Le Nouveau Journal Pays de Fayence

Le journal fait par les habitants du Pays de Fayence pour les habitants du Pays de Fayence. 100% associatif, sans publicité, sans subventions

Rendez-vous au Visu: dimanche 4 octobre à 11h30 au parking de la Réserve de Fondurane

st-Exupery-Le_Petit_PrinceLe nouveau Journal c’est vous, c’est nous. Le visu…

A la lecture du N°3 du Nouveau Journal, il était criant qu’une nostalgie, voir une inquiétude, perçait au travers d’articles certes, mais en ces temps troublés et incertains pour notre avenir, la nostalgie reste pour beaucoup une thérapie et un repère. Un jour de juillet 1972, j’avais pour la première fois, quitté ma Franche Comté natale et étais arrivée « en touriste » dans ce joli canton de Fayence. Toute engourdie de chaleur et d’étonnement sous la stridulation des cigales ; je n’étais que de passage, pour faire la connaissance de mon futur mari. Aujourd’hui, juillet 2009, les vrombissements des avions et hélicoptères, le ronronnement incessant des routes très fréquentées, ne parviennent pas tout à fait, de couvrir le chant de nos fidèles compagnes de l’été. Malgré la défiguration du paysage fayençois, elles restent dévouées. Oui, le paysage s’est transformé. Beaucoup de pièces rapportées, comme moi, sont venues tenter leur chance en pays provençal avec au cœur l’espoir d’une intégration spontanée.

Il y a 20 ou 30 ans, était-ce plus facile de s’implanter dans cette terre ? Peut être était-elle plus souple, plus accueillante pour y plonger des racines fraîchement arrachées à un autre terreau ? De toutes les régions de l’hexagone, puis de Grande Bretagne, des pays du Maghreb, des Pays Bas etc.… tous nous avons souhaité devenir des enfants de la douce Provence et pourtant…. Oui pourtant, à mes oreilles sont venues des plaintes et autres regrets de non acceptation, de rejets, de jugements prompts et improbables accompagnés de propos presque discriminatoires refoulant l’espoir d’adaptation des nouveaux arrivés. Aussi, par le biais de ce petit journal ouvert à toute pensée libre, je voudrais lancer un appel à tous ceux qui se sentent refoulés ; de ne pas rester sur la défensive, ni de refaire leurs bagages !

Venez nous rencontrer au « visu » de Fondurane, un dimanche sur deux, de 11 h30 à 13 h ! Au parking avant le pont, le Nouveau Journal propose des rencontres autour d’un apéritif de l’amitié, lequel souvent accompagné des succulentes mignardises cuisinées par la merveilleuse Colette. Prenez le temps de venir partager la bonne humeur de Michelle, Marie Laure, d’écouter le malicieux Eric, la pétillante Hélène ou Paul, le doyen chapeauté qui devisera peut être avec Guy ou Hervé. Toute en douceur Marie France partagera avec vous et Françoise ou Caroline, quelques nouvelles sympathiques. Il y aura peut être Joël, Yvette, Gil ou les « Claude » qui sait…

Mais il y aura toujours un sourire, une poignée de mains, dans une convivialité naturelle, vous puiserez des infos concernant les projets des élus, partagerez des secrets de cuisine ou de jardinage, quelques tuyaux bien utiles sur les diverses associations …

« Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m’enrichit «   a dit Antoine de St Exupéry. C’est avec cette phrase à l’apparence toute simple que nous vous attendons nouveaux amis, timorés ou « forts en gueule », étrangers ou provençaux d’origine, décalés et autres « différents ». Nous partagerons ensemble une tranche de vie où vous pourrez exprimer librement vos espoirs, attentes ou griefs.

Ne restez pas enfermés dans vos rancœurs stériles, le Nouveau Journal vous est ouvert. Soyez les bienvenus et montrons que la Provence de Giono, celle qui offre un visage humain, solidaire et franc, existe toujours. « Tout le monde gueule de solitude et personne ne sait qu’il gueule d’amour »  petite phrase de Romain Gary.

Maryse SCHIANO Tourrettes

Laisser un commentaire

IMPORTANT: la modération des commentaires est active et peut différer votre commentaire. Il n'y a aucun besoin de re-poster votre commentaire.