendre ce quia été offert. Ainsi, le commerçant affiche visiblement à l’extérieur les produits qui ont été achetés par les « généreux clients » et qui sont disponibles.

Par exemple, Vous achetez 1 café, vous en payez 2. Un sera destiné à une personne qui en a besoin ou envie !
Vous achetez 1 baguette, vous en payez 2. Une sera destinée à une personne qui en a besoin ou envie !
Vous achetez 1 place de cinéma, vous en payez 2. Une sera destinée à une personne qui en a besoin ou envie !

Cela peut être des sandwiches, une pizza, une boissons, une coupe de cheveux, etc.
Tout est possible avec les commerces partenaires mais aussi éventuellement donateurs…

Une douzaine de commerces de Fayence village se sont lancés dans l’opération. Peut-être plus au moment où cet article est diffusé…
Un petit truc positif, ça ne fait pas de mal…

Var-matin parle de nous !

nouveau journal

Venez! Venez nous voir, écrire et dialoguer avec nous. Rapprochez-mes les uns des autres. C’est pour cela que le nouveau Journal existe!. Voilà qui résume bien l’état d’esprit de l’équipe de ce journal associatif à vocation participative, distribué gratuitement dans neuf communes du Pays de Fayence et aux Adrets. soit un bassin de 26000 habitants. Maquette « artisanale », format poche, les quarante-quatre pages de ce trimestriel contiennent aussi bien de l’actualité à chaud que des courriers de lecteurs. des chroniques, de la poésie, de l’histoire, de la culture, des focus sur le tissu associatif ou sur des initiatives locales… Le tout avec un ancrage régional.

Ni pub, ni mainmise

Géré par l’association le Clos présidée par Eric Bourlier, le Nouveau Journal fonctionne sans publicités ni subventions. – Ni pub, ni mainmise. c’est notre .slogan! entonne le comité de rédaction. L’objectif du journal est d’offrir une tribune libre aux habitants du canton pour qu’ils puissent s’exprimer.- Et de poursuivre: C’est aussi un outil destiné à créer du lien, à fédérer, pour faire bouger les choses. Sans prosélytisme politique ni commercial, comme l’indique notre charte explique Thierry, membre actif de l’association. Plus encore: Ce journal est un formidable outil d’expression démocratique. Textes et échanges sont parfois polémiques, parfois ironiques voire satiriques, le tout réalisé dans une ambiance amicale et soudée.

Une centaine de contributeurs

Depuis sa création, il y a maintenant neuf ans, le journal compte dans ses rangs 480 adhérents et revendique une centaine de contributeurs. Tous ont l’obligation de signer leurs articles; d’abord parce que leurs propos doivent être assumés mais aussi pour éviter les corbeaux, précise Mahel, la maquettiste. Les sujets sont méticuleusement choisis en réunions de rédaction. Lesquelles sont ouvertes à toutes et à tous.
N’importe qui peut venir assister à nos comités de rédaction et contribuer au journal si ça les intéresse.
Toutes les semaines, l’équipe se réunit dans une petite salle attenante au gymnase du collège Léonard de Vinci, à Montauroux.

Lors de notre visite, ils étalent une dizaine à se presser dans ce petit local sans prétention. Au mur, des affiches sur des événements associatifs et un tableau vierge qui n’attend que d’être rempli. Au centre de la pièce, une grande table en bols. Stylos en pagaille. tubes de colle et documents attendent d’être utilisés. Parce qu’ici. on travaille. Non sans boire un verre et grignoter quelques cacahuètes. Mais c’est organisé. Méticuleux. Cadré.

Suivi des articles

Il est 18h30. Les débats s’ouvrent. Un secrétaire de séance est désigné. Après un rapide point financier, place au suivi des articles et dossiers en cours. Un article sur le fonctionnement d’une Amap est évoqué par une contributrice puis vite validé. Tous les articles sont lus en comité de rédaction et validés s’ils sont conformes à notre charte.

