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Le saviez-vous… ? par l’association Nouvelle Génération

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La langue arabe est extrêmement présente dans la langue française.

Une langue, un lien et une histoire commune plus forte que l’on le crois.

L’arabe est la troisième langue d’emprunt, puisque la première c’est l’anglais, ensuite l’italien. L’arabe n’a cessé d’enrichir notre langue entre le IXe siècle et aujourd’hui. Au départ, c’est principalement Al Andalus, l’Espagne musulmane qui a donné de nombreux mots courants et mots savants au XIIIe siècle en français. Plus tard, la colonisation et la décolonisation ont apportés une nouvelle vague de mots, avec notamment un volet important dans le domaine de la gastronomie.

Le mot « bled » a été tellement installé dans la langue que beaucoup ignorent que c’est un mot arabe. Les plus jeunes s’en sont à nouveau emparés avec le mot « blédard », qui désignait celui qui débarquait de la campagne algérienne ou marocaine et qui s’installait dans la région parisienne.

Avoir le « seum », c’est-à-dire le cafard en arabe, (« cafard », qui est aussi un mot arabe) a été repris en 2012 par une campagne de la sécurité routière. Les mots « chouf » ou « kiffer » sont utilisés depuis longtemps, comme dans l’expression kiff-kiff bouricot. Au début, le kiff c’était la drogue et aujourd’hui, cela désigne le fait de prendre du plaisir.

Le mot toubib vient du mot toubab (qui désigne le blanc) et veut dire médecin. Ce mot est passé dans la langue familière et beaucoup de gens ne savent pas qu’il est issu de la languearabe.

LEXIQUE :

Abricot = al-barquq = برقوق
Aubergine = bādinjān = باذنجان
Douane = dīwān = ديوان
Girafe = zarāfa = زرافة
Jarre = jarra = جرة
Magasin = mahzan = مخزن
Momie = mūmyā = مومياء
Safari = safar = سفر
Taboulé = tabbūla = تبولة

Association Nouvelle Génération
« Je pense donc je suis » – Je pense : Penser au partage et à la vie commune dans un beau Pays qui nous rassemble tous. Je suis : je suis français d’origine étrangère, un atout et non un handicape comme certains ennemies a la France veulent l’ancrer dans nos cerveaux.
M.Marmouri Mail : nouvellegenerationng@gmail.com
Cours les Mercredi et Samedi de 13H30 à 17H
Annexe gymnase collège de Montauroux

Les pelouses synthétiques des stades de Football Par Annie Grisvard à Fayence

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Il y a quelques temps sur France Inter, j’ai entendu un journaliste (Claude Askolowitz) parler des revêtements des pelouses des stades de Foot réalisés à partir de pneus rechapés que l’on recycle et qui sont hautement toxiques. Information qui a été confirmée par un reportage d’Envoyé Spécial (France 2) du jeudi 22 Février.

Les pelouses synthétiques sont parsemées de petites billes (granulés) noires issues de pneus rechapés, billes que je retrouve moi-même dans les chaussures, les chaussettes, les vêtements de mon petit-fils (je suppose qu’il en est de même pour tous les parents dont les enfants fréquentent le club intercommunal)

La toxicité de ces billes est avérée (recherche faite par des scientifiques étrangers). Aux USA, une entraineuse de Foot a donné le signal d’alarme après que certaines de ses joueuses aient développé des cancers. Ces granulés sont encore plus toxiques pour les gardien(ne)s de foot car les billes sont projetées en l’air et pénètrent dans les yeux, la bouche et sont en contact avec la peau ou inhalées par les poumons.

Bien sûr, c’est un problème international, national mais nous sommes concernés à notre niveau cantonal .Nous ne pouvons pas attendre que l’Europe revoie les normes de toxicité pour l’utilisation des pneus rechapés. Le sport est bon pour la santé si on ne s’empoisonne pas en le pratiquant

Je suis très en colère mais je suppose que les élus en toute bonne foi ignoraient ce problème. Ce n’est plus le cas à présent. Certaines villes ont fait le choix de supprimer ces pelouses (New York par exemple), certains pays également (la Suède, les Pays Bas).

