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N° 40 Le NJ fête ses 10 ans !

Le NJ est disponible ICI !

NJ 40

Par Eric Bourlier, administrateur

Il y a 10 ans, G.Coursimault, H.Soulier et M.F. Frasson décident de mettre à la disposition de la population et des associations du canton un outil de communication :
Le Nouveau Journal du Pays de Fayence.
Ayant fait le constat que le quotidien régional et les bulletins municipaux laissent un espace d’expression vide qu’il faut remplir, c’est le début de l’aventure !
10 ans plus tard, c’est un succès !
400 adhérents qui continuent de nous soutenir (pensez à adhérer), des milliers de lecteurs satisfaits et un groupe de coordination qui s’étoffe et se renouvelle tranquillement.
Certes, nombre d’entre vous (et moi aussi) ne partagent pas le contenu de certains articles publiés, certains souhaiteraient que notre charte soit plus restrictive, d’autres considèrent que le NJ reste un repaire de « gauchistes »! (gratuit, sans pub ni subvention… une idée de droite?)
Relisez donc les 39 numéros sur notre site, vous y retrouverez F.Cavallier qui répond et argumente dès qu’un article le concerne, P.Ractliffe qui nous fait profiter de l’activité incessante de son blog et les élus du canton qui ne sont pas tous de « goche ».
Continuez de nous soutenir et de nous critiquer !
Fermez les yeux et écoutez la petite musique: “…j’ai 10 ans, je sais que c’est con mais j’ai 10 ans, si tu m’ crois pas, tarta gueule à la récrée.“

Le NJ souhaiterait que les autres maires suivent son exemple !

Pour mémoire, voici la copie de l’édito du n°1, d’octobre 2008 , auquel vous constaterez que les équipes successives sont restées fidèles pendant ces 10 ans.

Pourquoi un journal d’ici ?

Par la rédaction

Le monde associatif, très dynamique sur notre territoire, est présent dans de nombreux domaines culturels, sportifs et caritatifs. Il participe à l’équilibre social de notre environnement et comble souvent les carences des services publics et marchands.
Parallèlement, nous pouvons régulièrement mesurer les difficultés que rencontrent les gens pour informer et communiquer, individuellement et collectivement.
Ce secteur essentiel n’est pas ou peu organisé dans cet espace associatif, et il n’existe pas, sur le Pays de Fayence, d’association dont la principale activité est d’informer ou d’être le relais d’informations pour tous.
C’est autour de cette réflexion que nous est venue l’idée de faire un journal associatif, “le Nouveau Journal du pays de Fayence”.
Un journal gratuit, sans pub et sans annonce, distribué sur tout le canton, un journal témoin de notre espace de vie, facilitant lien social et la connaissance de la chose citoyenne.
Ceci dit, nous ne sommes pas des pros de la communication, nos moyens dépendent de l’engagement de chacun d’entre vous et notre temps de disponibilité est limité comme chacun d’entre vous.
Ce numéro n’est pas parfait, mais donne la note de départ, dans l’espoir que les prochains seront enrichis grâce à la participation des gens.

En 10 ans, ça pousse comment dans le Pays de Fayence ?

terrain agricole

Par Ghislaine Phily administratrice du nouveau journal.

10 ans de NJ, c’est aussi 10 ans de l’agriculture du canton, indissociable de la vie du Pays de Fayence ;
Pour l’occasion, j’ai repris les articles concernant l’agriculture, au fil des journaux et suivant les termes abordés, j’ai questionné Mr Martel, Vice-président de la Communauté de Communes du Pays de Fayence (CCPF) délégué au développement économique et à l’agriculture et Jean-Christophe Gal, Référent agriculture, pastoralisme, forêt de la CCPF, en poste depuis juillet 2015, Nicolas, sur l’évolution de l’agriculture du canton.

Les questions et les réponses font suite à l’article publié dans le NJ n°40, page 14.

Evolution des surfaces et de la population agricole
Sur l’évolution des surfaces, la Surface Agricole Utilisée (SAU) aujourd’hui est de 3 008 Ha. En 2000 elle était égale à 3 267 Ha.