Avant d’être publiés ils sont corrigés sans que l’on ne touche ni au sens, ni au style. Puis, une autre lecture suit. Cette fois-ci, on aborde
une problématique autour de l’eau en Pays de Fayence. Une thématique qui ne manque pas de faire réagir les uns et les autres. au point
que le secrétaire de séance intervient et recadre: Concentrons nous sur la lecture de l’article plutôt que d’entrer dans de longs débats. Ne sortons pas du texte, c’est lui que l’on valide – Jugé très bon, le texte incomplet sera relu lors d’une prochaine réunion, avant une éventuelle validation. Y aura-t-il une illustration? demande la maquettiste. Non répond le contributeur. Très bien, je m’en occupe.

Ça discute, ça échange, ça débat. Pendant ce temps là le sac de cacahuètes, lui, en prend pour son grade. Et Maëlle d’embrayer: On avance. sinon on va passer la nuit là. Sont abordés pêle-mêle des sujets autour de la réserve naturelle de Fondurane, les tarifs de péages autoroutiers jugés excessifs où encore un article sur des massages, toujours pas envoyé .

La réunion se clôture sur un petit « after » pour laisser place à des échanges plus informels. L’occasion d’aborder l’avenir, nos réfléchissons à passer à une parution bimestrielle. Et puis nous allons poursuivre le développement de partenariats avec des associations locales, accentuer notre présence sur le Web… On va de l’avant en somme!

Source Var Matin 6/3/2017 MATTHIEU BESCOND mbeuond@nkematin.fr et photo de Philippe Arnassan

Ecomusée, l’histoire continue

roue ecomusee
Et oui, il arrive qu’on change « une équipe qui gagne » !

Mardi 13 décembre 2016, la gestion et l’animation de l’association Environnement Mémoire Locale, plus connue sous le nom d’Écomusée du Pays de Fayence, a changé de mains. Que toute l’équipe qui a œuvré, pendant 7 ans, au côté de Bernard Lion, en soit vivement remerciée. Elle transmet une association saine et dynamique, en plein essor, et envisage un nouveau projet associatif, mais chut… ils vous en diront plus eux-mêmes en temps voulu.
 
Le nouveau conseil d’administration compte 6 nouveaux membres, remplaçant les 7 départs volontaires et le bureau se voit complètement renouvelé par Elodie, Sandrine, Léa et Véronique.
 
Au niveau des actions de développement et d’animation, la priorité est donnée au « lien vivant et bienveillant » :
– lien entre les pièces de collections et leur remise en service, à travers des expositions dynamiques, des démonstrations ou des ateliers réguliers.
– lien entre les générations, entre mémoire des anciens et goût d’apprendre des plus jeunes.
– lien entre les vieilles pierres et les « créatifs locaux » (artisans, artistes, professionnels ou amateurs). Qu’ils trouvent à l’écomusée une vitrine de leurs savoir-faire et une occasion de les partager.
 
Nous souhaitons, que ce lieu patrimonial magnifique soit, à la fois, un lieu de transmission du patrimoine local, mais aussi un lieu d’actions et de coopération. Travailler et agir ensemble pour la remise en état et l’entretien des collections et du lieu (outils, du matériel a moteurs, restauration en tout genre, pierres …), c’est garder en vie et transmettre un patrimoine, mais aussi des valeurs humanistes d’entraide et de respect.
 
Nous souhaitons qu’un tel environnement permette à chacun de s’immerger dans un milieu agréable, bienveillant et enrichissant, où il puisse partager, apprendre ou transmettre ce qui l’intéresse, dans le respect de ce qu’il est et de ce qu’il aime.
 
Pour 2017, nos énergies se focaliseront, plus particulièrement, sur la remise en état durable de l’alimentation en eau de la roue à augets, la possible réhabilitation du bouilleur de cru, l’accueil d’activités éducatives bienveillantes et l’organisation d’expo au fil des saisons.

Des ateliers « patrimoine » hebdomadaires sont d’ores et déjà opérationnels pour les adhérents. Ils concernent le travail de la laine, de la toison aux chaussettes (un jeudi sur 2, de 14h à 17h). Sans oublier les ateliers des Colibrilles, qui accueillent les enfants de tous âges à l’écomusée, les mercredis et pendant les vacances, pour des activités concrètes en lien avec leurs centres d’intérêts.
 
