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La Gloire de nos Pères

resistanceDans la nuit la liberté…
Francs Tireurs et Partisans Français de l’Est Varois…

On a beaucoup écrit ces derniers temps sur la Résistance dans notre canton de Fayence.
C’est bien. Et c’est tout à fait à la « gloire de nos pères ». Et pourtant les principaux acteurs semblent exclus de la mémoire de notre histoire locale, après avoir cependant largement contribué à la libération de leurs villages et de la France.
Ceux qu’ici, on a appelés les Maquisards du Malay ; les Francs Tireurs et Partisans Français de la 4ième Compagnie de Provence.

Qui était cette armée de l’ombre ?
Instaurée dès 1941, à l’initiative de la gauche clandestine, cette organisation sera rattachée en Février 44 par De Gaulle aux Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), elles mêmes intégrées à l’Armée Française en Septembre 44.
Par l’originalité de leur organisation, les FTP ont, durant la Résistance, mené une action décisive. Placés sous le commandement de Charles Tillon, qui les comparait à des boules de mercure, insaisissables, ne se mélangeant pas entre elles, constitués de petits groupes mobiles, ils avaient à leur tête un triumvirat : le Commissaire aux Opérations (CO), aux Effectifs (CE), au Technique (CT).

Les FTP, Maquisards du Malay
Parti de Claviers en 43 avec Louis Gal, Roger Venturino, Félix Jourdan, commandé par un Niçois, François Manzone, alias Romain Loulou, le maquis grossit très vite, de sorte que, pour sa sécurité, il dut s’installer près de Brovès, dans le massif du Malay (plateau de Canjuers).
Il s’appela désormais « Maquis Pierre Valcelli » en hommage à un jeune maquisard de Salernes fusillé par les Allemands.
Il devint l’un des plus importants maquis du Var.

Qui étaient ces hommes? paysans pour la plupart.
Manzone a établi à la Libération la liste de ses maquisards, les classant par villages d’origine. Ceux de Montauroux se nommaient : Barret Marcel, Blanc Justin, Carbonnel Fernand ; Chaix Marcel ; Demaria Marius, Demaria Jean ; Dujardin André ; Genin Albert ; Giordano Pierre (Joseph) ; Laugier Henri ; Ramonda Jean Baptistin (Titin) ; Rostagno Joseph ; Tallent Elie (Hélio) ; Tallent Abel (Albert ou Godillot). (Cette liste est consultable aux Archives Départementales du Var -Cote 37 J 8/1-6).
Elle est sûrement incomplète, comme toutes les listes établies par les Chefs de groupe dans le tumulte de la Libération. Tout s’est passé si vite….

Le rôle déterminant des FTP dans la résistance du Canton:
1/ Par une originale fusion de la S.A.P. (Sections Atterrissage et Parachutage) avec le maquis FTP.
Créé en 42 par Jean Moulin pour armer la Résistance, la SAP faisait partie des Réseaux Action de la France Combattante, dépendant à la fois du Général De Gaulle et des Britanniques. Elle était composée d’agents permanents homologués par Londres et occasionnels sans matricule, recrutés sur place par les responsables locaux.
A Montauroux, l’équipe qui gérait le terrain de parachutage « JOCKEY » AC 164 (homologué par le Responsable local de la SAP Horst Albin Schneider, alias René Jaffard) était majoritairement composée de maquisards FTP (liste MANZONE). Le responsable de cette équipe JOCKEY, Justin Blanc, était à la fois militant communiste et maquisard FTP et des accords avaient été passés entre SAP et Maquis pour l’attribution des armes parachutées.
De plus, la plus importante cache d’armes du secteur était située au quartier Valcros à Montauroux dans des ruines d’une propriété appartenant à 2 maquisards FTP du Malay, Elie et Abel Tallent…

Enfin Elie Tallent, déjà nommé par Manzone, commissaire aux Effectifs depuis Mars 44 pour le recrutement et la formation des jeunes maquisards fut également désigné par Schneider responsable SAP pour le maquis sur le territoire duquel se trouvait le terrain « Prisonnier », véritable plateforme stratégique.
Ceci, après la découverte du dépôt de Valcros par les Allemands (heureusement évacué 2 jours auparavant dans la nuit du 12 au 13 juin 44 sur ordre d’Elie, évitant ainsi au village de Montauroux, de subir de sanglantes représailles).
Le dépôt d’armes inutilisable, Justin Blanc arrêté par la GESTAPO le 10 Juillet 44 lors de la rafle de Montauroux, l’équipe JOCKEY fut par conséquent dissoute sur décision des responsables SAP.

