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Nouveau Journal n°14 printemps 2012

La Une du NJ n°12

Edito

Véritable fil conducteur dans l’histoire de notre association, le visu perdure depuis la création de celle-ci. Ce terme était utilisé par la communauté des cibistes qui connut une certaine popularité bien avant l’arrivée des nouvelles technologies et des réseaux sociaux. C’était le terme consacré pour designer des rencontres bien réelles, voire de vraies retrouvailles. Cette notion anime depuis le départ notre volonté d’initier, selon un calendrier quasi immuable, des rencontres dont les ingrédients essentiels sont l’échange, la convivialité et la bonne humeur. Elles sont ouvertes à tous : membres de l’association, amis, invités ou passants curieux qui veulent, le temps d’un apéritif joyeux, refaire le monde à partir de son centre qui est, comme chacun le sait, le canton de Fayence… Au fil des années notre visu est devenu un véritable lien social connu et reconnu de tous, il bénéficie même de la bienveillance de la météo qui a presque toujours su se montrer clémente quand arrive l’heure de notre rendez-vous.
Joël Koening, Membre du Conseil d’Administration du Nouveau Journal

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Nouveau Journal n°13 hiver 2011

La Une du NJ n°12

Edito

Avant toute chose nous tenons à remercier celles et ceux qui continuent à apporter leur soutien au NJ ainsi que les nouveaux adhérents. Voilà un peu moins d’un an qu’une nouvelle équipe est en place, celle-ci a encore besoin de se roder, le fonctionnement est différent de la précédente équipe mais le but à atteindre est toujours le même. Ce journal a pour vocation d’informer sur la vie locale, de susciter le débat entre vous, citoyens du pays de Fayence.
Mais évidemment un droit s’accompagne forcément d’un devoir, du moins c’est ce que mes parents m’ont appris et je pense que chacun(e) pourra se reconnaître dans ce constat. Alors oui le monde a changé, le canton aussi a changé, en très peu d’années d’ailleurs. Qu’on soit d’accord ou pas sur le développement de celui-ci, ce changement est là. D’un côté on peut s’en réjouir puisque la crise, la fameuse, est partout, sauf dans notre région. Du moins on la perçoit moins qu’ailleurs en France. Serions-nous sur un îlot de richesse… inégalement répartie ? Un des enjeux majeur du Canton de Fayence pour cette nouvelle année et les années futures est le regroupement avec telle ou telle communauté d’agglomération ou pas ? Comme dans toutes décisions politiques, il faut un rapport de force. Prise de conscience, implication, sont les mots clefs pour que nous soyons de véritables citoyens. Il est très facile de pointer du doigt les hommes politiques sur leurs insuffisances éventuelles et de ne pas voir notre immobilisme voire indifférence. Le discours récurrent qu’on entend depuis des années n’est plus du tout crédible « on n’y peut rien, c’est comme ça et c’est la faute des hommes politiques ». C’est juste oublier que ces fameux hommes politiques sont arrivés par les urnes… Habitants(tes) du Canton de Fayence, ce journal est le vôtre, votre parole n’est pas inutile, loin de là. Bien des décisions qui sont prises sont le fruit aussi de notre inaction, égoïsme. Mais je vois déjà pointer certaines questions notamment : qu’est ce qu’on peut faire ? Une des réponses réside dans le fait que chacun(e) à son niveau peut faire des choses, notamment en s’exprimant dans CE Journal.
Bonne année à toutes et à tous!
Michael Bibérian, Secrétaire du Nouveau Journal

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Nouveau Journal n°12 automne 2011

