Zoom Sur Fondurane par la rédaction

cistude, une tortue protégée

cistude, une tortue protégée

Fondurane bénéficie d’un arrêté préfectoral de protection du biotope depuis 1988. Elle est gérée par le Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur avec le soutien de la Communauté de Communes et d’EDF, propriétaire du lieu.

Sur ses 43 hectares, on compte au moins 35 espèces d’arbres dont la seule station varoise à Chêne Crenata, de nombreuses espèces d’oiseaux (185 recensées en 2012) dont l’hirondelle rousseline qui vient régulièrement y chasser.

Le lac de Saint-Cassien et ses 60 millions de m3 ont permis la formation de zone humide d’intérêt patrimonial qui abrite la cistude une tortue menacée. Il faut dire que les zones humides deviennent de plus en plus rares en Provence… Ainsi la roselière de Fondurane dont l’accès est aujourd’hui restreint est une exception dans notre département. En parcourant Fondurane, vous pourrez observer plus de 30 espèces de libellules si vous avez un sens de l’observation aiguisé et enfin pour les amateurs d’archéologie, les vestiges d’un aqueduc romain devraient faire votre bonheur.

Claire est l’une des bénévoles qui s’occupe de la réserve et comme tous les bénévoles, elle regrette qu’ils ne soient pas plus nombreux : “ Cela manque de mains, il y a beaucoup de choses à faire”. Elle se charge de faire visiter Fondurane au NJ et elle a, pour un ignare comme moi, une connaissance encyclopédique des papillons et des différentes plantes présentes sur le site. Nous cheminons, les indications sont rares, il est difficile de savoir lors-qu’on entre où lorsqu’on sort de la réserve. Quelques indications supplémentaires ne déplairaient pas à Claire.

Hirondelle rousseline.

Hirondelle rousseline.

Durant notre visite, elle va voir des campings cars, explique aux campeurs qu’ils sont dans une zone protégée. Elle fait de la prévention tout le long de notre petite marche. Elle m’explique pourquoi il faut tenir son chien en laisse à Fondurane : non ce n’est pas un excès de zèle, c’est pour éviter de déranger les espèces présentes ! Elle regrette un peu l’époque des gardes à chevaux à cet effet : “c’était vraiment bien ça !”

L’engagement de Claire n’a d’égal que son aversion pour l’incivilité. À ce propos, elle me montre les feuilles de papier toilette qui jonchent le sol, pensez à les enterrer ou les mettre sous une pierre la prochaine fois, la pollution est surtout visuelle. Par contre les mégots, évitez de les jeter par terre, ils représentent déjà 40% des déchets retrouvés en Méditerranée et leur impact n’est pas seulement visuel. Au sol, ils mettent deux ans à se décomposer et un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 L d’eau. Enfin, si vous avez une tortue de Floride, ne la relâchez pas au lac, comme le dit Claire : ”En 2005 il y avait 3 cistudes pour 1 floride, aujourd’hui c’est bien souvent 4 florides pour 0 cistudes

Au fur et à mesure de la visite Claire m’explique son engagement: “La première fois que je suis partie en vacances c’était au début de l’adolescence : ce n’était pas comme maintenant”. Dans sa démarche, elle y voit un acte social: “Ici, ça ne coûte rien et on peut voir beaucoup si on sait observer”. Alors si vous avez envie d’aider, la réserve en a besoin,faîtes attention à votre chien, aux mégots ou pensez à planquer votre PQ sous une pierre. N’hésitez pas si vous voulez un renseignement, participer à un comptage ou donner de votre temps, contacter Claire par courriel : claire.fondurane@gmail.com

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