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Le Petit Lexique Du Parler Local

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par Jean-Claude Bressi de Montauroux

provence

Le pâti, c’est le boxon, le souk, le chaos! Au sens propre, si vous habitez rue du Pâti ou place du Pâti, sachez que c’est le lieu où jadis les villageois venaient jeter leurs escoubilles et leurs bordilles et y escamper leur pissadoun et leur cagadoun.

Les escoubilles sont les balayures; en oc,escoubar, c’est balayer, une escoube, c’est un balai.

Escamper, du verbe escampar, c’est renverser.

Une bordille, c’est une ordure, c’est aussi la pire insulte en région PACA !

Un cagadoun ou un pissadoun, c’est un pot de chambre, un WC portatif.

Se faire entuber: se faire avoir, se faire posséder… A l’origine, la tubasse est une fumée épaisse.

Se faire emboucaner: c’est pareil, c’est se faire enfumer mais ça s’emploie plutôt dans le sens de se faire pourrir la vie.

Empégué: au sens propre : englué (la pègue, c’est la colle), sens communément employés: c’est être ivre, bourré ou encore avoir pris un PV par la maréchaussée!

Tiens, quelques nouvelles de la «langua nostra», qui a des locuteurs aussi de l’autre côté des Pyrénées dans quelques enclaves territoriales. Le parlement catalan vient de voter la reconnaissance de la langue d’oc comme langue officielle de la Généralité de Catalogne. A contrario, de notre côté des Pyrénées, le sénat vient de refuser de ratifier la charte européenne sur le droit des minorités linguistiques (ou des langues régionales, si vous préférez !).

Nos sénateurs étaient-ils empègués le jour du vote ? Je crains que non !

En étouffant par tous les moyens depuis 3 siècles les cultures dites régionales, les classes dominantes (d’abord la noblesse de cour, puis la bourgeoisie jacobine) voulaient surtout détruire les cultures et l’expression populaires pour mieux établir leurs hégémonies économiques et culturelles. Sauf que ce faisant, elles se sont tiré une balle dans le pied, tant il est vrai que sous tous les cieux de ce bas monde, la culture populaire est la matrice, la source où est toujours venue puiser la culture dite « savante ».

Cette politique absurde et suicidaire risque bien un jour, finalement, d’avoir la peau de la langue et la culture française elles-mêmes. Nos sénateurs seraient fort avisés de méditer cette phrase (de Claude Lévi-Strauss, si ma mémoire est bonne): «Une langue qui meurt, c’est une vision du monde qui disparaît et une perte de savoir pour l’humanité entière».

Au fait, ce n’est pas ça le fameux universalisme républicain ? Non !

Ah bon…

Un peu d’histoire, Tourrettes au Moyen-Age

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par Henri Bresc de Tourrettes

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Village aux dimensions modestes (17 feux fiscaux en 1315-1316 ; 48 foyers en 1471) et seigneurie d’un rameau de la maison de Villeneuve, la Tourrettes médiévale a laissé une documentation éparse qui permet de retracer quelques moments de son développement. Le 17 février 1253 (Archives départementales du Var, notaire Jacques Honorat E850, fol124-126, copie du 21 août1473), c’est la délimitation passée entre les coseigneurs des deux villages, c’est à dire entre les terroirs de Tourrettes et de Puybresson, qui donne une belle série de noms de lieux, sources, « lacs », combes, vallons et possesseurs de terres. En 1326, lors des assises du tribunal de Fayence tenues le 6 mars (Archives du Vatican, Introitus et Exitus,163,fol160), la juive Bella de Tourrettes condamnée à 50 sous d’amende «pour usures », c’est à dire pour avoir dépassé le taux légal d’intérêt, verse les 15 sous qui restaient à régler. Cette notice confirme que Tourrettes hébergeait, rue Juterie, sous les murs du château, une communauté assez nombreuse pour célébrer le culte (il faut dix hommes adultes pour le Minyan, l’assemblée de prière), qu’elle comprenait au moins une officine de prêt que Bella gérait nécessairement au nom de ses enfants. C’était pour le seigneur un choix judicieux dans un XIVe siècle marqué par une vive expansion économique et une puissante croissance démographique vite tronquée par la peste de 1348.