2/ Par leur action lors des combats de la Libération les FTP épaulèrent efficacement les armées alliées parachutées et débarquées lors des opérations du 15 au 20 Août 44 dans notre canton.
Les FTP incorporés dans les FFI étaient placés sous les ordres du Lieutenant René Silvani, responsable de l’Organisation de la Résistance de l’Armée (ORA), du secteur Fayence/St Raphaël, et d’Elie Tallent, devenu son adjoint, à qui Manzone a confié le commandement militaire du Camp Valcelli.
Dirigeant les postes de guérilla de La Colle Noire, de Camiole, le siège de La Roque à Fayence et minant les ponts de la Siagne pour contrôler la route de Mons (pensant que les Allemands se replieraient par là pour rejoindre la route Napoléon) Elie Tallent et René Silvani, aux côtés des parachutistes américains, guidèrent les combattants FFI, majoritairement FTP du Malay. (Source : dossier individuel FFI, service historique de La DEFENSE – VINCENNES -).
Cependant, un des épisodes sans doute le plus décisif de ces combats fut la destruction du radar ennemi situé sur les hauteurs de Fayence. A l’issue d’une réunion au maquis, le 14 Août 44, de tous les chefs FFI de Draguignan, St Raphaël, du Muy et des Arcs, le maquis MANZONE reçut l’ordre d’Alger à 20 h d’effectuer ce sabotage.
Menée par une poignée de maquisards, dès minuit cette mission fut un succès et eut des répercussions considérables sur le débarquement du 15 Août. Ce radar surveillait, en effet, toute la côte et la zone du débarquement. (Source : Rapport particulier du Capitaine Lougre, Chef du groupe de Parachutistes de la Marine, SHD Vincennes).
Après le 15 Août beaucoup de FTP ont formé le Régiment des Maures, basé à Draguignan et placé sous les ordres du Colonel Denis Fontes. Certains ont continué le combat jusqu’au 8 Mai 45, d’autres sont retournés dans leurs foyers. Mais la plupart des anciens maquisards FTP ont rejoint les Forces Républicaines de Sécurité (FRS), créées par Raymond Aubrac, nommé Commissaire de la République à Marseille.
Telle a été la gloire de nos pères.
Ces paysans devenus d’héroïques maquisards, par nécessité.
Pourtant, dans le vacarme des fanfares qui célèbrent chaque année les anniversaires de la Libération du Pays, la note sourde du deuil des FTP paraît s’éteindre.
Nous, leurs enfants, sommes dépositaires de cette mémoire, de ce passé. Pour que le silence des tombes ne devienne pas celui de l’oubli, pour que ces « héros de l’an II », ces « va nus pieds superbes » n’aient pas fait inutilement le sacrifice de leurs vingt ans, nous devons résister pour que leur mémoire ne s’éteigne jamais, comme la flamme de la Résistance.
Si Victor Hugo avait été de ce siècle, il aurait glorifié ces femmes et ces hommes qui ont compris, au-delà des clivages de leurs opinions, le sens véritable de la devise que notre République grave aux frontons de ses édifices.

Avertissement : Je ne prétends pas ici me substituer aux historiens ; j’ai souhaité restituer la mémoire des FTP, de ces hommes que les manuels scolaires ont eu l’indécence d’oublier.
Pour les lecteurs intéressés par cette période de notre histoire locale, je conseille vivement la lecture de la thèse de doctorat « La Résistance dans le VAR », datant de 1989, de J.M. Guillon, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Provence, membre du CNRS, spécialiste incontesté de la résistance dans le VAR.

Catherine Laffargue -Tallent, à Montauroux

Nouveau Journal n°9 hiver 2010

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Edito

Y’a un hic !
Coluche disait dans un de ses sketches : « Je vous rappelle que le smilblick est un œuf et un œuf ne fait pas de politique ».

Moi je vous rappelle que Le nouveau journal est un journal d’informations et CE Nouveau Journal ne fait pas de politique ?
Il est pour vous tous, sans exception, et si votre article respecte les termes de notre charte, il sera publié, que vous soyez bleu, blanc, rouge, noir, jaune, vert, ou rose pâle « mais ça ne nous regarde pas » puisque nous tenons à être et à rester apolitiques, critiques ou pas, mais apolitiques.
Pourrions-nous dire que notre politique est justement de ne pas en faire ?