Je demande à la Communauté de communes de ne pas attendre pour trouver une solution rapide, par exemple une pelouse synthétique avec de la fibre naturelle comme support. Il faut savoir faire certains choix, la santé de nos enfants est en jeu et avec l’appui de toute la communauté du Club : Président, parents, entraineurs, bénévoles ,on pourra faire pression sur nos élus pour changer la pelouse du stade intercommunal à Fayence.

Encore à découvrir de Gil Pouzols Seillans

20180117_173214Toujours avide de découvrir le canton et ceux qui l’habitent ; de découvrir le blanc et le noir et toute la palette de gris contenue entre ces deux extrêmes qui font le tissu de ce microcosme cantonal si étroit et pourtant si varié que d’un village à l’autre on aurait parfois l’impression de changer de planète, d’habitants même. Avec des têtes, des gueules, des tronches qui, si elles ne sont pas toutes belles, ont du caractère et du relief.

Toutes ces impressions mises bout à bout font de ce canton une belle palette… Ah ben voilà la transition, là où je voulais en arriver, la « palette » !… Ben oui ! la palette de couleurs. Parce que je vous parle de noir, de blanc et de la myriade de gris qui les lient mais il y a la couleur aussi dans le « païs » et c’est guidé fortuitement par une sacrée « tronche » du canton , une figure serait mieux appropriée en l’espèce. Oui, espèce rare en l’occurrence estampillée monument (et parfois modèle) vivant ou bien « chibani » comme on nomme respectueusement les anciens de l’autre côté de la Méditerrannée.

J’ai nommé Garga lui-même qui m’a servi de guide dans ce lieu insolite sous les toits d’une grande maison de village, où, tout en haut se trouve une vaste pièce très éclairée par de grandes fenêtres vitrées, surplombant la plaine avec au loin, en panoramique l’extrême ouest du massif de l’Estérel pénétrant harmonieusement l’extrême est du massif des Maures. Et là, un grand atelier de peinture, une vraie ruche en pleine activité dans un entrelas de chevalets, de tables et de chaises disposés dans un ordre totalement bousculé par l’usage fébrile des lieux.

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Pinceaux, crayons, craies, gommes et couteaux, grattoirs et que sais-je encore, qui sont utilisés par ces artistes en transe, concentrés dans un bourdonnement créatif d’abeilles ( en majorité) et quelques bourdons tout au plaisir de réaliser chacun un projet artistique avec le bienveillant soutien de leur professeur, Daniel Bard, qui ce jour-là les faisait « phosphorer » sur le thème de « Story board » pour les présenter au Festival Télérama à la MPT de Montauroux, soutien financier en partenariat avec la mairie de Montauroux de cet atelier de peinture.
Ouvert à toutes et à tous

Pour tous renseignements s’adresser à la MPT (Maison Pour Tous) et la mairie de Montauroux.

Situation de la Résidence Autonomie La Roque (Ancienne appellation Foyer logement) Par la rédaction du Nouveau Journal

NJ-illustNJ38-foyer logementEn date du 28 juin 1973, la commune de Fayence a vendu pour le franc symbolique à l’Office Public Départemental d’Habitation à Loyer Modéré du Var (OPHLM),
un terrain d’une contenance de 5 244 m ². Cette transaction au profit de l’Office Public a été déclarée d’utilité publique par arrêté de Monsieur le Préfet du Var en date du 18 mai 1973 à Draguignan, comme étant destinée à la construction d’un groupe de quarante-deux logements-foyers destinés à des personnes âgées.

Une convention de location a été signée en date du 14 mai 1973 entre le bureau d’aide sociale de la commune représentée par le maire et l’Office Public Départemental d’HLM du Var représentée par son président. La redevance était calculée sur la base de prix de revient et du financement définitif de l’opération. Les premiers Résidents sont accueillis le 1er juillet 1976,.