De 1440 à 1467,le registre du notaire Honorat E850 contient 180 actes de reconnaissance de propriétaires de maisons et de terres qui énumèrent leurs possessions et déclarent les cens qu’ils doivent au seigneur de Tourrettes, Bertrand puis en 1450 Antoine de Villeneuve. De 1440 à 1447, il enregistre 53 déclarations et une vente: 29 des propriétaires sont des Fayençois et sur les 24 reconnaissances des Tourrettans on compte 11 chasements, ensembles composés d’une maison de village, d’une étable, quelque-fois d’une grange dans le terroir, d’une ou plusieurs vignes, de jardins, de vergers de prés et de terres. Ces dernières doivent la tasque, le quatorzième ou le quinzième de la récolte. De 1450 à 1459, une seconde vague compte 39 déclarations dont un seul étranger (un habitant de St-Paul).

En 1455-1466, enfin, sur 87 reconnaissances, 18 sont encore des Fayençois. Les déclarations renouvelées à la mort des propriétaires permettent de reconstruire et de suivre les familles. Chaque maison et chaque vigne, pré ou terre est soigneusement localisé, quartier, confins, chemins, propriétaires voisins et l’ensemble permettra une reconstitution du paysage rural et donnera quelques lumières sur le village et ses abords, église St-André et sa place, maison du seigneur, chapelle Notre-Dame.

La confrérie du St-Esprit confirme la force de l’esprit communal dont elle est partout en Provence l’expression. La présence de plusieurs artisans : savetier, forgeron, tuilier, barbier, fustiers, meuniers rappelle la diversification des activités: les chenevières où on cultive le chanvre, les fosses pour rouir les fibres textiles rappellent que les seigneurs y ont attiré l’artisanat du tissage. Dès 1440 et puis lors des autres reconnaissances, l’immigration ligure renforce un repeuplement signalé par les origines : Caille, St-Cézaire et par les noms des déclarants: Amirat, Catalan, Poitevin. Les Ligures qu’on dit Lombards, Abbe, Bota, Del Carret, Geoges, Lavagne, Rebot, Semeria, Simo, Villa viennent du diocèse d’Albenga, ce sont des artisans et leur installation est favorisée par
les de Villeneuve.

L’étroitesse du terroir plus petit que celui de Puybresson, la faiblesse des cens versés par les propriétaires et la modestie des revenus seigneuriaux les incite en effet à faire défricher la «terre gaste» et à diversifier l’économie, avec la même impulsion, sans doute, qui les a conduits à installer une communauté
juive au XIVème siècle.

CAFE Philo penser,rire…enfin!

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par Nicole Michel-Adamczewski, Gérard Schumacher, Bernard Millereux

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Créé au printemps 2007, par des amis et un professeur de philosophie du Lycée Beaussier de la Seyne sur mer, Eric Hantute, le café a ensuite prospéré avec Dominique Bouillon, professeur au Lycée Saint-Exupéry de Saint Raphael, avec l’aide et la présence pertinente de Waltraud Verlaguet , présidente et créatrice du ciné festival en Pays de Fayence.
 
Depuis 2015, Nicole Michel-Adamczewski, ex-enseignante chercheur en philosophie et pédagogie anime les réunions du café.
Celles-ci se passent dans des lieux ouverts à tous, des restaurants ou des cafés. Pas d’inscription, tout le monde peut venir prendre part à la discussion. Il suffit d’être respectueux de la parole de tous, d’éviter toute sorte de prosélytisme, religieux ou politique ou idéologique.
Les sujets débattus ont généralement été choisis lors d’une petite réunion annuelle des habitués. Mais toute proposition de débat est bien reçue avec autorisation du groupe.

La particularité de ce café est qu’on’ y accepte des interventions programmées sur un thème, réalisées par des philosophes  « amateurs » (interventions de 20 à 30 minutes, suivies du débat). Un texte peut être distribué et lu, avant le débat.
Ainsi Jacques Hébert a-t-il lancé un débat sur la philosophie chez Saint-Exupéry et le petit Prince, puis un autre sur Montaigne et les voyages, Serge Guillopé, un débat sur l’Humiliation en politique, Bernard Millereux et Gérard Schumacher, sur le cerveau, la pensée et l’ordinateur. Les deux derniers débats : Est-ce que lire c’est fuir ?… Avons-nous encore besoin du concept de l’âme ?