La Une du NJ n°12

Edito

Le NJ et la liberté d’expression… Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme 1948: « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » Ann Cooper, directrice du C.P.J. (Comité pour la Protection des Journalistes) a mené son enquête dans le monde et révèle les dix pays maîtres de la censure. « La population de ces pays, dit-elle, est quasiment isolée du reste du monde par des dirigeants autoritaires qui musèlent la presse et étranglent l’information grâce à des lois répressives, la peur et l’intimidation. » Cf. : www.cpj.org. Notons que RSF (Reporters Sans Frontières) a établi son classement sur 178 pays, et qu’il se trouve que la France occupe la 44ème place… Cf. : www.RSF.org Forts de cet article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et du constat mis en évidence par Ann Cooper et RSF, nous ne pouvons que nous féliciter de la chance que nous avons, ici, dans notre canton de posséder ce magnifique (oui oui oui) outil qu’est le Nouveau Journal. Il est indépendant et vous donne la parole, qui « ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ». Sa seule restriction est sa Charte, qui, en somme n’est qu’un garde-fou qui évite les dérives qui feraient vite de ce media un journal médiocre. Nous avons, chez nous, le droit de nous exprimer : utilisons- le ! Nous avons, ici, un outil pour nous exprimer : utilisons-le ! Cet outil est rare, et, grâce à vous, de qualité: profitons-en !
Marie-France Frasson, de Montauroux, Vice Présidente du Nouveau Journal

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Nouveau Journal n°11 été 2011

La Une du NJ n°11

Edito

C’est le printemps ! Bientôt l’été, le Nouveau Journal compte maintenant plus de 500 adhérents… Et pourtant! En Avril dernier, lors de l’Assemblée Générale, un débat intense sur le contenu politique (pour les uns) ou apolitique (pour les autres) a monopolisé l’attention, laissant de côté la réalité concrète du fonctionnement du NJ. En effet, vous êtes très nombreux à soutenir et apprécier ce journal, et environ 15 000 à le lire à chaque parution. Par contre, vous êtes toujours aussi peu nombreux à écrire. Timidité, difficulté à s’exprimer, apathie générale, paresse ?? Les raisons doivent être multiples. Si nous avons fait le choix d’un journal gratuit, sans pub et sans subvention, c’est pour garantir notre indépendance, mais sans votre participation, cette indépendance ne sert à rien. L’équipe du NJ n’est pas motivée par un égo surdimensionné, mais par une volonté de faire participer le plus grand nombre à la vie du canton. Apparemment, depuis que nos élites nous expliquent que tout va bien et que les spécialistes et les experts s’occupent de tout, vous êtes nombreux à penser que votre avis, votre parole et vos analyses n’ont pas d’importance et n’intéressent personne. Si cela est vrai… alors ce journal ne sert à rien ; si ce n’est pas le cas… alors allez-y ! Racontez-nous de belles histoires qui parlent de vos enfants, vos grands-parents, votre voisin avec son compost et ses panneaux solaires, l’association du coin qui aide les familles, plante des arbres, nettoie le bord du lac ou dénonce tel ou tel projet à venir sur notre canton. Prenez la parole, n’attendez pas qu’un autre le fasse à votre place. Que ce soit au café, au travail ou lors de repas de famille, vous êtes nombreux à vous exprimer et encore plus nombreux à avoir envie de le faire, alors allez y… lâchez-vous ! Au fait, pour faire le NJ, nous devons, grâce à votre soutien, trouver 18 000 € par an (voir p. 2 ). Continuez d’adhérer et de faire adhérer au NJ. Vieilles familles locales ou primo arrivant, ce journal est le vôtre. Ce qui tue la vie associative, c’est la routine… on n’en est pas encore là et l’équipe du NJ a bien l’intention de vous surprendre. Passez un bel été et à vos plumes pour le prochain numéro de septembre. Un grand merci à tous ceux qui tout au long de l’année nous soutiennent activement, sans vous cette aventure n’aurait pas d’avenir.
Eric Bourlier de Callian, Président du Nouveau Journal

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Les collégiens du canton de Fayence en stage en entreprise

Sans doute, quelques jours avant Noël, avez-vous rencontré aux heures de cours, en période scolaire dans les commerces ou entreprises du canton, ces jeunes collégiens de 4ème du collège de MONTAUROUX, effectuant leur premier stage en entreprise.
Nous avons voulu recueillir les impressions de quelques uns (Léa, Léa et Léa mais aussi Clémentine, Anaïs, Manon et Julien) pendant ce tout premier contact avec le monde du travail.
Tous sont unanimes sur la qualité de l’accueil et la confiance que les professionnels leur ont témoignée. Les clients, eux aussi, se sont montrés très coopératifs, voire bienveillants.
Ce moment n’a pas été vécu comme des vacances avant l’heure mais bien comme un temps privilégié pour découvrir un monde méconnu.