La résidence est une solution intermédiaire entre le logement classique et la maison de retraite en offrant aux résidents un logement autonome, assorti d’équipement et de services collectifs :

– Restauration matin, midi et soir
– Entretien du linge des résidents
– Ménage dans les studios
– Animations par des animatrices et prestataires de service.

Le prix de journée est arrêté par le service de l’autonomie du Conseil Départemental,

Le prix de journée pour l’année 2018 est de 46.59 € par jour soit 1417.11 € par mois.

Il est important de préciser que dans ce prix de journée, l’ensemble des charges et services sont pris en compte, seule la facture pour le téléphone reste à la charge du Résident. C’est le seul établissement offrant cet accueil dans la communauté des communes du Pays de Fayence.
80% des personnes accueillies sont : soit originaires des villages environnants, soit parents de citoyens du canton, dans le cadre de rapprochement familial.
Suite à la fin des emprunts relatifs à la construction, le bailleur social a fait part au gestionnaire (CCAS) de la réévaluation du loyer à partir de janvier 2017.

Cette réévaluation de loyer représenterait une augmentation de 250 € par mois et par résident. La commune, le CCAS de FAYENCE ont donc entrepris les démarches nécessaires auprès du département et du bailleur social. A noter à ce sujet, la phrase du maire de Fayence, Monsieur Jean-Luc Fabre lors de sa présentation des vœux le samedi 16 décembre 2017 : « Nous n’avons pas tardé à solliciter le soutien de notre député au sujet de l’épineux dossier de la Résidence Autonomie La Roque pour laquelle nous sommes toujours en négociation avancée avec le bailleur social Var Habitat pour procéder au rachat au meilleur prix de l’Etablissement. »
A ce jour, la commune est toujours en négociation et la directrice de Résidence Autonomie a obtenu un avenant précaire prolongeant le bail pour les année 2017/2018 dans des conditions acceptables.

Mais ce n’est là qu’une solution précaire. Il est indiscutable que cette Résidence doit perdurer sur le territoire de la Communauté des Communes de Fayence, pour répondre aux besoins de nos aînés. Le Nouveau Journal souhaite très sincèrement qu’une solution soit trouvée pour les retraités de notre canton.

Paroles d’éboueurs par Patrick Padilla à Montauroux

Le respect que nous devons à nos ripeurs (Ripeur:agent de propreté, éboueur, employé qui enlève les ordures ménagères, vidangeur au Québec…
riper: déraper, glisser).

eboueurJ’ai rencontré les ripeurs de notre canton et ils m’ont raconté leur quotidien :

Le mythe de Sisyphe.
 » Il y a deux ans quand on arrivait sur les bacs en vrac,des poubelles toutes mélangées, on triait sur place et donc on laissait certaines choses inappropriées à côté. En faisant cela, en fait , on incitait les gens à déposer, eux aussi, encore plus de déchets à côté…et là…tout le monde râlait…aussi bien la hiérarchie que les citoyens. La solution, et bien, c ‘était de « tenir propre » : on ramasse tout et n’importe quoi parce que le citoyen lambda ne trie pas! et chaque jour on recommence… »
« Et on recommence chaque jour »… comme Sisyphe condamné par les dieux de l’Olympe à remonter son rocher éternellement au sommet d’une colline…

Exemple typique : un refus de collecte… c’est à dire qu’ils ne ramassent pas car les ordures sont trop mélangées… et 15 jours plus tard ils ont du ramasser quand même : pas le choix !
Alors, s’il y a une « amélioration visuelle » pour les citoyens c’est parce qu’avec leurs camions les ripeurs tournent un peu plus sur les dépôts sauvages grâce à la géolocalisation.

Il y a des « points noirs »! Les mauvais élèves: « les crados ».
La ZA de l’Apier ,celle de la Lombarde, un domaine à Fayence, la zone des Mercuriales est globalement très sale « avec des asticots parfois… » , le supermarché est aussi un mauvais élève.
Il y a « les bons citoyens » aussi : le fast food de Callian et la zone autour avec la salle de sport…les bacs sont même lavés! Le restaurant sur la place à Callian qui tient ses bacs propres !