 

article agriculture

Concernant le renouveau de la culture de plantes à parfum, évoqué à l’automne 2017 et au printemps 2018 dans le NJ, quels sont les avancements des projets en cours ?

Sur cette filière, nous constatons 2 installations depuis 4 ans et 2 exploitations existantes en plein développement qui correspondent à la création de 12 nouveaux Ha de culture en rose de mai répartis sur les communes de Tourrettes, Callian, Montauroux, Fayence et Seillans.
Bien que la rose de mai soit emblématique de cette filière, elle n’est pas la seule plantes à parfums recherchée par les industriels, les parfumeurs et les grandes marques. De nouvelles installations agricoles sont en cours de réalisation sur d’autres cultures, mais nous ne pouvons pas vous en dire davantage, dans un souci de respect du secret commercial et industriel.

LES CONSOMMATEURS ET UNE AGRICULTURE DE PROXIMITE

Le NJ a été, tout au long de ses parutions, le porte-parole d’associations de producteurs/ consommateurs comme l’AMAP de Fayence ou l’Association de Oléiculteurs du Pays de Fayence (AOPF).

Des lecteurs écrivent ;

  • Hiver 2009 : Nous sommes de plus en plus nombreux à souhaiter avoir de bons produits dans nos assiettes, pour cela l’agriculture locale est indispensable, alors chacun à notre niveau nous pouvons agir car c’est notre manière de consommer qui dictera la manière de produire de demain.
  • Automne 2012 : Un lecteur regrette que les producteurs agricoles du canton ne soient pas assez mis en valeur malgré le potentiel et la richesse de ses terres.
  • Printemps 2017 : Pierre Ratcliffe dans le NJ plaide pour un retour à une agriculture de proximité.
    Nous avons rencontré Monsieur Martel, Maire de Saint-Paul, responsable du développement économique et de l’agriculture à la Communauté de Communes ;
    Au sujet de la commercialisation et de la promotion des produits agricoles, il nous confirme la volonté de la Communauté de communes de privilégier les circuits courts.

Question : quand est-il aujourd’hui ?

  • Printemps 2014 : Un collectif demande dans le NJ l’approvisionnement des cantines de nos communes en produits agricoles bio du canton.
    Dans notre interview de Monsieur Huet, Maire de Montauroux, celui-ci déclare :
    C’est un projet politique que de vouloir faire manger correctement les enfants des cantines scolaires, avec des produits de qualité, fourni par une agriculture locale en Bio ou en conversion vers l’AB, achetés par les mairies ;

Ce projet va-t-il avancer ?

En effet, plus qu’un projet c’est une véritable politique territoriale qui doit être menée, pour convaincre l’ensemble de la chaine (production, transformation, consommation), trouver le bon équilibre économique et surtout permettre le développement de l’installation de nouveaux agriculteurs en maraîchage et en arboriculture. Le point délicat de ces deux filières est la disponibilité de l’eau d’irrigation qui est un préalable à l’installation maraichère et arboricole, voilà pourquoi la CCPF porte une démarche de fond depuis 3 ans pour qu’un véritable diagnostic des besoins et des ressources en eau agricole soit réalisé à l’échelle territoriale.
Pour pouvoir porter un tel projet, la CCPF va également répondre, en 2018, à un appel à projet régional pour établir un diagnostic de faisabilité pour la création d’un Projet Alimentaire Territorial (préalable à un Système Alimentaire Territorial) en partenariat avec le Réseau Rural Régional et la Région PACA.

À titre d’exemple, la commune de Mouans-Sartoux a lancé cette démarche en 1997. Depuis 2 ans, elle arrive à produire 80% de ses besoins (en fruits et légumes) grâce à un système d’exploitation agricole en gestion communale.
Est-il possible de faire la même chose en Pays de Fayence ? L’exploitation agricole doit-elle être publique ou rester l’affaire d’exploitants privés ? Y a-t-il d’autres solutions plus adaptées aux problématiques de notre territoire ?
Le diagnostic de faisabilité nous permettra de mener la meilleure approche possible et de connaître les projets à développer pour atteindre l’objectif du local et du bio pour les cantines locales.