Comment avez-vous trouvé ce stage ou comment en avez-vous eu l’idée ?

Léa : « moi je voudrais être docteur. Mais il est impossible d’effectuer un stage chez un médecin ; comme je faisais de la Kiné chez Catherine, j’ai pensé que c’était déjà un contact avec des patients et le milieu médical ».
Son amie Léa veut devenir masseuse : « j’ai cherché à Montauroux mais n’ai rien trouvé ; heureusement mon amie Léa avait ce contact avec Catherine qui a accepté de me prendre également».
Pour Clémentine, que j’ai rencontrée chez une coiffeuse, son grand père était coiffeur, « de ce fait j’étais intéressée par cette activité ; le salon que ma mère fréquente m’a accueillie ».
Anaïs et Manon envisagent toutes les deux de devenir esthéticiennes, c’est donc tout naturellement qu’elles se sont tournées vers ce salon où elles ont découvert les nombreuses facettes de ce métier.
J’ai contacté Léa 3 dans une boutique de prêt-à-porter : « Maman et moi venons souvent dans cette boutique et Laurence est particulièrement gentille. Je voudrais être pédiatre mais je ne peux pas faire de stage chez un médecin ! »
Julian quant à lui, a suivi la piste familiale : « mon frère avait déjà effectué son stage avec ce traiteur et il en avait été enthousiasmé, c’est aussi une question toute pragmatique : je peux venir à pied » !

Que faites vous ? Qu’avez-vous appris,  fait ? Quels contacts avec la clientèle ?
« Chez la kinésithérapeute, disent les deux Léa,  on ne peut pas travailler directement sur les patients, bien sûr ; mais on a essayé tous les appareils pour comprendre leur fonctionnement ». Elles ont assisté à une séance de rééducation en piscine d’eau très chaude, accompagné une praticienne lors de soins à domicile, et pour s’entraîner « on fera une séance de massage avec la kiné comme patiente » ! Catherine (la kinésithérapeute) explique aux patients le pourquoi de notre présence et ils nous acceptent très volontiers. Elles ont également découvert les soins à domicile ; il s’agit là d’une autre ambiance, « les soins sont prodigués avec moins d’appareils mais la relation humaine apparaît comme plus importante ».

Clémentine trouve les clientes de la coiffeuse très sympathiques : « elles se prêtent volontiers au jeu, j’ai donc déjà enlevé des bigoudis, effectué des brushings». Elle a aussi approché une autre facette de ce métier : « J’ai beaucoup appris sur l’importance de l’hygiène, la préparation rigoureuse des couleurs, la gestion des produits ».

Anaïs et Manon font le même constat chez l’esthéticienne : « les clientes sont compréhensives et acceptent volontiers notre présence, voire que nous pratiquions quelques gestes simples ». Nos jeunes collégiennes connaissent tout un panorama des différents soins pour les ongles, le visage, l’épilation, et différents massages… Elles découvrent aussi le travail préparatoire hors de la clientèle : installation des cabines, du matériel et des produits de soins, mais aussi commandes des produits…Elles ont par ailleurs observé que les messieurs, aussi, fréquentent le salon !
« Le salon nous était déjà connu en tant que « cliente » mais nous avons découvert la relation de confiance voire parfois d’amitié entre l’esthéticienne et ses clientes qui se confient à elle, y compris sur des sujets très personnels.»

Au-delà du B-A-Ba de la plonge, Julian s’initie à plusieurs tours de main culinaires. « Il faut de l’entraînement pour émincer les légumes,  réaliser des verrines ; il s’agit d’un véritable savoir faire » !
Julian a très peu évoqué les aspects commerciaux du métier de traiteur : « derrière les fourneaux, je n’ai eu que peu de contacts avec la clientèle » dit il sans s’en plaindre.