« Les encombrants… »
Seillans avec « ses vieilles habitudes » de dépôts sauvages et d’encombrants « de longue ».
Pour rappel , un encombrant est ce qui est volumineux et qui ne rentre pas dans une voiture,mais pour le reste il y a une déchetterie !
Il faudrait optimiser le passage des encombrants, c’est à dire , peut être, faire un rappel aux citoyens avec le numéro de téléphone et la procédure : les ripeurs ont des idées là dessus aussi !

« Le golf ne trie pas ! »
Ils apportent un soin très méticuleux à la taille millimétrée des greens , mais ne trient rien, ils mettent tout en vrac , une vraie gabegie au XXIème siècle !

« Les boues des stations d’épuration… »
Il y a des stations d’épuration dans chaque communes… Est-il normal que des boues de ces stations soient mises en bac comme de simples déchets ménagers ? Ne pourrait-on prévoir une collecte par un service dédié ou une filière professionnelle ? Ou bien envisager de mélanger ces boues avec des sciures de bois ?
Mons a sa solution : c’est un trou avec de la chaux…

« Les merdes de chiens : une infection… »
Des éleveurs ou assimilés qui possèdent de nombreux chiens mettent de grandes quantités de déjections canines dans les O.M . ,c’est une infection pour les ripeurs , quelle serait, là encore, la solution ?

« L’équarrissage est un réel problème »
Quelques chasseurs et des braconniers jettent encore les dépouilles et les viscères des sangliers dans les O.M., certaines boucheries, des fermes spécialisées et le supermarché de Fayence font de même. Il est peut être temps d’imposer le passage de l’équarrisseur.
Les chasseurs de Seillans et la municipalité ont trouvé la solution en proposant un local réfrigéré collectif en attendant le passage de l’équarrisseur.

« La moitié du verre du pays de Fayence n’est pas trié »
On paie les O.M. à la tonne et le verre pèse très lourd , il pourrait y avoir de grosses économie si cette collecte était optimisée !
Autour du lac, certains commerçants font des efforts pour trier le verre et les emballages , mais ils sont peu nombreux, beaucoup ne font aucun tri!
Le surcoût du tonnage est important mais il faut y ajouter les frais de réparations des bagues en téflon abîmées (4000 euros par camion)

« Les couches culottes des maisons de retraite : les odeurs… »
Par respect pour ceux qui ramassent, un ramassage spécialisé devrait être prévu sur le modèle des filières hospitalières ou médicales.

Nous avons ripé…En résumé , on remarque que nous avons glissé à cause du manque de respect des citoyens pour leur planète et pour leurs concitoyens. Les mauvaises habitudes prises par les habitants et le retard du tri de proximité sont responsables de cette situation. On peut penser qu’une police de l’environnement serait bien utile, plus de formation aussi pour lutter contre les incivilités absurdes, irrespectueuses et finalement onéreuses pour la collectivité, c’est à dire NOUS !

Une bonne nouvelle pour finir, après des années d’attente, le tri de proximité devrait être finalisé fin juin dans le pays de Fayence. D’après les expériences des communes où le tri se fait comme à San Francisco, on s’aperçoit qu’un tri bien fait avec une bonne politique des déchets multiplie par 10 le nombre d’emplois créés dans la filière des déchets, du recyclage et du compostage. Nous avons tout à gagner collectivement à bien gérer cette situation, nous le devons à nos enfants et à nos ripeurs.