Nous invitons donc tous ceux qui auraient encore un doute à ce sujet, ou à d’autres, à venir nous rejoindre pour assister et participer à nos réunions de travail, le lundi à 18 h 30.
Vous pourrez vous y faire une opinion juste, sans suppositions erronées, ça vous évitera d’avoir une fois de plus à nous traiter de menteurs et en plus à la fin de la réunion vous boirez un verre avec nous, (n’en profitez pas pour remplacer apolitique par alcoolique) et vous goûterez les délicieuses tartes salées de notre présidente (n’en profitez pas non plus pour remplacer apolitique par boulimique).
Dans l’édito du numéro précédent Hervé nous racontait son rêve d’un Nouveau Journal qui ferait plein de petits, moi j’ai rêvé d’un nouveau journal qui ne serait plus victime de médisances (n’en profitez pas aussi pour remplacer apolitique par utopique).

Il ne faut pas confondre « vivre son rêve » avec « rêver sa vie », nous rêvons tous dans ce Nouveau Journal ! Et vous ?

Nicole Chelli de Callian, Trésorière de l’association et membre du Conseil d’Administration

Téléchargement gratuit: le Nouveau Journal Pays de fayence n°9 (Pdf 2,8 Mo)

Nouveau Journal n°8 automne 2010

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Edito

Aujourd’hui, j’ai fait un rêve. Bon, c’est vrai, j’étais un peu éveillé, mais on va dire que c’est un rêve. J’ai donc rêvé que le NJ avait fait des petits, plein de pitchouns NJ, partout, à côté de chez nous mais ailleurs aussi. Je voyais leurs parents, créateurs associatifs, fiers de leur progéniture de papier, tous réunis sur la place d’un village qui avait été baptisée pour l’occasion « Place de la Tchatche ». Il y avait là, le NJ du Pays de Grasse qui sentait bon le jasmin, celui de St Raphaël haut en couleur et, au loin, on voyait même arriver en cortège les petits de Cannes, St Vallier, Draguignan, Toulon et même celui de Marseille avec ses bohèmes de supporters ! Le chef de ce village, un sage qui pratiquait la démocratie locale dans les actes plus que dans les paroles ; avait mis en place une chose extraordinaire : la reconnaissance par les collectivités du droit de liberté d’expression locale avec l’obligation d’apporter les moyens nécessaires pour faire vivre un journal indépendant. En vieux roublard de la vie citoyenne qu’il était (il savait que les subventions rendent trop dépendant), il a institué une contribution obligatoire que sa commune devait verser à un journal associatif reconnu qui donnait la parole aux habitants. « Un euro par habitant ! » avait-il lancé « la démocratie locale vaut bien ça ! On paie bien les campagnes électorales à coup de millions ! ». Applaudissements de tous les présents, conscients que leur énergie doit servir à faire vivre cet outil et non pas à chercher sans cesse les moyens pour son fonctionnement. Et, c’est avec fierté qu’il annonçait solennellement que cette initiative avait été retenue par la région et que bientôt « ça remonterait jusqu’à la capitale ! ». A ce moment précis, le réveil chante, je sursaute, finie la sieste ! Faut se préparer pour la réunion hebdomadaire de notre NJ Pays de Fayence. Mais cette histoire trotte encore dans ma tête, comme si elle était vraie (vous aussi, ça vous arrive de faire des rêves qui vous paraissent réalisables ?). En attendant, votre NJ a toujours besoin de vous. N’hésitez pas: écrivez et si vous n’aimez pas écrire, racontez, témoignez, téléphonez, le NJ est à votre disposition.
Hervé Soulier, membre du Conseil d’Administration

Téléchargement gratuit: le Nouveau Journal Pays de fayence n°8 (Pdf 1 Mo)