Léa, quant à elle, avoue : « Si je connais bien les vêtements de la boutique, je reste un peu timide face à la clientèle. »
La réserve doit sans cesse être rangée pour trouver les tailles, les modèles non exposés à proposer à une cliente ; elle a apprécié cette tâche.
« Laurence m’a confié la mission d’habiller un mannequin, j’ai cherché une idée originale jeune et moderne … une responsabilité enthousiasmante. »

Ce stage change t-il votre regard sur le monde du travail ?

Tous ces jeunes collégiens ont trouvé leur stage passionnant, pour preuve : ils n’ont pas le temps de s’ennuyer ! « Ce stage, dit Clémentine,  change littéralement du collège où le travail est encadré et strict ; dans cette activité j’ai découvert qu’il y a une certaine liberté, même si au bout du compte tout doit être fait ». Julien nuance le propos : « évidemment c’est très différent du monde de l’école : là il ne s’agit pas de rester assis comme au collège à  écouter   les profs, on s’active ! Mais, j’apprécie parce que je découvre et que je sais que ça ne durera qu’une semaine » !
Au total certainement le bilan est positif : approche d’un univers différent, de ses méthodes et ses outils, de la nécessité du sérieux voire de la rigueur dans le respect de certaines règles. L’importance des relations humaines, jamais absentes quelque soit le métier a été clairement identifiée : « Les clientes sont très gentilles, dit Léa, qui ajoute :  «  j’ai été très étonnée de la confiance qu’elles accordent à Laurence, pas seulement pour un avis vestimentaire » !

Au final aimeriez vous exercer ce métier plus tard, pourquoi ?

Les deux Léa se trouvent confortées dans le choix d’une carrière médicale « par altruisme », et pour « apporter du réconfort ». Clémentine confie « initialement, j’envisageais des études de médecine mais si je n’en ai pas la possibilité, pourquoi pas la coiffure ? » Léa n’envisage pas de tenir une boutique de prêt-à-porter… quoique … « J’ai d’autres projets mais sait-on jamais » ! Julian est plus évasif: « J’aime les arts plastiques mais je n’ai pas encore décidé de mon orientation professionnelle ».
Ce stage a renforcé la très forte motivation d’Anaïs et de Manon. Les jeunes filles ont déjà envisagé le cursus des études d’esthétique, leur lieu de formation et les possibilités de spécialisation…

Ces quelques interviews n’ont pas, bien sur, valeur de sondage… Néanmoins, j’ai apprécié la spontanéité autant que la maturité de ces adolescents, enthousiastes à l’orée de leur vie.

Monique Bertolotti-Ferrey, de Montauroux

Nouveau Journal n°10 printemps 2011

La Une du NJ n°10

Edito

L’association « Le Clos », fête ses dix ans cette année en même temps que la parution du dixième numéro de son Nouveau Journal. A cette occasion, étant arrivé récemment au sein de son Conseil d’Administration, je voudrais souhaiter un bon anniversaire à vous tous, sans qui le Nouveau Journal ne pourrait exister, ainsi qu’à toutes celles et à tous ceux qui derrière se démènent sans compter. Motivés par une idée, la liberté et fiers de son mot d’ordre, l’indépendance. Cette indépendance a le prix d’un certain courage. Car au-delà de toute appartenance, sans pub, ni subvention, chaque nouvelle parution du Nouveau Journal se veut toujours plus fertile afin de lui permettre d’évoluer et de s’améliorer. Oui, il y a et il y aura toujours du nouveau au Nouveau Journal, tant que continueront à lui parvenir toutes vos réflexions, vos interrogations, vos indignations… C’est en respect de sa Charte que le NJ offre la possibilité à tous de pouvoir s’exprimer. Ne vous en privez pas, continuez !! Véritable matière première, cette info locale de proximité façonne et modèle à chaque réunion, un nouveau projet. Et c’est bien ici que se tient la volonté de toute une équipe : se mettre au service du lecteur en donnant la paroles à tous les lecteurs du pays de Fayence. On peut être d’accord ou pas, le trouver trop ou pas assez, le Nouveau Journal reste un espace ouvert et public où tout le monde est convié à réagir et à participer. A la veille de ce dixième anniversaire et la tenue de son Assemblée Générale extra-ordinaire, n’hésitez pas à venir nombreuses et nombreux nous faire part de vos commentaires. Et pourquoi pas rejoindre l’équipe ? Elle aussi se renouvelle, chaque année en toute convivialité! Bon anniversaire donc à toutes et à tous, ne souhaitant qu’une seule chose, toujours et encore du nouveau au Nouveau Journal, signe de sa vitalité. Longue vie au NJ!