Est-ce que je vois double ? Projet des antennes relais jumelles du hameau de Belluny à Tanneron par Laurent Meister

Bonjour le nouveau journal,

Il y 10 ans, presque jour pour jour, le nouveau journal publiait l’article

 » Coup de foudre pour une antenne relais « « 

image42-225x300Le hameau de Belluny sur la commune de Tanneron avait fêté le 10ème anniversaire de l’implantation d’une antenne de téléphonie mobile Bouygues Télécom par un joli feu d’artifice. La foudre s’abattait sur cette remarquable structure métallique occasionnant de gros dégâts sur tout le réseau électrique et téléphonique (six jours d’intervention pour rétablir les services).
A la fin de cet article il était indiqué que les habitants furieux avaient engagé un recours contre l’opérateur afin d’obtenir le démantèlement de cette dangereuse installation. Rendez-vous était donné dans trois ans !
Sur ce dernier point, et grâce à l’action des avocats de l’opérateur Bouygues, les tribunaux juridiques et administratifs se sont arrangés pour ne pas être d’accord sur leur domaine de compétence. Qui peut ordonner le démontage d’une antenne relais ? Qui peut établir la réalité d’un préjudice (immobilier par exemple) ? Dans ce dossier, aucune décision sur le fond n’a jamais été rendue faute de moyens financiers pour poursuivre les actions.
En résumé, devant les tribunaux, le pot de fer (l’opérateur Bouygues) a pulvérisé le pot de terre (les habitants du hameau de Belluny).

Nous sommes en 2018… il était donc nécessaire de fêter le 20ème anniversaire de l’installation de cette hideuse antenne de 20 mètres.
Et c’est le propriétaire de la parcelle où est installée l’antenne Bouygues qui s’est chargé du cadeau: il vient d’annoncer, à peine gêné, avoir donné son accord de principe à l’opérateur FREE pour l’installation d’une deuxième antenne à quelques mètres de la première.

New York a perdu ses tours jumelles, Belluny va peut être avoir ses antennes relais jumelles !
L’emprise au sol de la future installation est déjà même formalisée par 4 piquets.
Le propriétaire affirme que les opérateurs ne se seraient pas tous d’accord pour s’installer sur la même antenne. FREE ne veut pas dépendre de Bouygues alors que SFR est pourtant présent sur cet édifice.
Le propriétaire dit avoir fait d’autres propositions d’implantation sur le hameau moins gênante pour les habitants…car il possède sur Tanneron (et dans la plaine du canton de Fayence) de nombreux terrains. Ces alternatives seraient techniquement moins intéressantes… traduire… elles sont surtout plus couteuses pour l’opérateur FREE. C’est vrai que Xavier Niel(FREE) a des fins de mois difficiles.

Deux antennes, se sont aussi deux loyers à percevoir…l’argent fait il perdre le sens de la mesure ?
Nous sommes à la fois en pleine nature (premier commerce à 10 kilomètres) et au beau milieu de 30 maisons qui composent un paisible hameau.
Après une première antenne sans aucune intégration paysagère, nous venons donc d’apprendre ce funeste projet.
Espérons que le bon sens et le respect d’autrui l’emportent.
Le dernier Grenelle de l’environnement n’avait-il pas conclu à la nécessité d’une concertation pour les nouvelles implantations d’antennes relais ?

A suivre

le NJ 38 est arrivée

Le NJ est disponible ici

Edito du 38

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Merci, merci à tous !

Quand nous avons envisagé de consulter nos adhérents sur l’opportunité d’un développement du Nouveau Journal, nous étions dans l’inconnu. Comment allaient ils réagir, combien d’entre eux prendraient la peine de nous répondre ?
Alors là chapeau , bravo à tous !
Nous avions envoyé 240 courriers (représentant nos 430 adhérents) et avons reçu en retour 122 réponses à ce jour.(117 oui, 4 non , 1 « sans avis »).
Unanimement les « oui » se félicitent de notre proposition et nous encouragent à continuer cette belle aventure en nous demandant de préserver l’esprit et l’identité du NJ . Merci à eux.
Pour le « sans avis »…pas de commentaire !
Les 4 « non », nous félicitent , souhaitent que le NJ reste comme il est et s’inquiètent que son évolution s’accompagne d’une perte d’indépendance. Nous devons les remercier, tenir compte de leurs observations et garder à l’esprit leur réticence. Un exemple pour les pour les rassurer ?