Entretien avec Didier Porte

didier-porteQ :C’est la première fois que tu viens a Fayence ?
R :oui, je ne connais pas le sud et ca n’évoque rien pour moi, je suis de nulle part, j’ai beaucoup bougé enfant avec mes parents… je n’ai pas d’attache à un lieu.
Q :si tu étais paysan, tu cultiverais quoi ?
R :du cannabis c’est rentable…
Q :la campagne c’est des ‘bouseux’ ou ‘la belle vie’ ?
R :c’est la belle vie, j’ai toujours aimé la campagne.. Ado je m’endormais dans l’herbe à la belle étoile…. les paysans pensaient que j’étais un peu dérangé.
Q :tu voulais faire quoi quand t’étais petit ?
R :cowboy…. Et après Marxiste
Q :avant la scène il y avait quoi ?
R :j’ai été 12 ans journaliste pour des magazines de M6 (culture pub) et quelques radios libres.
Mais j’étais un journalistes foireux, je préférais inventer des dépêches, que de donner les nouvelles.
A la Dépêche du Midi, au bout d’un an, ils m ont viré, heureusement! j’aurai fini député radical de gauche. En 1995 avec « rien a cirer » j’ai pris gout à la scène et au public, mais j’ étais nul, incapable de bouger. On disait de moi : Porte n a pas besoin d un metteur en scène mais d un Ostéopathe.
Je construit très peu mes spectacles, une structure de base avec 2 ou 3 sketchs et je brode j’actualise, je fais tout à l’arrache, il y a quelques effets sonores ,une bande son mais les gens ne viennent pas me voir pour une performance d’acteur.
Q :tu tournes beaucoup ?
R : oui, presque trop, je refuse des dates, je n’ai pas de tourneur, je fais ça avec ma compagne.
Q :la scène c’est quoi ?
R : trouille et excitation. C’est fort, le public c’est une gratification directe quand tu as 1000 personnes qui viennent te voir mais je ne suis pas fait pour la scène.
Q :tu es plutôt Bhotul ou BHL ?
R :Bothul bien sur pour les ventes …le pauvre BHL s’est vautré, il n’a pas vendu un livre.
Q :France inter c’est intéressant ou alimentaire ?
R :je crache pas dans la soupe, il y a une liberté à France Inter. Cette radio est plus forte que ses dirigeants. Dans la matinale (7h55) c’est difficile pour se concentrer une fois par semaine ,il faut être bon au bon moment, je suis souvent pertinent mais pas assez drôle. Dans le ‘fou du roi’ c’est plus facile, c’est tous les jours t’as pas besoin d’être bon et puis il y a le public
Q :pour toi le midi c’est quoi ?
R :midi,corruption, Jacques Medecin, immobilier, maffia, Estrosi, le FN à 25%, Mariani, etc…
Q :le Nouveau Journal, gratuit, sans pub ni subvention ca te parle ?
R : ouais super d ailleurs je t en prend un je te ferai de la pub a la fin du spectacle.

Entretien réalisé par le Nouvau Journal du Pays de Fayence, 2 heure avant que Didier Porte ne monte sur scène à Fayence à l’invitation du Foyer Rural le 23 avril 2010.

Nouveau Journal n°7 Eté 2010

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Edito

J’ai passé une année formidable avec toute l’équipe à faire vivre votre Journal, dans le travail, la bonne humeur, le partage, la tolérance, le respect, avec des articles vrais, et je pourrais en dire bien davantage tellement ce fut bien. Me voilà aujourd’hui présidente, entourée de la même équipe avec 4 nouveaux  membres du Conseil. Je ne sais pas parler de moi mais je puis vous assurer que mon seul but est et sera la parution de ce Nouveau journal, avec vous tous, sinon il n’existerait pas, c’est votre journal. Il permet de pouvoir s’exprimer librement, en toute honnêteté avec certes le courage de signer son article. Je ne serai pas une présidente contemplative, et poursuivrai ainsi un travail qui a toujours été fait pour vous, par nous et ce, dans la communication, le respect des uns et des autres, et de la parole donnée à l’engagement que j’ai pris. J’espère de tout cœur voir et sentir votre acceptation à m’accueillir mais, même si je sais que l’on ne peut pas plaire à tout le monde, je serais contente d’être avec vous tous.

A bientôt.
 
Yvette Penez

Téléchargement gratuit: le Nouveau Journal Pays de fayence n°7 (Pdf 1 Mo)

Expo « La belle vie : le vin et la table »

la-belle-vieExposition à la chapelle des Pénitents de Callian du 15 au 30 mai 2010 (10h30–12h30, 15h30–18h30 tous les jours)

Avec cette exposition, Cathrina Sévos de Callian et ses amis peintres, Sally Markell et Chris Cozen des Etats Unis, reviennent à Callian pour présenter des acryliques et collages, des aquarelles « botaniques » et des textiles de techniques mixtes, inspirées par nos vins et marchés provençaux.