Il n’y a pas d’agriculture sans terres agricoles, le foncier est un problème qui revient régulièrement dans le journal.

  • Octobre 2009 : l’Association Regain souhaite trouver un agriculteur bio, gérer une AMAP, fournir la cantine scolaire des Adrets, après tentatives et échecs (Voir NJ 4 et 5) : la propriétaire se dédie évoquant les motifs suivants : « un bail à ferme est trop contraignant ».

REMARQUE : Les baux agricoles peuvent prendre plusieurs formes et il en existe pour toutes les exigences et besoins. Par contre, les idées reçues ont la peau dure et il faut rappeler que c’est surtout la spéculation foncière qui amène les propriétaires à faire de la rétention de foncier agricole, pas le contrat de fermage qui, s’il est bien établi, est le plus souvent gagnant/gagnant.
Le problème de fond est la disparition de la culture rurale et agricole au profit de celle de l’urbanisation sauvage et exempte de raisonnement pour les générations actuelles et futures.
L’idée de fond à défendre est bien celle de dire et de rappeler que sur les terres agricoles ont fait de l’agriculture.

  • Eté 2011 : NJ informe autour du thème ; « Sauvegarde des terres agricoles avec André Aschiéri, vice-président de la région en charge du foncier agricole.
    Une pétition pour la sauvegarde des terres agricoles est lancée.
  • Hiver 2016 un lecteur nous écrit : Le pays de Fayence évolue fortement. Les PLU et le SCOT ont pour ambition de sanctuariser les espaces agricoles. Cela implique donc pour les terrains en friche une remise en culture, une vente comme terrain agricole, ou une location en fermage Faire venir des jeunes agriculteurs – une demande est là – implique de créer un marché, c’est-à-dire de mettre les demandeurs – preneurs de fermages – en relation de confiance avec les bailleurs.
    Monsieur Martel dans notre interview affirme la Volonté à l’unanimité des Maires de la Communauté de communes d’arrêter l’urbanisme à outrance et de protéger les zones agricoles.

Quels sont les mesures ou décisions prises ?

– Finalisation d’une véritable Stratégie Locale de Développement Agricole en 2018.
– Étude en 2018 et 2019 (via une convention avec la CA83) pour la création de Zones Agricoles Protégées (ZAP), qui si elles sont effectivement créées, seront intégrées au SCoT et aux PLU des communes.
– Continuité des actions de sensibilisation et d’accompagnement des propriétaires de terres agricoles en friches du Pays de Fayence.

Après la terre, l’eau :
Une rencontre avec Monsieur Léautier, Directeur de la Société Mixte d’Exploitation des Eaux de la Siagnole E2S nous informe :
Si dans l’état actuel des avancées, la constitution d’un projet par l’agriculteur, une fois réalisé est viable, la société E2S, risque de ne pas être en capacité d’alimenter en eaux le projet.

Monsieur Martel nous a fait part d’une étude en cours en partenariat avec la Chambre d’Agriculture et financée par le Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (FEADER) pour un projet d’aménagement hydraulique agricole.

Les avancements ?

Ce qui est important à retenir :
– le réseau des sources de la Siagne et de la Siagnole est le réseau historique du Pays de Fayence ;
– les différents plans d’aménagement (aides financières de l’État et/ou de l’Europe) n’ont jamais fait l’objet de demandes d’application par les agriculteurs du Pays de Fayence depuis les années 70 ;
– il y a d’autres réseaux et d’autres systèmes à développer pour atteindre un maximum d’autonomie en eau agricole pour le Pays de Fayence. La CCPF y travaille en partenariat avec la CA83 et nous en sauront plus d’ici quelques mois, précisément grâce à l’étude en cours financées par le FEADER.
– Au moins 6 nouvelles installations depuis 2016, une dizaine de projets en cours de réalisation et de nombreux projets dont la concrétisation dépend essentiellement de la mise à disposition de foncier agricole et de l’accès à l’eau d’irrigation.

Sortie du NJ n°39

Retrouvez le n°39 ; ICI !