Frédéric Zahn de Montauroux, membre du Conseil d’Administration du Nouveau Journal

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La Gloire de nos Pères

resistanceDans la nuit la liberté…
Francs Tireurs et Partisans Français de l’Est Varois…

On a beaucoup écrit ces derniers temps sur la Résistance dans notre canton de Fayence.
C’est bien. Et c’est tout à fait à la « gloire de nos pères ». Et pourtant les principaux acteurs semblent exclus de la mémoire de notre histoire locale, après avoir cependant largement contribué à la libération de leurs villages et de la France.
Ceux qu’ici, on a appelés les Maquisards du Malay ; les Francs Tireurs et Partisans Français de la 4ième Compagnie de Provence.

Qui était cette armée de l’ombre ?
Instaurée dès 1941, à l’initiative de la gauche clandestine, cette organisation sera rattachée en Février 44 par De Gaulle aux Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), elles mêmes intégrées à l’Armée Française en Septembre 44.
Par l’originalité de leur organisation, les FTP ont, durant la Résistance, mené une action décisive. Placés sous le commandement de Charles Tillon, qui les comparait à des boules de mercure, insaisissables, ne se mélangeant pas entre elles, constitués de petits groupes mobiles, ils avaient à leur tête un triumvirat : le Commissaire aux Opérations (CO), aux Effectifs (CE), au Technique (CT).

Les FTP, Maquisards du Malay
Parti de Claviers en 43 avec Louis Gal, Roger Venturino, Félix Jourdan, commandé par un Niçois, François Manzone, alias Romain Loulou, le maquis grossit très vite, de sorte que, pour sa sécurité, il dut s’installer près de Brovès, dans le massif du Malay (plateau de Canjuers).
Il s’appela désormais « Maquis Pierre Valcelli » en hommage à un jeune maquisard de Salernes fusillé par les Allemands.
Il devint l’un des plus importants maquis du Var.

Qui étaient ces hommes? paysans pour la plupart.
Manzone a établi à la Libération la liste de ses maquisards, les classant par villages d’origine. Ceux de Montauroux se nommaient : Barret Marcel, Blanc Justin, Carbonnel Fernand ; Chaix Marcel ; Demaria Marius, Demaria Jean ; Dujardin André ; Genin Albert ; Giordano Pierre (Joseph) ; Laugier Henri ; Ramonda Jean Baptistin (Titin) ; Rostagno Joseph ; Tallent Elie (Hélio) ; Tallent Abel (Albert ou Godillot). (Cette liste est consultable aux Archives Départementales du Var -Cote 37 J 8/1-6).
Elle est sûrement incomplète, comme toutes les listes établies par les Chefs de groupe dans le tumulte de la Libération. Tout s’est passé si vite….

Le rôle déterminant des FTP dans la résistance du Canton:
1/ Par une originale fusion de la S.A.P. (Sections Atterrissage et Parachutage) avec le maquis FTP.
Créé en 42 par Jean Moulin pour armer la Résistance, la SAP faisait partie des Réseaux Action de la France Combattante, dépendant à la fois du Général De Gaulle et des Britanniques. Elle était composée d’agents permanents homologués par Londres et occasionnels sans matricule, recrutés sur place par les responsables locaux.
A Montauroux, l’équipe qui gérait le terrain de parachutage « JOCKEY » AC 164 (homologué par le Responsable local de la SAP Horst Albin Schneider, alias René Jaffard) était majoritairement composée de maquisards FTP (liste MANZONE). Le responsable de cette équipe JOCKEY, Justin Blanc, était à la fois militant communiste et maquisard FTP et des accords avaient été passés entre SAP et Maquis pour l’attribution des armes parachutées.
De plus, la plus importante cache d’armes du secteur était située au quartier Valcros à Montauroux dans des ruines d’une propriété appartenant à 2 maquisards FTP du Malay, Elie et Abel Tallent…