Toute l’équipe de l’écomusée vous souhaite une belle année 2017, remplie d’enthousiasme et de partage !
 
 

Qu’est-ce qu’on attend ? Un homme d’exception…? par MaHel Goudet-Gérard de Saint-Paul en Forêt

nj mahelVendredi 9 décembre à la Maison Pour Tous, projection du film documentaire « Qu’est-ce qu’on attend ? », de Marie-Monique Robin, sur un village d’Alsace « en transition » (sous-entendu énergétique, mais pas que…). Dans la salle, une centaine d’irréductibles gaulois du canton, un élu, celui de la commune de Montauroux, l’équipe qui a eu la bonne idée de faire venir le film et d’inviter le maire d’Ungersheim, et Monsieur… mais comment s’appelle-t-il déjà ?

Son nom s’efface systématiquement derrière celui de sa commune, pourtant, ne nous trompons pas (plus) de héros (ou héraut ?) : il est la preuve vivante qu’il en reste ! Les habitants de la commune d’Ungersheim, en effet, ont eu le « nez » d’élire une fois cet homme modeste et déterminé, et le bon goût de le réélire 4 fois, sur présentation des résultats : des succès obtenus grâce à l’activité efficace de ce petit « groupe de personnes » qui, selon Margaret Mead, serait systématiquement à l’origine des changements dans le monde.

Ungersheim, c’est un village comme tant d’autre, en Europe, …et sans doute ailleurs. Ancré dans une culture locale forte (ici, alsacienne) et assiégé par les conséquences de la mondialisation (ici, une monoculture intensive de maïs destinée à tous les bouts du monde, donc, créatrice de furieuses émissions carbone).
Un village ordinaire des années 2000 : plus de cultures vivrières de proximité, de moins en moins d’emplois locaux (la grande ville, Mulhouse, les centralise), des subventions gouvernementales en baisse (la crise ne profite pas à tout le monde) et une facture énergétique qui se creuse : au pays de Fessenheim, l’élu précédent a misé comme tout le monde sur l’électricité « bientôt gratuite » que devait générer le nucléaire, pour alimenter les équipements municipaux.

Au départ, donc, une problématique commune à la plupart des maires de France : joindre les deux bouts pour faire vivre quelques-uns des projets qu’ils portent. En face, un homme. Modeste, il est mineur de potasse, descendant de mineurs. Pragmatique, il choisit d’augmenter le budget en diminuant la facture énergétique en finançant l’investissement photovoltaïque avec l’aide de l’Ademe pour gagner sur la réduction des coûts de fonctionnement, non finançables. Idéaliste, il a fait sienne la devise de Gandhi selon laquelle « L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul ». A ses côtés, une poignée d’activistes, de faiseurs (NDLA : identiques, l’appellation varie en fonction du bord politique). Sont-ils 5 ? Sont-ils 40 ? Ils le suivent d’enthousiasme et transforment ses idées et moyens en réussites tangibles qui se succèdent : ferme photovoltaïque, cultures vivrières bio, transport scolaire en carriole (symbolique de la réduction des émissions carbone) maison de la nature bioclimatique, alimentation des cantines en bio, vente des produits de la ferme bio, transformation des produits agricoles bio, partenariat avec une école pro solaire allemande en vue de faciliter l’installation photovoltaïque chez le particulier, création d’un conseil participatif ouvert à tous (symbolique de la démocratie participative), monnaie locale (Symbolique de la consommation locale), etc. (car ce n’est pas fini).

Derrière : des citoyens pas forcément actifs, pas forcements optimistes, souvent râleurs, qui servent de garde-fou et sanctionnent – sévèrement – l’action du maire : jusqu’ici, 4 réélections ! Résultat : une commune énergétiquement propre, autonome, économe qui nourrit (bien) ses enfants et a créé une centaine d’emplois pour 2 200 habitants… La chance, quoi !