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Si vous n’avez pas pu lire le NJ n°39, il est à présent en ligne dans son intégralité !

Le saviez-vous… ? par l’association Nouvelle Génération

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La langue arabe est extrêmement présente dans la langue française.

Une langue, un lien et une histoire commune plus forte que l’on le crois.

L’arabe est la troisième langue d’emprunt, puisque la première c’est l’anglais, ensuite l’italien. L’arabe n’a cessé d’enrichir notre langue entre le IXe siècle et aujourd’hui. Au départ, c’est principalement Al Andalus, l’Espagne musulmane qui a donné de nombreux mots courants et mots savants au XIIIe siècle en français. Plus tard, la colonisation et la décolonisation ont apportés une nouvelle vague de mots, avec notamment un volet important dans le domaine de la gastronomie.

Le mot « bled » a été tellement installé dans la langue que beaucoup ignorent que c’est un mot arabe. Les plus jeunes s’en sont à nouveau emparés avec le mot « blédard », qui désignait celui qui débarquait de la campagne algérienne ou marocaine et qui s’installait dans la région parisienne.

Avoir le « seum », c’est-à-dire le cafard en arabe, (« cafard », qui est aussi un mot arabe) a été repris en 2012 par une campagne de la sécurité routière. Les mots « chouf » ou « kiffer » sont utilisés depuis longtemps, comme dans l’expression kiff-kiff bouricot. Au début, le kiff c’était la drogue et aujourd’hui, cela désigne le fait de prendre du plaisir.

Le mot toubib vient du mot toubab (qui désigne le blanc) et veut dire médecin. Ce mot est passé dans la langue familière et beaucoup de gens ne savent pas qu’il est issu de la languearabe.

LEXIQUE :

Abricot = al-barquq = برقوق
Aubergine = bādinjān = باذنجان
Douane = dīwān = ديوان
Girafe = zarāfa = زرافة
Jarre = jarra = جرة
Magasin = mahzan = مخزن
Momie = mūmyā = مومياء
Safari = safar = سفر
Taboulé = tabbūla = تبولة

Association Nouvelle Génération
« Je pense donc je suis » – Je pense : Penser au partage et à la vie commune dans un beau Pays qui nous rassemble tous. Je suis : je suis français d’origine étrangère, un atout et non un handicape comme certains ennemies a la France veulent l’ancrer dans nos cerveaux.
M.Marmouri Mail : nouvellegenerationng@gmail.com
Cours les Mercredi et Samedi de 13H30 à 17H
Annexe gymnase collège de Montauroux

Les pelouses synthétiques des stades de Football Par Annie Grisvard à Fayence

zidane
Il y a quelques temps sur France Inter, j’ai entendu un journaliste (Claude Askolowitz) parler des revêtements des pelouses des stades de Foot réalisés à partir de pneus rechapés que l’on recycle et qui sont hautement toxiques. Information qui a été confirmée par un reportage d’Envoyé Spécial (France 2) du jeudi 22 Février.

Les pelouses synthétiques sont parsemées de petites billes (granulés) noires issues de pneus rechapés, billes que je retrouve moi-même dans les chaussures, les chaussettes, les vêtements de mon petit-fils (je suppose qu’il en est de même pour tous les parents dont les enfants fréquentent le club intercommunal)

La toxicité de ces billes est avérée (recherche faite par des scientifiques étrangers). Aux USA, une entraineuse de Foot a donné le signal d’alarme après que certaines de ses joueuses aient développé des cancers. Ces granulés sont encore plus toxiques pour les gardien(ne)s de foot car les billes sont projetées en l’air et pénètrent dans les yeux, la bouche et sont en contact avec la peau ou inhalées par les poumons.

Bien sûr, c’est un problème international, national mais nous sommes concernés à notre niveau cantonal .Nous ne pouvons pas attendre que l’Europe revoie les normes de toxicité pour l’utilisation des pneus rechapés. Le sport est bon pour la santé si on ne s’empoisonne pas en le pratiquant

Je suis très en colère mais je suppose que les élus en toute bonne foi ignoraient ce problème. Ce n’est plus le cas à présent. Certaines villes ont fait le choix de supprimer ces pelouses (New York par exemple), certains pays également (la Suède, les Pays Bas).