Les trois peintres apportent chacune son propre style pour présenter une exposition de charme et de variété.

Les acryliques peints avec humour par Cathrina Sévos combinent un fond de palette jaune, ocre et rouge avec des dessins et des collages qui explicitent le sujet, les vins du monde.

Les aquarelles « botaniques » de Sally Markel, qui a obtenu de nombreuses récompenses pour ses oeuvres, sont créées avec seulement six couleurs appliquées en couches fines superposées, ce qui permet
d’obtenir des effets impressionnants.

Les textiles aux couleurs éclatantes de Chrys Cozen, animatrice de conférences et auteur, sont réalisés par l’application sur les tissus d’éléments en acrylique et de collages qui donnent des assemblages
pleins de profondeur et de complexité.

Vous allez vous régaler en dégustant « avec les yeux » les vins du monde, les légumes frais et les textiles de couleurs ravissantes.

Découvrez une sélection de tableaux: www.cardsbycathrina.com

« La mastication des morts » vendredi 4 juin 2010 à 20h30 à l’Espace Culture de Fayence

La Compagnie de la Cordée est heureuse de vous faire part d’une représentation exceptionnelle
vendredi 4 juin 2010 à 20h30 à l’Espace Culture de Fayence
de « La mastication des morts », au profit du de l’association Le Refuge.

Tarif unique de 10€ – Réservations au 04 94 76 58 15 (tous les matins)
Un spectacle magique et merveilleux, venez nombreux !
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Et si les morts prenaient la parole ? Sous les tombes du cimetière de Moret-sur-Raguse, les défunts se refusent au silence. Jeunes et moins jeunes ruminent leurs joies, leurs amours, leurs rancoeurs, leurs regrets, leurs tragédies et leurs obsessions parfois peu avouables, souvent drôles… évidemment et heureusement ! Etonnante narration d’une communauté où la singularité de chacun fait résonner Affiche « La mastication des morts »en nous ces vivants d’un autre monde. Un monde proche du nôtre, celui de la vie, bien sûr !
Avec une lucidité implacable, Patrick Kermann, auteur français laisse entendre une multitude de voix… d’outre-tombe, d’outre-vie
Les textes de Kermann abordent souvent le thème de la mort. La question de la Shoah n’est sans doute pas étrangère à ce fait. Elle constitue le noyau dur et secret de son écriture. Que peut-on écrire après une coupure historique et philosophique aussi radicale, aussi irréconciliable? C’est d’ailleurs en visitant un petit cimetière de la campagne française que lui est venue l’idée de construire une polyphonie de l’au-delà en redonnant la parole aux centaines de défunts enterrés depuis des siècles à Moret-sur-Raguse, village symbolique inventé de toutes pièces… Mais avant d’en arriver là, il a fait un tour de France des nécropoles.
Hormis la géographie, purement imaginaire, du village en question, tout ce qu’il raconte dans sa pièce est authentique ; petite histoire et grande Histoire entremêlées. La mastication des morts est un oratorio in progress. Il s’agit dans l’accumulation des habitants du cimetière de Moret-sur-Raguse, d’entendre la singularité de chacun, sa langue propre qui, surgie d’outre-tombe, par delà les corps, fait résonner en nous, morts en sursis, ces vivants d’un autre monde. Chacun de ces morts a sa langue individuelle, sa rhétorique spécifique. L’ensemble de ces formes d’expression accumulées constitue une vaste interrogation sur la langue.
La mastication des morts est une joyeuse tentative de réconciliation avec la mort que notre époque évacue systématiquement.

Les événements du Foyer Rural

balogadjo
SOIREE CONCERT/BAL Samedi 29 mai 2010 à 20h30
à l’Espace Culturel de Fayence (tarif : 8 et 10 €)
CONCERT avec le groupe ‘’BAL O’ GADJO’’
Trad swing
violon, violoncelle, flûte traversière et guitares manouches
Influences Toutes les musiques qui font partager le goût du voyage et de la danse…
De la musique irlandaise aux musiques tziganes en passant par la musique
traditionnelle française, avec toujours une base rythmique et des solos fortement marqués par le jazz manouche.