Depuis, octobre 2015, un forum internet est actif (lien : http://cafe-philo.forumactif.org/ ou plus simplement en tapant « café philo du pays de Fayence »). Il est géré par Gérard Schumacher, astrophysicien.
L’objectif :
– Etablir un lien permanent, avec possibilité de consulter le calendrier des activités, les commentaires et documents mis à la disposition des membres ;
– Favoriser l’arrivée de nouveaux membres intéressés par la philosophie, principalement sur le canton de Fayence.
– S’enrichir avec les activités d’autres blogs ou sites (philo ou sciences humaines, etc.) : le dernier en date provient d’Eric Hantute : « you tube philosophie qui gratte » …

Les sujets doivent bien sûr être liés à des questions philosophiques mais il est clair que les débats, les analyses, reposent en très grande partie sur des faits de société, sur les sciences humaines, dans lesquels chacun, avec sa culture propre, son vécu, peut intervenir.

Le café philo respecte la charte nationale et internationale des cafés philo (La France est à l’origine de cette manifestation).

L’Ajacf n’est plus seule… bienvenue à Babaou

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Par Naïma de l’Ajacf (Montauroux)

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Voici quelques temps que l’Ajacf a rencontré la toute nouvelle association culturelle « Babaou » implantée sur Seillans. Une fois la première prise de contact effectuée, nous nous sommes vite rendus compte que nous avions les mêmes objectifs, que nous nous connaissions déjà tous plus ou moins et surtout , nous avons été heureux de constater que nous n’étions plus seules dans l’organisation d’évènements culturels au cœur de notre cher canton de Fayence.
Nous souhaitions donc, ici, vous présenter Babaou, ses objectifs, ses envies…

L’association  » BABAOU  » (qui signifie « Grande Gueule » en provençale) est née pour faire perdurer la culture en tout genre et faire parler d’elle… Elle souhaite offrir l’opportunité aux artistes d’ici et d’ailleurs, de venir s’exprimer, de proposer des activités, faire des ateliers, exposer leurs créations, leur vision du monde et transmettre leur sensibilité à travers art et musique. Le but de cette asso est de créer des événements festifs et enrichissants facilitant l’échange, le partage et la découverte de nouveaux talents… Pour cela elle privilégie actuellement l’organisation de concerts, avec une première édition de « Jam & ta Fraise » consistant à rassembler les musiciens du canton sur une scène ou-verte pour le plaisir de chacun. Ce fut un 1erévènement (le 1er Avril 2016 ) qui aura très bien marché, basé sur le partage et la convivialité !

Leur objectif est également de collaborer avec des événements ou concours de street art, des expositions (photographies, courts métrages…) spectacles, théâtre, danse… mais aussi avec des « Contests » de sports extrêmes. En effet, la région permettrait réellement d’accueillir ce genre d’évènement sportif qui attire et régale beaucoup de monde en ce moment.

Dans l’idéal, la création d’une radio locale constante permettant de diffuser musiciens actuels, artistes… connus ou justement à faire connaître serait un projet qui plairait beaucoup aux « Babaous » ! Mais pour cela ; le nerf de la guerre, comme pour l’Ajacf, est qu’il faut trouver un lieu digne de ses projets et aspirations ! Car cela demande énormément d’espace pour pouvoir créer, stocker, bricoler, accueillir,communiquer, créer du mouvement, et un espace de vie et d’expression artistique pour tous ! Mais alors où ? Comment ? Grâce à qui ? Toutes ses questions reviennent souvent.

Autant dire que les idées et les envies fusent chez les Babaous et c’est tant mieux ! L’Ajacf en est ravie et souhaite vraiment qu’un jour nous réussissions tous ensemble à nous épanouir pleinement dans notre vie associative grâce à un pôle culturel associatif. Idées et propositions sont donc les bienvenues !
Pour le prochain évènement de Babaou RDV le 10 Décembre 2016 à Seillans pour un Concert !