Alors, Messieurs les Maires, qui tous, à l’exception de celui de Montauroux, avez raté cette rencontre du 3ème type, qu’est-ce qu’on attend, ici, pour faire pareil, ou mieux encore ? Le canton de râleurs ? On l’a. La poignée de faiseurs ? On l’a. Les problèmes de sous ? On les a.
Alors, qui sera notre Jean-Claude Mensch ?

Car, oui ça ne s’invente pas, c’est son nom, au leader : Monsieur Mensch, maire d’Ungersheim. Un homme, qui fait l’homme dûment.

CHASSE ! Et si on parlait sangliers ? par Denis Piliot de Callian

sanglierLe sanglier est un animal qui s’adapte à tout. Il peut venir dans votre jardin même avec les lumières allumées chez vous et la porte crachant du Michael Jackson à tue-tête. Avec le micro-climat de la région PACA il se reproduit à grande vitesse. Pour cela il lui faut un climat doux, une quantité de nourriture suffisante et que ses por-tées arrivent à terme sans mort-nés. Quand ces conditions sont réunies, la laie est porteuse d’uneglande qui déclenche les chaleurs quand elle le désire et c’est pour cela qu’il y a une telle quantité.

Et j’en profite pour rajouter que depuis bien des années, les lâchers de sangliers sont totalement interdits. Quant à la chasse proprement dite elle s’effectue en battue avec un cahier des charges précis et des directives supervisées par un chef de battue: pour la nôtre, un lieutenant de louveterie qui dépend de la Direction des Territoires et de la Mer (DDTM). Le préfet nous donne, et ce, de plus en plus, le droit à des battues administratives, très encadrées avec dépôt de date
dans les mairies concernées et à la gendarmerie.

Les particuliers nous sollicitent pour l’abattage en vue de la régulation, ce n’est pas une tuerie, nous prenons un nombre suffisant de bêtes en un endroit donné. La règle première de chasse qui était de 150 mètres de toute habitation, a changé : nous avons maintenant le droit de tuer une bête, après l’avoir identifiée, le dos tourné à l’habitation, une mesure que peu de citoyens connaissent, pensant que c’est toujours l’ancienne règle qui est en vigueur.

Je finirai par dire que le sanglier cause beaucoup d’accidents routiers : 28 000 dénombrés à l’échelon national; et pour notre canton c’est particulièrement sur le pourtour du lac qu’il faut être vigilant car ils vont boire et remontent dans le Massif environnant par la suite.

Mais non, tout ne va pas si mal chez nous ! par Pascal Charoy de Fayence

l'aérodrome de Fayence

La lecture de votre journal me permet d’en apprendre un peu plus sur la vie des habitants du Pays de Fayence. Je découvre leurs efforts pour tisser du lien mais aussi leurs difficultés à vivre ensemble. Or les problèmes sont nombreux si j’en juge par les courriers que vous publiez. Il serait dommage que votre indispensable publication se transforme au fil du temps en un cahier de doléances. Aussi, je voudrai apporter un peu d’optimisme dans votre prochaine édition, un regard positif sur ce pays que j’ai découvert en 2010. Nous avons, avec ma famille, beaucoup bougé en France, passant d’est en ouest, du nord au sud. En me basant sur mes précédentes expériences de vie, je vais brièvement vous dire ce qui est beau à mes yeux ici, et ce qui l’est moins, en privilégiant les problèmes qui relèvent plus de la responsabilité collective, que de la responsabilité individuelle.