Dans ce numéro F.Cavalier s’étonne que le NJ donne la parole a l’un des plus gros entrepreneurs du canton alors que D.Colombo craint que le NJ ne roule pour une multinationale de l’électricité, mais non messieurs le Nouveau Journal donne la parole a tout le monde!
Depuis 10 ans, nous sommes lus par beaucoup, caricaturés par certains (parfois les mêmes) et soutenus par nos adhérents qui ont bien compris que proposer un journal sans pub, sans subventions et ou tout le monde peut s’exprimer (voir charte) n’est pas chose facile. A tous nos détracteurs, je pose la question : «pourriez vous nous indiquer l’existence d’un journal équivalent , pour une population de 27000 hbts , basé sur les mêmes principes et les mêmes critères d’impartialité ?»

Dans le NJ , des râleurs s’expriment, des élus répondent (pas tous) et des particuliers et associations participent au débat !
Dans le NJ 40 pour fêter les 10 ans , nous envisageons de republier « l’edito » du n*1 de guy Coursimault (un des fondateurs du NJ) en octobre 2008, à la fois pour lui rendre hommage et pour constater que l’esprit de cette belle aventure commune continue grâce à vous !

Eric Bourlier
« vieux despote éclairé à l’huile d’olive »

Un murmure peut – il devenir tempête ? par Hélène Gluck aux Adrets

mine3Chut, braves gens, tout va bien… En ce 15 décembre 2017…
Gens de Callian, dormez sur vos deux oreilles, cela se passe si loin de vos maisons, mais pourtant sur vos terres (à 17km)…
Gens de Tanneron, c’est un secteur où, à part les chasseurs, vous n’allez jamais: pas de mimosas ni d’eucalyptus, mais c’est sur votre commune…

Gens de Mandelieu, pas de problème, c’est dans le Var, mais…Gens des quartiers de Cabrol et des Barrières (aux Adrets Fréjus), commencez à vous réveiller! L’eau qui va bientôt envahir vos terres par temps de pluie ne sera plus très bonne pour arroser vos fleurs ou désaltérer vos chevaux; vous n’êtes pas au courant ? Un barrage va se construire à la limite de deux départements sur l’Argentière. Faut bien protéger Mandelieu des inondations… Gens de Fréjus, n’oubliez pas que votre eau vient en partie du lac de Saint Cassien et que la prise d’eau est près du vallon des Charretiers (ruisseau qui relie Fontsante au lac). Il faut donc protéger le lac à tout prix!

Gens des Adrets, il semble que vous commencez à entendre le murmure, faites lever la tempête: Fontsante, nouveau projet (le site est à côté du péage des Adrets). SUEZ vous l’assure, leur projet est 100%écolo. Des panneaux photovoltaïques seront installés sur le site actuel du club d’aéromodélisme et sur celui du motocross(chouette, vous n’aurez plus de bruit), MAIS les deux lieux choisis sont deux anciens bassins de décantation des eaux utilisées pour laver le minerai extrait de la mine (spath fluoré). Cette opération a produit des fines hautement toxiques qui sont restées sur place. Les travaux vont nécessairement remuer tous ces dépôts qui, en cas de pluie, iront directement dans le lac de Saint Cassien par le lon des Charretiers. Pêcheurs, baigneurs, gens de Fréjus, vous me suivez? Pour le reste du site, pour ne pas polluer le lac au cas où, SUEZ a prévu la déviation des différents vallons vers celui du grand Cabrol qui rejoint l’Argentière. Est-ce légal de détourner les eaux? Amis de Mandelieu, c’est pour vous! Plein d’eau pas très propre… Et le tout ira rejoindre via l’Argentière et son riou les belles plages de Mandelieu, voire de Cannes.