+ D’info sur leur page facebook :Babaou

Quant à l’Ajacf, elle reprendra du service début 2017, avec également une soirée musicale. Et quantité d’envies et d’idées de collaboration, qui n’attendent que d’être mises en forme

Ciné-Festival 2016 en Pays de Fayence

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Par Waltraud Verlaguet, présidente du Ciné-Festival en pays de Fayence

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Le Ciné-Festival 2016, labellisé « événement culturel de qualité » par la Communauté de Communes, aura lieu cette année un peu plus tard que d’habitude. En effet, pour des raisons d’organisation, il se déroulera du 22 au 27 novembre 2016. Un grand merci et bravo aux élus qui ont réussi à faire en sorte qu’il puisse avoir lieu. J’ai le plaisir de vous annoncer que cette année nous travaillerons en collaboration avec Cannes-Cinéma.

Un festival, deux lieux

Si l’essentiel des projections continue à se dérouler au Ciné de Montauroux (avec sa salle polyvalente adjacente mise à notre disposition par la mairie pour organiser restauration, bar, expositions et rencontres sur place), cette année l’implication de Fayence est renforcée. Jusqu’à présent, certaines projections avaient déjà lieu à Fayence. Cette année ça sera du plein-temps entre mercredi et samedi. De quoi renforcer notre collaboration et notre présence dans le canton.

La soirée promotionnelle

Au moment où j’écris ces lignes, la programmation n’est pas encore bouclée. Elle a été dévoilée lors de la traditionnelle soirée promotionnelle qui a eu lieu cette année le 21 octobre 2016 à Fayence. La soirée ouverte à 19h par un buffet dans la salle des fêtes s’est poursuivie dans la salle Iris Barry avec l’annonce du programme, suivie de la projection du film Tour de France de Rachid Djaïndani, avec Gérard Dépardieu, Sadek et Louise Grinberg.

Pendant les deux heures qui précèdent, à savoir de 17 h à 19h, une permanence à l’entrée de la salle des fêtes de Fayence a permis aux cinéphiles d’acquérir des cartes d’adhésion du Ciné-Festival (5€) qui donnent droit à la réduction pour cette soirée comme pour toutes les projections du Ciné-Festival. (Attention : les cartes d’adhésion à la Maison pour Tous ne donneront pas droit à cette réduction. En effet, cette année, notre association est devenue complètement indépendante de la Maison pour Tous.)

Nos jurys

Nos jurys, celui des longs et celui des courts métrages, sont ouverts à tous sur simple inscription avant le 21 octobre 2016. En effet, aucune connaissance cinématographique particulière n’est requise. Une journée de formation, le jour de l’ouverture du festival, est là pour en acquérir quelques bases qui se consolideront au long du festival lors des réunions de jury sous la présidence d’un professionnel du cinéma qui guidera les jurés, non dans leurs choix, mais dans la façon de les argumenter pour arriver à une décision commune, jeunes et moins jeunes à l’unisson – car chez nous, une partie des places est réservée aux élèves du canton, et ils ont pleine voix. C’est même un des rares lieux où jeunes et moins jeunes sont invités à discuter d’égal à égal, une expérience en soi !

Bagi-Ciné

Comme le sympathique festival Bagiliba précède donc cette année le nôtre, la soirée Bagi-Ciné, en collaboration entre nos deux associations, se déroulera cette année le 11 novembre à Fayence avec le film Des étoiles de Dyana Gaye avec Ralph Amoussou, Marième Demba Ly.

Allo Maman-bébé

Une nouveauté cette année et je suis particulièrement ravie de pouvoir l’annoncer, nous allons organiser cette année avec l’aide du foyer rural de Fayence et sa charmante équipe une garde d’enfants les 24 et 25 novembre l’après-midi pour les parents qui voudraient venir voir un film tout en sachant leurs petits entre de bonnes mains. Plus d’informations très prochainement.

Transports

Autre nouveauté : Var’Lib propose maintenant des transports à la demande. Vous désirez venir voir un film et vous n’êtes pas motorisé ? Réservez un transport en téléphonant au moins la veille avant 17h au 09 70 83 03 80. La centrale de réservation est ouverte du lundi au samedi de 8h00 à 12h30 et de 13h30 à 18h00. Coût du billet : 3€ – que le Ciné-Festival vous rembourse ! (sur présentation du ticket)

Invités

Ce sera la surprise : au moment où je vous écris, la venue des différents invités n’est pas encore confirmée, donc difficile d’en dire plus. Mais notre nouveau partenariat avec la maison de distribution MC4 devrait nous permettre d’accueillir des équipes de film.