Commençons par la liste non exhaustive de ce que j’aime :
1. La récolte des olives l’hiver, cette huile soyeuse et goûteuse qui sort du pressoir au petit matin. Mon huile ! Quel dommage, je n’en ferai pas cette année…
2. Les légumes dodus, colorés et savoureux du marché paysan et ses roses, surtout ses roses si belles et odorantes qu’il n’y en a plus dès 10 heures du matin ! Bravo également aux maraîchers qui vendent leurs produits en direct.
3. Le brassage des nationalités. Sur les marchés, au restaurant, j’aime entendre autour de moi des conversations que je ne comprends pas. J’aime aussi lorsque mes amis hollandais font l’effort de parler français.
4. La terrasse bondée et forcément bruyante du restaurant, un soir d’été, dans les hauts de Callian. Un service discret, impeccable, efficace malgré l’affluence.
5. Les sommets qui se nappent de blanc après une pluie froide d’hiver sur Fayence. Quelle chance de vivre entre mer en montagne !
6. Les planeurs qui dessinent des courbes élégantes dans l’azur et l’esprit de liberté qui règne à l’aérodrome. Pourvu que cela dure !
7. Les transports scolaires. Nous n’avons certes pas de lycée mais les bus sont modernes, nombreux et ponctuels.
8. Le cinéma de Montauroux quand il nous emmène dans les coulisses du Metropolitan Opera de New-York ou du Bolchoï à Moscou.
9. La zone artisanale de Brovès-les-Seillans, un savant mélange de services et d’ateliers de production à l’architecture harmonieuse.
10. Les troupeaux de moutons qui pâturent dans la plaine et les agneaux à la démarche incertaine.

Passons au revers de la médaille, une sélection de ce que je n’aime pas :
1. Le peu de place fait aux piétons et vélos sur nos routes. Une piste cyclable entre les quatre chemins et Fayence serait un bon début.
2. La pléthore de commerces qui défigurent la plaine. Tout a été dit sur le sujet.
3. L ’impossibilité de construire un lycée quand il est si facile d’ériger des bâtiments commerciaux.
4. Je n’aime pas quand des élus défendent une nouvelle route pour les habitants qui travaillent loin de chez eux. C’est entériner l’incapacité du territoire à créer des emplois de proximité.
5. Je n’aime pas que l’on abandonne les activités de production en misant tout ou presque sur le commerce.
6. Les défauts d’équipement du lac de Saint-Cassien qui mérite bien mieux.
7. Nous sommes parfois exposés à la violence des éléments. Face à leurs conséquences, je ne comprends pas ceux qui accusent le ciel sans voir que l’homme construit de manière imprudente.
8. L’absence de valorisation du bois de nos forêts. Pourquoi ne pas favoriser une filière moderne d’approvisionnement en bois de chauffage du pays ?
9. Je regrette que toute la matière grise de la région soit concentrée à Sophia Antipolis. Décentralisons la recherche et l’innovation, c’est le meilleur moyen d’accélérer l’arrivée de la fibre !
10. Et enfin, je n’aime pas voir tant de maisons fermées l’hiver…

Voilà, quand je pèse le pour et le contre, j’arrive à cette conclusion que tout n’est pas si mal dans le pays de Fayence. Je vois toutefois deux axes prioritaires pour les élus à qui nous avons confié le pouvoir de prendre des décisions : créer plus d’harmonie et de diversité dans nos déplacements et favoriser la création d’emplois productifs et durables.

Votre journal contribue assurément à baliser ce chemin parfois étroit vers un avenir meilleur. Pour cela, un grand merci !

Retour de Maraude à Vintimille par Félix Chabaud pour le Foyer rural de Fayence-Tourrettes et l’équipe de la maraude du 23 Décembre

maraude2
Nous avons rencontré Jean-Noël sur le marché du Monde installé devant l’espace culturel à l’occasion du festival Bagiliba. Jean-Noël est habitant de St-Dalmas de Tende dans la vallée de la Roya et il représente l’association Roya Citoyenne. Il nous a raconté les centaines de « migrants » échoués à Vintimille, à deux pas de la frontière mythique de la France inaccessible. Il a parlé de leur détresse, de leurs traumatismes après des mois voire des années d’errance à travers l’Afrique depuis des régions misérables épuisées par les conflits : Soudan, Erythrée, Nigéria…
Il a dit leur espoir en notre société tellement plus stable et riche de sa démocratie. Ils ont fui la guerre, la dictature, la famine. Ils attendent patiemment que la porte s’ouvre et que leur demande d’asile soit entendue par nos autorités, mais la porte est fermée à double-tour et nombre d’édiles ont décrété sans vergogne: «ma région, ma ville sans migrants!»