Enfin Elie Tallent, déjà nommé par Manzone, commissaire aux Effectifs depuis Mars 44 pour le recrutement et la formation des jeunes maquisards fut également désigné par Schneider responsable SAP pour le maquis sur le territoire duquel se trouvait le terrain « Prisonnier », véritable plateforme stratégique.
Ceci, après la découverte du dépôt de Valcros par les Allemands (heureusement évacué 2 jours auparavant dans la nuit du 12 au 13 juin 44 sur ordre d’Elie, évitant ainsi au village de Montauroux, de subir de sanglantes représailles).
Le dépôt d’armes inutilisable, Justin Blanc arrêté par la GESTAPO le 10 Juillet 44 lors de la rafle de Montauroux, l’équipe JOCKEY fut par conséquent dissoute sur décision des responsables SAP.

2/ Par leur action lors des combats de la Libération les FTP épaulèrent efficacement les armées alliées parachutées et débarquées lors des opérations du 15 au 20 Août 44 dans notre canton.
Les FTP incorporés dans les FFI étaient placés sous les ordres du Lieutenant René Silvani, responsable de l’Organisation de la Résistance de l’Armée (ORA), du secteur Fayence/St Raphaël, et d’Elie Tallent, devenu son adjoint, à qui Manzone a confié le commandement militaire du Camp Valcelli.
Dirigeant les postes de guérilla de La Colle Noire, de Camiole, le siège de La Roque à Fayence et minant les ponts de la Siagne pour contrôler la route de Mons (pensant que les Allemands se replieraient par là pour rejoindre la route Napoléon) Elie Tallent et René Silvani, aux côtés des parachutistes américains, guidèrent les combattants FFI, majoritairement FTP du Malay. (Source : dossier individuel FFI, service historique de La DEFENSE – VINCENNES -).
Cependant, un des épisodes sans doute le plus décisif de ces combats fut la destruction du radar ennemi situé sur les hauteurs de Fayence. A l’issue d’une réunion au maquis, le 14 Août 44, de tous les chefs FFI de Draguignan, St Raphaël, du Muy et des Arcs, le maquis MANZONE reçut l’ordre d’Alger à 20 h d’effectuer ce sabotage.
Menée par une poignée de maquisards, dès minuit cette mission fut un succès et eut des répercussions considérables sur le débarquement du 15 Août. Ce radar surveillait, en effet, toute la côte et la zone du débarquement. (Source : Rapport particulier du Capitaine Lougre, Chef du groupe de Parachutistes de la Marine, SHD Vincennes).
Après le 15 Août beaucoup de FTP ont formé le Régiment des Maures, basé à Draguignan et placé sous les ordres du Colonel Denis Fontes. Certains ont continué le combat jusqu’au 8 Mai 45, d’autres sont retournés dans leurs foyers. Mais la plupart des anciens maquisards FTP ont rejoint les Forces Républicaines de Sécurité (FRS), créées par Raymond Aubrac, nommé Commissaire de la République à Marseille.
Telle a été la gloire de nos pères.
Ces paysans devenus d’héroïques maquisards, par nécessité.
Pourtant, dans le vacarme des fanfares qui célèbrent chaque année les anniversaires de la Libération du Pays, la note sourde du deuil des FTP paraît s’éteindre.
Nous, leurs enfants, sommes dépositaires de cette mémoire, de ce passé. Pour que le silence des tombes ne devienne pas celui de l’oubli, pour que ces « héros de l’an II », ces « va nus pieds superbes » n’aient pas fait inutilement le sacrifice de leurs vingt ans, nous devons résister pour que leur mémoire ne s’éteigne jamais, comme la flamme de la Résistance.
Si Victor Hugo avait été de ce siècle, il aurait glorifié ces femmes et ces hommes qui ont compris, au-delà des clivages de leurs opinions, le sens véritable de la devise que notre République grave aux frontons de ses édifices.