Notre équipe

De nouveaux venus, tant au Conseil d’administration – ce qui permet une meilleure distribution des rôles – mais aussi dans l’équipe si dynamique des bénévoles ! Nous espérons que la réunion des bénévoles prévue pour le lundi 10 Octobre à 18h, Parking La Fontaine à Montauroux, permettra – mais je n’en doute pas – une organisation efficace du festival à venir. Si vous avez envie de participer, vous êtes cordialement invités.

Les scolaires

Une journée de formation des enseignants avait été organisée en avril. Grâce à la collaboration renforcée avec Fayence, nous espérons développer davantage encore notre offre en direction des scolaires, dans le cadre de notre agrément par l’Education Nationale. Donner envie aux jeunes d’aller au cinéma, leur permettre d’apprendre à décrypter les images pour ne pas être manipulable, à connaître et à aimer le cinéma d’auteur du monde entier pour mieux s’ouvrir au monde et mieux se comprendre soi-même – telle est notre ambition.

En guise de conclusion

« Le monde est un village, le monde vient au village », telle était notre devise au tout début. Elle n’a rien perdu de son actualité. La culture est sans doute le seul véritable rempart contre toutes les tentatives d’emprise d’où qu’elles viennent. Alors allier culture et plaisir, quel meilleur moyen pour porter l’espoir et la foi en un avenir possible ?

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : allier culture et plaisir par la convivialité et la multiplicité des rencontres (notre restauration est ouverte tout au long du festival), renforcer le lien entre générations (avec des jeunes dans les jurys), et découvrir des films du monde entier, sélectionnés par de grands festivals internationaux (tel est notre critère de sélection, en essayant d’être aussi éclectique que possible).

Bon et joyeux festival à tous !

Fêtes d’antan à Fayence par Roger Robert de Fayence (un papi de 38 ans… à l’envers !)

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« Paura nostra dama, aqueou qué ta vist et aqeou quetivé. »
(Pauvre Notre dame, celui qui t’a vue et celui qui te voit.)

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Retour en arrière de soixante treize ans, j’avais 10 ans, la fête de Notre dame durait huit jours. Elle commençait le dernier samedi soir avant le 8 septembre de chaque année. Les jeunes garçons allaient à Mons chercher du buis pour faire des guirlandes sur la place du village, qui servaient à faire «la salle verte». Au sol, nous mettions de la sciure de bois qui faisait office de parquet ciré. La mairie de Fayence était chargée de l’estrade pour les musiciens; il y en avait toujours huit à dix : ah le souvenir de Gaston le blond et sa trompette, le champion de France d’accordéon André Brocoletti…

Le huitième jour, le dernier de la fête, Monsieur Joseph Allongue, dit «Choun-Choun» préparait l’aïoli, le vrai. Tous les jours, il y avait apéritif concert avec les musiciens de la fête et la Renaissance de Fayence, des jeux de pétanque et des jeux pour les enfants. Et tous les après-midi et les soirs jusqu’à 2h du matin, on dansait ! Des gens se déguisaient pour la danse du balai, du tapis ou de la valise : les couples portaient une valise de vêtements, lorsque l’orchestre s’arrêtait, il fallait que les hommes se changent et soient rhabillés à la reprise de la musique.

A cette époque, il n’y avait pas beaucoup d’argent, mais tout le monde donnait quelques pièces ; à la fin du bal, les jeunes garçons faisaient le tour des fermes et des maisons de campagne pour se faire payer un coup à boire et récolter l’argent pour la fête de l’année suivante. Ils rentraient le matin vers 8h30 et à 11h, ils étaient présents à l’apéritif concert!

Le 8 septembre, jour de Notre dame, le matin, les femmes portaient la vierge à la chapelle de Notre Dame des Cyprès ; la procession était suivie d’une messe, elle-même suivie par un apéritif servi par les voisins du quartier. Le soir, la procession ramenait la vierge au village ; entraient en scène les bravadeurs et les jeunes gens habillés en provençal qui chantaient.

A cette époque, les vacances n’existaient pas, pour Fayence, cette fête du 8 septembre , c’était repos. Après avoir lu, en 2016, l’encart de Monsieur le Maire concernant la fête de Notre Dame de cette année, je me suis dit que j’étais très heureux d’avoir connu mon époque et je regrette que les jeunes gens de maintenant ne vivent plus cela !