Ceux-là qui décident du sort des autres ont oublié les chemins périlleux suivis par leurs aïeux pour sauver leur famille des mêmes maux: la misère, l’oppression arbitraire d’un dictateur; pourtant leurs noms disent leurs migrations passées, leur intégration dans notre pays si riche de ses multiples origines.
Les migrants errent aujourd’hui dans Vintimille; ils cherchent abri près de la gare ou sous les ponts qui enjambent la Roya; plusieurs centaines dorment sous tente dans « Il campo » le camp de transit installé par la Croix Rouge italienne en difficulté financière qui les nourrit sommairement; tous survivent grâce à l’aide formidable de particuliers, d’associations humanistes de toutes vocations et origines telles Caritas, italienne et catholique, ou Habitat et citoyenneté, française et laïque.

Jean-Noël, lui, agit avec Roya Citoyenne, exemplaire réseau d’habitants des hauts villages de la Roya qui accueille les migrants égarés dans ce cul-de-sac de la France entre les frontières de Vintimille et de Tende. Ils arrivent là chaque jour après un périple sur la route ou les chemins périlleux de montagne. Certains les hébergent et les nourrissent le temps d’une nuit ou deux pour qu’ils se retapent. Beaucoup participent à ce qu’ils appellent des « maraudes », journées de préparation de repas et de distribution. Ils sont organisés en 7 équipes autonomes (6 dans la Roya, une dans la Vésubie) et permettent chaque jour la subsistance des centaines d’hommes qui attendent à notre frontière.

maraude2
Ces citoyens de la Roya sont formidables de générosité et d’humilité, de patience et de courage aussi. Ils œuvrent sans faiblir depuis le début de l’été; plusieurs ont été inquiétés par la « justice » pour leur action auprès des migrants égarés sur notre territoire.
Que peut-on leur reprocher? Ils sont simplement femmes et hommes conscients, dignes et droits; l’indifférence à la misère humaine leur est insupportable.
Nous savions déjà confusément par les médias, les réseaux «sociaux», internet, la difficulté des migrants, l’engagement de citoyens courageux. Nous nous sentions privilégiés sur notre terre, en marge, honteux de notre inaction, de notre impuissance. Nous avons écouté Jean Noël dont nous connaissons nombre d’amis acteurs des foyers ruraux des Alpes maritimes. Nous avons voulu le rejoindre, aller sur le terrain, comprendre la détresse des migrants, l’engagement pour eux des citoyens. Il nous fallait «prendre notre part».

Notre association dynamique, le Foyer rural, a été fondée sur les principes de solidarité, de partage, d’accueil. Il était évident pour nombre d’entre nous
que nous devions et pouvions nous mettre au service des amis de la Roya, les aider un peu dans leur tâche quotidienne.
A leur demande, nous avons organisé la « maraude » du 23 décembre. Nous étions 30 au Mille clubs ce jour pour préparer le repas de
250 migrants, trier et emballer des centaines de vêtements chauds à destination de Caritas, 30 de toutes origines sociales, géographiques, philosophiques, associatives…

maraude1
Le soir, nous étions 10 à rejoindre Vintimille où nous avons distribué les sachets d’aliments, le Chili con carne chaud préparé par la généreuse équipe du Nouveau journal, les vêtements d’urgence. Nous avons rencontré de petits groupes de jeunes africains aux alentours de la gare, sur des parkings ombreux, aux abords
de l’église où logent les 60 familles accueillies par la paroisse. Nous avons pu échanger un peu avec eux malgré nos difficultés de langage réciproques. Ils sont tous infiniment calmes, patients, respectueux malgré le froid, la faim, la fatigue, le poids de l’exil. Nous avons reçu leur profonde humanité comme une évidence, celle de la fraternité dont trop souvent nous ne comprenons plus le sens tant nous sommes barricadés derrière nos certitudes et nos peurs, engoncés dans nos possessions.