Avertissement : Je ne prétends pas ici me substituer aux historiens ; j’ai souhaité restituer la mémoire des FTP, de ces hommes que les manuels scolaires ont eu l’indécence d’oublier.
Pour les lecteurs intéressés par cette période de notre histoire locale, je conseille vivement la lecture de la thèse de doctorat « La Résistance dans le VAR », datant de 1989, de J.M. Guillon, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Provence, membre du CNRS, spécialiste incontesté de la résistance dans le VAR.

Catherine Laffargue -Tallent, à Montauroux

Nouveau Journal n°9 hiver 2010

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Edito

Y’a un hic !
Coluche disait dans un de ses sketches : « Je vous rappelle que le smilblick est un œuf et un œuf ne fait pas de politique ».

Moi je vous rappelle que Le nouveau journal est un journal d’informations et CE Nouveau Journal ne fait pas de politique ?
Il est pour vous tous, sans exception, et si votre article respecte les termes de notre charte, il sera publié, que vous soyez bleu, blanc, rouge, noir, jaune, vert, ou rose pâle « mais ça ne nous regarde pas » puisque nous tenons à être et à rester apolitiques, critiques ou pas, mais apolitiques.
Pourrions-nous dire que notre politique est justement de ne pas en faire ?

Nous invitons donc tous ceux qui auraient encore un doute à ce sujet, ou à d’autres, à venir nous rejoindre pour assister et participer à nos réunions de travail, le lundi à 18 h 30.
Vous pourrez vous y faire une opinion juste, sans suppositions erronées, ça vous évitera d’avoir une fois de plus à nous traiter de menteurs et en plus à la fin de la réunion vous boirez un verre avec nous, (n’en profitez pas pour remplacer apolitique par alcoolique) et vous goûterez les délicieuses tartes salées de notre présidente (n’en profitez pas non plus pour remplacer apolitique par boulimique).
Dans l’édito du numéro précédent Hervé nous racontait son rêve d’un Nouveau Journal qui ferait plein de petits, moi j’ai rêvé d’un nouveau journal qui ne serait plus victime de médisances (n’en profitez pas aussi pour remplacer apolitique par utopique).

Il ne faut pas confondre « vivre son rêve » avec « rêver sa vie », nous rêvons tous dans ce Nouveau Journal ! Et vous ?

Nicole Chelli de Callian, Trésorière de l’association et membre du Conseil d’Administration

Téléchargement gratuit: le Nouveau Journal Pays de fayence n°9 (Pdf 2,8 Mo)

Nouveau Journal n°8 automne 2010

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Edito

Aujourd’hui, j’ai fait un rêve. Bon, c’est vrai, j’étais un peu éveillé, mais on va dire que c’est un rêve. J’ai donc rêvé que le NJ avait fait des petits, plein de pitchouns NJ, partout, à côté de chez nous mais ailleurs aussi. Je voyais leurs parents, créateurs associatifs, fiers de leur progéniture de papier, tous réunis sur la place d’un village qui avait été baptisée pour l’occasion « Place de la Tchatche ». Il y avait là, le NJ du Pays de Grasse qui sentait bon le jasmin, celui de St Raphaël haut en couleur et, au loin, on voyait même arriver en cortège les petits de Cannes, St Vallier, Draguignan, Toulon et même celui de Marseille avec ses bohèmes de supporters ! Le chef de ce village, un sage qui pratiquait la démocratie locale dans les actes plus que dans les paroles ; avait mis en place une chose extraordinaire : la reconnaissance par les collectivités du droit de liberté d’expression locale avec l’obligation d’apporter les moyens nécessaires pour faire vivre un journal indépendant. En vieux roublard de la vie citoyenne qu’il était (il savait que les subventions rendent trop dépendant), il a institué une contribution obligatoire que sa commune devait verser à un journal associatif reconnu qui donnait la parole aux habitants. « Un euro par habitant ! » avait-il lancé « la démocratie locale vaut bien ça ! On paie bien les campagnes électorales à coup de millions ! ». Applaudissements de tous les présents, conscients que leur énergie doit servir à faire vivre cet outil et non pas à chercher sans cesse les moyens pour son fonctionnement. Et, c’est avec fierté qu’il annonçait solennellement que cette initiative avait été retenue par la région et que bientôt « ça remonterait jusqu’à la capitale ! ». A ce moment précis, le réveil chante, je sursaute, finie la sieste ! Faut se préparer pour la réunion hebdomadaire de notre NJ Pays de Fayence. Mais cette histoire trotte encore dans ma tête, comme si elle était vraie (vous aussi, ça vous arrive de faire des rêves qui vous paraissent réalisables ?). En attendant, votre NJ a toujours besoin de vous. N’hésitez pas: écrivez et si vous n’aimez pas écrire, racontez, témoignez, téléphonez, le NJ est à votre disposition.
Hervé Soulier, membre du Conseil d’Administration