Edito NJ n°32 Automne 2016

Edito

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Depuis huit ans, l’équipe du Nouveau Journal reçoit des articles que vous lui adressez ; si l’article est conforme à la charte et si son auteur accepte de le signer, il est publié.

Depuis huit ans, régulièrement, l’équipe du Nouveau Journal est interpelée : « pourquoi publiez-vous tel propos ridicule ? Pourquoi critiquez-vous telle mairie ou association ? Pourquoi ne parlez-vous pas de tel sujet ? »

Depuis huit ans, l’équipe du Nouveau Journal s’interroge : comment expliquer qu’un article signé par son auteur engage la responsabilité du signataire et que le Nouveau Journal n’est qu’un outil au service de tous ? Comment expliquer que le Nouveau Journal appartient à ses adhérents, que l’ensemble du Conseil d’Administration démissionne tous les ans, que le nombre de pouvoirs est limité à trois, que toutes les décisions prises sont collégiales et que nous devons des comptes à tous nos lecteurs ?

Depuis huit ans, le Nouveau Journal évolue au gré des personnes qui en constituent l’équipe de coordination et le Conseil d’Administration. Depuis huit ans, nous nous interrogeons sur notre démarche : les membres du Nouveau Journal doivent-ils écrire dans le journal ?
Comment l’opinion personnelle de l’un d’entre nous influence-t-elle l’image du Nouveau Journal ? Comment faire pour que vous soyiez plus nombreux à écrire, à adhérer, à nous rejoindre ?

Depuis huit ans, 500 adhérents nous soutiennent, certains nous quittent à cause de la parution ou non parution d’un article. D’autres nous rejoignent pour participer à cette aventure humaine.

Depuis huit ans nous publions toutes les critiques qui nous sont faites, tous les droits de réponse qui nous sont adressés (parfois le droit de réponse dépasse l’article incriminé), tous les rectificatifs ou mea culpa de notre part.

Depuis huit ans, nos réunions hebdomadaires sont ouvertes à tous ainsi que les quelques manifestations que nous organisons pour financer la parution du journal.

Depuis huit ans, on réfléchit, on s’engueule, on rigole, on s’interroge, on assume et on continue…

Depuis huit ans, 32 numéros, un millier d’articles publiés, 500 adhérents, 10 000 lecteurs, 250 000 exemplaires distribués gratuitement, pas de pub, pas de subvention. Le n°1 est sorti en novembre 2008, 16 pages en noir et blanc, le n° 2, 20 pages, en couleur, trois mois plus tard. Voici donc le n°32, en espérant qu’il vous fasse réagir et vous donne envie de nous soutenir, de nous critiquer, de nous faire douter, encore et encore…

Eric Bourlier, président du NJ

Téléchargement gratuit, tant pis pour Hadopi !

Edito NJ n°31 Eté 2016

Edito

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Cela fait un an que j’ai rejoint le canton et assiste de manière dilettante aux réunions du Nouveau Journal, à 18h30, tous les lundis au collège Léonard de Vinci, à
Montauroux..Voilà l’heure de mon édito… Quel bonheur! Pour une fois, on utilisera mon nom! Toute personne de moins de 35 ans verra son identité niée et qualifiée de «Y». Voilà le premier commandement du Puissant Comité de Lecture (PCL).Autant vous le dire, je n’ai pas poussé le vice à lire tous les éditos précédents. Ma curiosité doit avoir ses limites… A moins que la flemme propre à la génération «Y» n’en ait pas.

Jeunes, que ne vous a-t-on pas dit à propos de ces réunions? On vous aura vanté la richesse des discussions, l’abondance des victuailles, la
dévotion et l’esprit des bénévoles qui permettent chaque trimestre la parution d’un OVNI du vivre-ensemble: gratuit, sans subvention ni publicité.
Ces éditos ne reflètent, hélas, pas la vérité: naïf, je me suis fait enrôler… Comme ils forcent l’AJACF à produire deux pages par numéro, à organiser des concerts lors des «inoubliables» repas trimestriels du Nouveau Journal, j’ai dû mettre à jour leur site internet… Malheureusement, je n’avais jamais fait cela, j’ai dû délaisser mon travail et me suis vite retrouvé précaire, désociabilisé, sans espoir aucun de devenir propriétaire autour du lac!