Sur le site de l’ancienne mine, il y aura un musée , un lieu de stockage et broyage des déchets verts avec fermentation et récupération de gaz, dont de l’hydrogène. Là, je ne suis pas spécialiste quant aux éventuels dangers pour l’air, l’eau pour les populations proches (domaine de Séguret aux Adrets).
La cerise sur le gâteau, c’est le site de tri de déchets du BTP(béton), leur concassage et le stockage des déchets «ultimes»(amiante et quoi d’autre?), soit 200 000t/an stockées sur place. Quoi d’autre ? Les boues de curage des ports, les terres trop polluées pour être recyclées…. Et on les met où ? Dans les galeries de l’ancienne mine (il y en a plus de 100 km). Et ça va donner quoi à long terme sur les nappes phréatiques de la région ? Beaucoup d’eau circule dans ces galeries, les anciens mineurs en témoignent. Gens des Adrets, SUEZ a tout prévu: vous n’entendrez rien et vous ne verrez rien: 2ha de toits de hangars, talus plantés d’arbres. Même qu’il n’y aura plus de dépôts sauvages de déchets dans le coin puisque des vigiles surveilleront 24h/24 les lieux! «Ce sera plus propre qu’avant», dit SUEZ.

Le site est inconstructible à cause du PRIF (plan risque incendie forêt). Pas grave! SUEZ va faire le nécessaire pour avoir les autorisations (que vous, propriétaires des Adrets, n’avez pas eues!). Le vallon des Charretiers et un bout du site de Fontsante constituent une zone classée remarquable et à préserver impérativement pour sa faune et sa flore (une forêt de cèdres est en train d’y naître naturellement). Bien sûr, SUEZ protègera cette zone où l’entreprise va s’installer (comment?).

Combien de camions par jour, pour alimenter le site ? Beaucoup, beaucoup, beaucoup ! Sachant que les tonnages traités annoncés sont de 600 000T/an, entrants et sortants, cela représente environ 20 000 camions/an pendant 20 ans minimum. Mais rassurez-vous encore, il y aura un beau giratoire à l’entrée de la route vers le site, juste avant l’éternel feu rouge vers les Adrets. Et si Callian va toucher beaucoup d’argent pour la location de son terrain, les Adrets toucheront peut-être une miette pour l’utilisation de son chemin communal. SUEZ se charge de le refaire à ses frais… Ouf!

Gens des Adrets et d’ailleurs, vous êtes concernés. Nous avons fait échouer le projet de l’immense dépôt d’ordures autorisé par la municipalité de Callian dans les années 85-90. Avant de tout rejeter de ce nouveau projet, il faudrait en savoir plus. Pourquoi le silence de nos élus ? Ne sont-ils pas au courant? Affaire à suivre de plus près, si on veut bien nous donner d’autres informations que celles de SUEZ, qui, bien sûr, ne nous montre que l’aspect idyllique du projet. Ne pas être forcément contre tout projet mais avoir le pouvoir de se faire une idée juste : voilà ce que nous demandons. Trop de choses sont en jeu avec des conséquences néfastes irrémédiables.

A quand une réunion publique sur le sujet autre que celle organisée par la communauté de communes du pays de Fayence à l’occasion du nouveau SCOT? Le Nouveau Journal a posé la question de Fontsante et n’a obtenu qu’une vague réponse. N’oubliez pas: pluies catastrophiques sur Draguignan en 2010 et 2012 = des morts, mer polluée interdite à la baignade; trombes d’eau sur Mandelieu en octobre 2015=8 morts et mer polluée. Même phénomène sur Fontsante et sur les 200 000t de déchets toxiques = pollution incontrôlable du lac et de la mer.

Vous voulez en savoir plus ? Lisez les 150 pages du projet: c’est ici
Cherchez aussi sur le site de Suez, il doit bien y avoir quelque chose!
Bonne lecture …

Et vive la tempête pour sauver le lac de Saint Cassien, notre santé et notre avenir.

Éclairage du stade de Tourrettes par Guy Burle, président de l’E.P.F. Athlétisme

athleLa réponse du Maire de Tourrettes, dans votre n° 36, m’a quelque peu interpellé. En effet, si le début de la réponse aux questions posées reflète
correctement l’historique de la construction de ce stade, la suite de la réponse n’est pas digne d’un élu du Canton. Je me devais donc de rétablir la vérité, s’il en
existe une, quant à la phrase totalement inacceptable :«une polémique invraisemblable est alors déclenchée par le Club d’Athlétisme… », qui n’avait rien à voir avec les questions posées et surtout qu’il n’était nul besoin de rouvrir cette plaie.