Je demande à la Communauté de communes de ne pas attendre pour trouver une solution rapide, par exemple une pelouse synthétique avec de la fibre naturelle comme support. Il faut savoir faire certains choix, la santé de nos enfants est en jeu et avec l’appui de toute la communauté du Club : Président, parents, entraineurs, bénévoles ,on pourra faire pression sur nos élus pour changer la pelouse du stade intercommunal à Fayence.

Encore à découvrir de Gil Pouzols Seillans

20180117_173214Toujours avide de découvrir le canton et ceux qui l’habitent ; de découvrir le blanc et le noir et toute la palette de gris contenue entre ces deux extrêmes qui font le tissu de ce microcosme cantonal si étroit et pourtant si varié que d’un village à l’autre on aurait parfois l’impression de changer de planète, d’habitants même. Avec des têtes, des gueules, des tronches qui, si elles ne sont pas toutes belles, ont du caractère et du relief.

Toutes ces impressions mises bout à bout font de ce canton une belle palette… Ah ben voilà la transition, là où je voulais en arriver, la « palette » !… Ben oui ! la palette de couleurs. Parce que je vous parle de noir, de blanc et de la myriade de gris qui les lient mais il y a la couleur aussi dans le « païs » et c’est guidé fortuitement par une sacrée « tronche » du canton , une figure serait mieux appropriée en l’espèce. Oui, espèce rare en l’occurrence estampillée monument (et parfois modèle) vivant ou bien « chibani » comme on nomme respectueusement les anciens de l’autre côté de la Méditerrannée.

J’ai nommé Garga lui-même qui m’a servi de guide dans ce lieu insolite sous les toits d’une grande maison de village, où, tout en haut se trouve une vaste pièce très éclairée par de grandes fenêtres vitrées, surplombant la plaine avec au loin, en panoramique l’extrême ouest du massif de l’Estérel pénétrant harmonieusement l’extrême est du massif des Maures. Et là, un grand atelier de peinture, une vraie ruche en pleine activité dans un entrelas de chevalets, de tables et de chaises disposés dans un ordre totalement bousculé par l’usage fébrile des lieux.

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Pinceaux, crayons, craies, gommes et couteaux, grattoirs et que sais-je encore, qui sont utilisés par ces artistes en transe, concentrés dans un bourdonnement créatif d’abeilles ( en majorité) et quelques bourdons tout au plaisir de réaliser chacun un projet artistique avec le bienveillant soutien de leur professeur, Daniel Bard, qui ce jour-là les faisait « phosphorer » sur le thème de « Story board » pour les présenter au Festival Télérama à la MPT de Montauroux, soutien financier en partenariat avec la mairie de Montauroux de cet atelier de peinture.
Ouvert à toutes et à tous

Pour tous renseignements s’adresser à la MPT (Maison Pour Tous) et la mairie de Montauroux.

Situation de la Résidence Autonomie La Roque (Ancienne appellation Foyer logement) Par la rédaction du Nouveau Journal

NJ-illustNJ38-foyer logementEn date du 28 juin 1973, la commune de Fayence a vendu pour le franc symbolique à l’Office Public Départemental d’Habitation à Loyer Modéré du Var (OPHLM),
un terrain d’une contenance de 5 244 m ². Cette transaction au profit de l’Office Public a été déclarée d’utilité publique par arrêté de Monsieur le Préfet du Var en date du 18 mai 1973 à Draguignan, comme étant destinée à la construction d’un groupe de quarante-deux logements-foyers destinés à des personnes âgées.

Une convention de location a été signée en date du 14 mai 1973 entre le bureau d’aide sociale de la commune représentée par le maire et l’Office Public Départemental d’HLM du Var représentée par son président. La redevance était calculée sur la base de prix de revient et du financement définitif de l’opération. Les premiers Résidents sont accueillis le 1er juillet 1976,.