Après le concert :
BAL FOLK avec les groupes
‘’BAL O’ GADJO’’ et ‘’TRIO LAm’’
Un groupe de bal, avec un violon ancré au terroir, et porté par le swing et
l’harmonie de la guitare et de l’accordéon chromatique. Avec en prime un
esprit spontané directement importé des pubs d’Irlande
En parallèle ce même w-end
STAGE DE DANSES de couples
(conduite, variantes, valse asymétriques)
animé par Guilhem Hérinx et Fanny Ecochard

le samedi 29 mai de 14h à 18h00 au C. Culturel de Fayence
Le dimanche 30 mai de 10h à 17h00 au 1000 clubs
Renseignements : 04.94.76.10.93 ou 04.94.76.58.15

5ème Rencontres ECOBIO
à Tourrettes le 13 Juin 2010
Conférences, marché, spectacles, repas bio, ateliers….

FETE DU FOYER
Le 20 juin 2010 à partir de 10h
Dans les Jardins de la Maison de Pays
A FAYENCE

Présentation des ateliers du Foyer :
Animations, expositions, démonstrations…
PIQUE-NIQUE tirE du sac à partir de 14h30

Apéritif, café offerts par le Foyer.
Spectacle animé par les membres du Foyer
Chants, danses, musiques, poésie, théâtre…

Ouvert A tout public

Venez faire la Fête avec l’équipe!

Nouveau Journal n°6 Printemps 2010

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Edito

Dominique Bonnet, Mons, Vice-Président du Nouveau Journal

Le Nouveau Journal donne vie à une parole et il donne la parole à une vie

Il y a de la lumière, entrez ! Réflexion intense en réunion de bureau du Nouveau Journal (NJ). Les idées fusent autour de la table pour trouver des améliorations: « Le NJ est au service de tous et est réalisé par chacun; le NJ est totalement ouvert à toutes les contributions; le NJ est apolitique car au service de la pluralité des opinions, le NJ est l’unique moyen d’offrir une information libre et accessible dans tout le canton; le NJ est un outil citoyen, il n’est ni journalistique, ni encyclopédique… » Le NJ évolue, partageons avec vous quelques unes de ces transformations:
Affirmons notre intercommunalité et mettons en cohérence nos actes: nous cherchons à améliorer la distribution, les adhérents doivent représenter de manière équilibrée toutes les communes du canton, nous souhaitons organiser de nouvelles rencontres (visu) plus près des adhérents, nous réfléchissons à savoir s’il faut renommer l’association « Le Clos » en « Nouveau Journal Pays de Fayence ».

Ouvrons-nous davantage. A l’occasion du l’Assemblée Générale du 28 mars prochain, ce sera l’occasion de renouveler les forces vives du NJ. Qu’est-ce qui vous intéresse au NJ ? Voulez-vous réaliser des missions ou prendre part de manière permanente, occasionnelle ou ponctuelle à un groupe thématique:
Communication: courriers, e-mail, radio, relations; Correspondance: animer les contributeurs, les sujets; Fabrication internet: site, services en ligne; Fabrication du journal: composition, imprimerie; Distribution: planification, coordination associations; Animation: repas, visus, ciné, rencontres; Fonctionnement: associatif, administratif.

Bienvenue dans votre Journal !

Téléchargement gratuit: le Nouveau Journal Pays de fayence n°6 (Pdf 1776 Ko)

Des nouvelles des jardins partagés à Callian

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Par une belle journée de décembre, une petite équipe de jardiniers et de membres de l’ACPE est arrivée à bout de l’herbe envahissante sur la parcelle des jardins partagés. Un grand merci à Mme Raybaud, propriétaire du terrain. M. Elie Rebuffel a été tout de suite d’accord pour le labourer; c’est donc bien parti; les premiers semis pourront être faits dès le mois de décembre! L’initiative de l’ACPE (Association Cantonale de l’Environnement) se concrétise donc; si d’autres jardiniers veulent s’inscrire, c’est avec une grande joie que nous les accueillerons.

Comme le dit Gilles Clément: « le jardin partagé, c’est le partage de l’étonnement, pédagogie heureuse»; Le jardin partagé est un territoire de convivialité, de fête, c’est aussi pour certains l’occasion de manger de bons légumes à moindre frais. Bravo pour cette journée harassante de travail mais tellement enrichissante moralement. Merci à Caro, Gaby, Chistopher, Sophie, Rose-Marie, avec l’aide de Graziella et Fred, c’est une belle expérience qui commence et nous espérons qu’elle s’agrandira et qu’elle essaimera!

l’ACPE