Téléchargement gratuit: le Nouveau Journal Pays de fayence n°8 (Pdf 1 Mo)

Entretien avec Didier Porte

didier-porteQ :C’est la première fois que tu viens a Fayence ?
R :oui, je ne connais pas le sud et ca n’évoque rien pour moi, je suis de nulle part, j’ai beaucoup bougé enfant avec mes parents… je n’ai pas d’attache à un lieu.
Q :si tu étais paysan, tu cultiverais quoi ?
R :du cannabis c’est rentable…
Q :la campagne c’est des ‘bouseux’ ou ‘la belle vie’ ?
R :c’est la belle vie, j’ai toujours aimé la campagne.. Ado je m’endormais dans l’herbe à la belle étoile…. les paysans pensaient que j’étais un peu dérangé.
Q :tu voulais faire quoi quand t’étais petit ?
R :cowboy…. Et après Marxiste
Q :avant la scène il y avait quoi ?
R :j’ai été 12 ans journaliste pour des magazines de M6 (culture pub) et quelques radios libres.
Mais j’étais un journalistes foireux, je préférais inventer des dépêches, que de donner les nouvelles.
A la Dépêche du Midi, au bout d’un an, ils m ont viré, heureusement! j’aurai fini député radical de gauche. En 1995 avec « rien a cirer » j’ai pris gout à la scène et au public, mais j’ étais nul, incapable de bouger. On disait de moi : Porte n a pas besoin d un metteur en scène mais d un Ostéopathe.
Je construit très peu mes spectacles, une structure de base avec 2 ou 3 sketchs et je brode j’actualise, je fais tout à l’arrache, il y a quelques effets sonores ,une bande son mais les gens ne viennent pas me voir pour une performance d’acteur.
Q :tu tournes beaucoup ?
R : oui, presque trop, je refuse des dates, je n’ai pas de tourneur, je fais ça avec ma compagne.
Q :la scène c’est quoi ?
R : trouille et excitation. C’est fort, le public c’est une gratification directe quand tu as 1000 personnes qui viennent te voir mais je ne suis pas fait pour la scène.
Q :tu es plutôt Bhotul ou BHL ?
R :Bothul bien sur pour les ventes …le pauvre BHL s’est vautré, il n’a pas vendu un livre.
Q :France inter c’est intéressant ou alimentaire ?
R :je crache pas dans la soupe, il y a une liberté à France Inter. Cette radio est plus forte que ses dirigeants. Dans la matinale (7h55) c’est difficile pour se concentrer une fois par semaine ,il faut être bon au bon moment, je suis souvent pertinent mais pas assez drôle. Dans le ‘fou du roi’ c’est plus facile, c’est tous les jours t’as pas besoin d’être bon et puis il y a le public
Q :pour toi le midi c’est quoi ?
R :midi,corruption, Jacques Medecin, immobilier, maffia, Estrosi, le FN à 25%, Mariani, etc…
Q :le Nouveau Journal, gratuit, sans pub ni subvention ca te parle ?
R : ouais super d ailleurs je t en prend un je te ferai de la pub a la fin du spectacle.

Entretien réalisé par le Nouvau Journal du Pays de Fayence, 2 heure avant que Didier Porte ne monte sur scène à Fayence à l’invitation du Foyer Rural le 23 avril 2010.