La résidence est une solution intermédiaire entre le logement classique et la maison de retraite en offrant aux résidents un logement autonome, assorti d’équipement et de services collectifs :

– Restauration matin, midi et soir
– Entretien du linge des résidents
– Ménage dans les studios
– Animations par des animatrices et prestataires de service.

Le prix de journée est arrêté par le service de l’autonomie du Conseil Départemental,

Le prix de journée pour l’année 2018 est de 46.59 € par jour soit 1417.11 € par mois.

Il est important de préciser que dans ce prix de journée, l’ensemble des charges et services sont pris en compte, seule la facture pour le téléphone reste à la charge du Résident. C’est le seul établissement offrant cet accueil dans la communauté des communes du Pays de Fayence.
80% des personnes accueillies sont : soit originaires des villages environnants, soit parents de citoyens du canton, dans le cadre de rapprochement familial.
Suite à la fin des emprunts relatifs à la construction, le bailleur social a fait part au gestionnaire (CCAS) de la réévaluation du loyer à partir de janvier 2017.

Cette réévaluation de loyer représenterait une augmentation de 250 € par mois et par résident. La commune, le CCAS de FAYENCE ont donc entrepris les démarches nécessaires auprès du département et du bailleur social. A noter à ce sujet, la phrase du maire de Fayence, Monsieur Jean-Luc Fabre lors de sa présentation des vœux le samedi 16 décembre 2017 : « Nous n’avons pas tardé à solliciter le soutien de notre député au sujet de l’épineux dossier de la Résidence Autonomie La Roque pour laquelle nous sommes toujours en négociation avancée avec le bailleur social Var Habitat pour procéder au rachat au meilleur prix de l’Etablissement. »
A ce jour, la commune est toujours en négociation et la directrice de Résidence Autonomie a obtenu un avenant précaire prolongeant le bail pour les année 2017/2018 dans des conditions acceptables.

Mais ce n’est là qu’une solution précaire. Il est indiscutable que cette Résidence doit perdurer sur le territoire de la Communauté des Communes de Fayence, pour répondre aux besoins de nos aînés. Le Nouveau Journal souhaite très sincèrement qu’une solution soit trouvée pour les retraités de notre canton.

Paroles d’éboueurs par Patrick Padilla à Montauroux

Le respect que nous devons à nos ripeurs (Ripeur:agent de propreté, éboueur, employé qui enlève les ordures ménagères, vidangeur au Québec…
riper: déraper, glisser).

eboueurJ’ai rencontré les ripeurs de notre canton et ils m’ont raconté leur quotidien :

Le mythe de Sisyphe.
 » Il y a deux ans quand on arrivait sur les bacs en vrac,des poubelles toutes mélangées, on triait sur place et donc on laissait certaines choses inappropriées à côté. En faisant cela, en fait , on incitait les gens à déposer, eux aussi, encore plus de déchets à côté…et là…tout le monde râlait…aussi bien la hiérarchie que les citoyens. La solution, et bien, c ‘était de « tenir propre » : on ramasse tout et n’importe quoi parce que le citoyen lambda ne trie pas! et chaque jour on recommence… »
« Et on recommence chaque jour »… comme Sisyphe condamné par les dieux de l’Olympe à remonter son rocher éternellement au sommet d’une colline…

Exemple typique : un refus de collecte… c’est à dire qu’ils ne ramassent pas car les ordures sont trop mélangées… et 15 jours plus tard ils ont du ramasser quand même : pas le choix !
Alors, s’il y a une « amélioration visuelle » pour les citoyens c’est parce qu’avec leurs camions les ripeurs tournent un peu plus sur les dépôts sauvages grâce à la géolocalisation.

Il y a des « points noirs »! Les mauvais élèves: « les crados ».
La ZA de l’Apier ,celle de la Lombarde, un domaine à Fayence, la zone des Mercuriales est globalement très sale « avec des asticots parfois… » , le supermarché est aussi un mauvais élève.
Il y a « les bons citoyens » aussi : le fast food de Callian et la zone autour avec la salle de sport…les bacs sont même lavés! Le restaurant sur la place à Callian qui tient ses bacs propres !