maraude4C’était la veille de Noël une « maraude » dans la nuit de Vintimille. Depuis, des images nous habitent : des jeunes africains et italiens qui chantent, rassemblés autour d’un braséro; des dizaines d’hommes qui marchent dans le froid au long de la route qui mène au campo ; les visages des copains et des policiers qui nous contrôlent dans la lueur des gyrophares sous les fenêtres aveugles des immeubles; cette terrible vision à notre retour de Vintimille de ces vingt hommes courant au bord de l’autoroute dans un tunnel dans le froid de la nuit…

On revient de la maraude un peu plus conscients de notre pouvoir de citoyens, riches de nos rencontres et de notre partage solidaire. Nous avons mis en commun nos moyens, réseau d’amis, matériel, argent, bonne volonté et humeur joyeuse! Il y aura sans doute un jour prochain une autre « maraude » pour aider les amis
de la Roya dans leur courageuse action; si vous voulez participer, faîtes-vous connaître auprès du foyer rural de Fayence-Tourrettes. Plus on est de fous…

Si vous voulez agir :
Habitat et citoyenneté (hébergement, dons) tel : 09 53 14 66 86 ;
Caritas (dons) tel : 04 93 87 47 30 ;
Cimade (dons) tel : 06 16 14 53 56 ;
Foyer rural de Fayence-Tourrettes (collecte, maraude) tel : 04 94 76 58 15 ;
Roya Citoyenne tel : 07 82 81 75 66.

Y’en aurait pas pour tout le monde par Thérèse Cravino de Fayence

train

Fraternité générale, vous vous souvenez ? C’était l’intitulé du clip que l’on a tous vu sur les chaînes de France télévision en novembre, à l’initiative d’un mouvement qui veut promouvoir la fraternité au travers de la culture. Celle-ci ne semble pas être inscrite au programme du Conseil Régional de Paca puisqu’il a fait voter une motion contre l’accueil des migrants. En réaction, des mouvements de protestation se sont déroulés sous forme de manifestations, de pétitions sur le Net « oui aux migrants, la réponse de monsieur Estrosi nous fait honte ». Pourtant notre région ne fait pas partie des plus défavorisées de France.

Avec un budget de 2,2 milliards d’euros, ce n’est pas quelques dizaines de réfugiés à prendre en charge qui vont l’épuiser. Les bras m’en sont tombés lorsque j’ai appris par les médias que l’un de nos concitoyens est passé en jugement pour avoir transporté 3 jeunes migrantes blessées sur une route de la Roya. Ne trouvez-vous pas que le monde tourne à l’envers ? Ce sont plutôt les personnes qui les ont croisées en fermant les yeux, qui devraient être poursuivies pour non-assistance à personne en danger. Le cœur a ses raisons que la loi ne reconnaît pas ! Si ce sujet me tient à cœur, c’est que je me suis mariée en 1970 avec un immigré qui avait fui son pays, le Portugal, dictature salazariste, et ses guerres coloniales.

Arrivé en France, il a suivi des cours de français pour étrangers en faculté, puis a préparé une licence d’histoire. Son diplôme en poche et sa naturalisation, il a intégré l’éducation nationale et a enseigné « l’histoire de France » à des milliers de petits collégiens. Cette place dans la société française a été sa grande fierté. Les nostalgiques de la France « gauloise » vont devoir se rendre à l’évidence : de par les différentes migrations du XXème siècle, notre pays est devenu une
nation multiculturelle.

Nos jeunes générations auront sans doute un regard différent du nôtre, eux qui auront côtoyé sur les bancs de l’école des enfants d’origines diverses. Ils n’auront plus la méfiance, voire le rejet de ceux qui ne leur ressemblent pas. Même si la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, selon la formule de Michel
Rocard, elle pourrait en prendre une petite part, et faire preuve d’un peu d’humanité envers ces migrants qui fuient la guerre. Malheureusement, ce n’est pas la volonté des élus de la région. La possibilité d’un monde meilleur ne dépend pas seulement des décisions politiques, mais aussi de la volonté de chacun de nous à
y parvenir.