Si défendre ses droits est faire de la polémique alors nous sommes toutes et tous en constante situation de polémique. NON, l’E.P.F. Athlétisme n’a fait que défendre ses droits en essayant de faire respecter les termes de la Convention qui existait alors entre la Communauté de Communes et Terre Blanche. La convention ne précise nullement que le stade pouvait être utilisé dix semaines consécutives. Par contre elle précise clairement que les utilisateurs (Athlétisme et Rugby) doivent être avertis 5 semaines à l’avance ce qui n’a pas été respecté. Voilà en ce qui concerne l’interprétation à la lettre.

Quant à la forme, il est bon de rappeler que les Hongrois sont arrivés le 7 juin et on nous demandait de quitter le stade le 18 avril??? Pour en faire quoi? Pour refaire la pelouse. L’EPF Athlétisme s’était engagée à ne pas l’utiliser mais avait demandé de conserver l’usage de la piste jusqu’au 29 mai.

Nous avons respecté cet engagement à l’exception d’un seul incident: quelques lancers de disques sur le terrain «du haut» par un jeune athlète de 14 ans qui n’avait pas été informé à temps des restrictions demandées. Aucune marque d’impact du disque sur l’herbe n’était visible.

C’était faire grand bruit pour peu de choses, d’autant plus que compte tenu des matches joués par l’équipe hongroise à Lyon et à Marseille, ils n’auront guère utilisé cette pelouse que quelques jours. Un accord entre gens intelligents aurait sans doute évité tout ce grand ramdam. Mais il faut croire que cette qualité n’existe pas chez certains de nos élus.

D’autre part, la dernière phrase de la réponse du Maire de Tourrettes, doit aussi être clarifiée. Il y a “reconnaissance“ et « reconnaissance».Je suis allé moi-même, avec le Président du club de Rugby, remercier Monsieur Hopp lors de l’inauguration du stade en Mai 2012 et c’était tout à fait normal que nous le fassions.
Mais ne soyons pas naïfs. Pour quelles raisons, aurait-il investi autant d’argent dans ce stade, s’il n’avait des ambitions quant à son utilisation ultérieure ? Pour les beaux yeux du Maire de Tourrettes? Non, la préparation de l’équipe d’Allemagne pour l’Euro 2012 était une de ses ambitions. La préparation de l’équipe hongroise en 2016 en a été une autre. L’entrainement de son équipe d’Hoffenheim était, semble-t-il une autre idée, en période de repos hivernal ou en phase de préparation estivale. Ceci n’a jamais été le cas. Voilà pour la reconnaissance du ventre.

Mais il est bon de parler un peu, aussi, de reconnaissance du cœur. Que ce soit au Rugby comme en Athlétisme, ce sont des dizaines de bénévoles qui consacrent des milliers d’heures par an pour faire faire du sport aux enfants de nos villages. Des bénévoles qui dépensent leur propre argent pour apprendre à nos jeunes le goût de l’effort et le respect. C’est envers ceulà qu’il faudrait que Monsieur le Maire de Tourrettes pense un peu plus en matière de reconnaissance, car si nous avons sur le Canton, une jeunesse qui se comporte encore convenablement, c’est à ces bé-névoles que nos élus le doivent.
Alors, un peu plus de discernement serait souhaitable dans cette triste histoire.

Alors pour en terminer, MERCI à la Commune de Tourrettes d’avoir fourni ce terrain pour construire ce magnifique stade. MERCI à la Communauté de Communes de le mettre à la disposition de nos deux clubs (Rugby et Athlétisme), de l’entretenir et de nous avoir installé cet éclairage qui nous permet enfin de pouvoir l’utiliser pleinement d’octobre à mars. Merci, nous vous en serons éternellement reconnaissants.