Je m’adresse aux lecteurs du Nouveau Journal:«Que feriez-vous s’il s’agissait de votre petit-fils?». Je vous en prie, venez m’aider! Donnez-leur des sous, des articles, si vous êtes photographe envoyez-leur vos clichés, et si vous êtes graphiste, par pitié, manifestez-vous!
Enfin, jeunes du canton, venez voir une fois à quoi peut ressembler une de ces fameuses réunions, écrivez un petit article et, «ensemble» nous pourrons peut-être sortir de «ce sentiment d’impuissance et de lassi-tude propre à la génération «Y».(NDLR : ajout du PCL)

Vous comprendrez l’ironie de ce texte. Je me suis aperçu, en l’espace d’une année seulement, que participer au Nouveau Journal pouvait vous assimiler à un dangereux gauchiste…Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues et vous verrez à quel point le traitement des articles respecte la charte indépendamment de
nos différences d’opinions.
Allez «viendez» et profitez bien de ce numéro!

Julien Hubert, membre du CA

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Interview du batteur de Gab’j : Paul Coursimault

gabjDans la rubrique de l’ajacf aux pages 14 et 15 du NJ n°30 on vous parlera du succès du Dimanche Farniente. Nous y étions et l’ambiance était à la hauteur du lieu! Mais ce n’est pas tout il y a aussi une interview de Paul Coursimault qui est en route, avec ses compèreres de Gab’j, pour préparer le deuxième album du groupe !

Heureux surfers 2.0 voici en bonus track exclusif une interview audio qui vous permet d’entendre en fond sonore l’ambiance du fameux Dimanche Farniente et l’interview de Paul. Enfin, vu le goût de notre Président pour les ondes FM, il serait désobligeant de ne pas louer son attitude professionnelle lorsqu’il occupe la place du simple journaliste. On admirera la très belle entrée en matière!

Régalez-vous !

Si vous souhaitez les aider c’est possible, suivez le guide merci

NJ n°30 Printemps2016

Edito

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Que se passe-t-il à Tourrettes ?

J’ai commencé à participer aux réunions de préparation du Nouveau Journal au printemps 2013. A l’époque, dans le n° 18 du NJ, des lecteurs dénoncent le scandale des Turquières: des centaines de tonnes de terre déversées dans un secteur boisé de la commune de Tourrettes. Ils se plaignent alors vertement de l‘inaction et du laisser-faire (ce sont leurs propres mots) de M. Bouge, maire de la commune, et de M. Giraud, adjoint à l’urbanisme. Plus récemment (NJ n°28), nous interpellons M. Bouge sur la construction d’un lotissement d’habitations à proximité immédiate d’une école d’ULM, près du terrain d’aviation. Selon sa réponse, tout a été fait dans les règles.

Certainement pas selon celles du bon sens et de l’intérêt collectif: l’activité de l’école ULM est mise en danger, son patron menant d’ailleurs actuellement des actions en justice, et les premiers habitants se plaignent déjà des nuisances entraînées par les aéronefs. Peu après (NJ n°29), un lecteur alerte sur les opérations de déboisage menées à côté de la zone «la Lombardie», toujours à Tourrettes, toujours avec la bénédiction de la mairie.
Une opération qui soulève le mécontentement des riverains, à cause des risques d’inondation qu’elle entraîne, et menée d’après le courrier publié avec un manque total de transparence et dans le plus grand mépris de l’avis du voisinage. Et maintenant, dans ce NJ n°30, nouvelle affaire sur la commune: des terrains agricoles sont exploités illégalement pour le traitement de matériaux de terrassement, pelleteuses et noria de camions à l’appui. Les riverains sont envahis par la poussière, excédés par le bruit, et s’adressent naturellement à la municipalité. Toujours la même inaction, le même laisser-faire: M. Giraud répond que la mairie ne peut rien faire.

Alors un problème sur la gestion du foncier dans une commune, ce n’est pas anormal. Deux, je
me dis que c’est pas de chance. Trois que c’est une regrettable coïncidence. Mais parvenu à
quatre, je n’ai plus de réponse. Juste une question: mais que se passe-t-il à Tourrettes?

Thierry GERARD, membre du CA

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