« Les encombrants… »
Seillans avec « ses vieilles habitudes » de dépôts sauvages et d’encombrants « de longue ».
Pour rappel , un encombrant est ce qui est volumineux et qui ne rentre pas dans une voiture,mais pour le reste il y a une déchetterie !
Il faudrait optimiser le passage des encombrants, c’est à dire , peut être, faire un rappel aux citoyens avec le numéro de téléphone et la procédure : les ripeurs ont des idées là dessus aussi !

« Le golf ne trie pas ! »
Ils apportent un soin très méticuleux à la taille millimétrée des greens , mais ne trient rien, ils mettent tout en vrac , une vraie gabegie au XXIème siècle !

« Les boues des stations d’épuration… »
Il y a des stations d’épuration dans chaque communes… Est-il normal que des boues de ces stations soient mises en bac comme de simples déchets ménagers ? Ne pourrait-on prévoir une collecte par un service dédié ou une filière professionnelle ? Ou bien envisager de mélanger ces boues avec des sciures de bois ?
Mons a sa solution : c’est un trou avec de la chaux…

« Les merdes de chiens : une infection… »
Des éleveurs ou assimilés qui possèdent de nombreux chiens mettent de grandes quantités de déjections canines dans les O.M . ,c’est une infection pour les ripeurs , quelle serait, là encore, la solution ?

« L’équarrissage est un réel problème »
Quelques chasseurs et des braconniers jettent encore les dépouilles et les viscères des sangliers dans les O.M., certaines boucheries, des fermes spécialisées et le supermarché de Fayence font de même. Il est peut être temps d’imposer le passage de l’équarrisseur.
Les chasseurs de Seillans et la municipalité ont trouvé la solution en proposant un local réfrigéré collectif en attendant le passage de l’équarrisseur.

« La moitié du verre du pays de Fayence n’est pas trié »
On paie les O.M. à la tonne et le verre pèse très lourd , il pourrait y avoir de grosses économie si cette collecte était optimisée !
Autour du lac, certains commerçants font des efforts pour trier le verre et les emballages , mais ils sont peu nombreux, beaucoup ne font aucun tri!
Le surcoût du tonnage est important mais il faut y ajouter les frais de réparations des bagues en téflon abîmées (4000 euros par camion)

« Les couches culottes des maisons de retraite : les odeurs… »
Par respect pour ceux qui ramassent, un ramassage spécialisé devrait être prévu sur le modèle des filières hospitalières ou médicales.

Nous avons ripé…En résumé , on remarque que nous avons glissé à cause du manque de respect des citoyens pour leur planète et pour leurs concitoyens. Les mauvaises habitudes prises par les habitants et le retard du tri de proximité sont responsables de cette situation. On peut penser qu’une police de l’environnement serait bien utile, plus de formation aussi pour lutter contre les incivilités absurdes, irrespectueuses et finalement onéreuses pour la collectivité, c’est à dire NOUS !

Une bonne nouvelle pour finir, après des années d’attente, le tri de proximité devrait être finalisé fin juin dans le pays de Fayence. D’après les expériences des communes où le tri se fait comme à San Francisco, on s’aperçoit qu’un tri bien fait avec une bonne politique des déchets multiplie par 10 le nombre d’emplois créés dans la filière des déchets, du recyclage et du compostage. Nous avons tout à gagner collectivement à bien gérer cette situation, nous le devons à nos enfants et à nos ripeurs.

Est-ce que je vois double ? Projet des antennes relais jumelles du hameau de Belluny à Tanneron par Laurent Meister

Bonjour le nouveau journal,

Il y 10 ans, presque jour pour jour, le nouveau journal publiait l’article

 » Coup de foudre pour une antenne relais « « 

image42-225x300Le hameau de Belluny sur la commune de Tanneron avait fêté le 10ème anniversaire de l’implantation d’une antenne de téléphonie mobile Bouygues Télécom par un joli feu d’artifice. La foudre s’abattait sur cette remarquable structure métallique occasionnant de gros dégâts sur tout le réseau électrique et téléphonique (six jours d’intervention pour rétablir les services).
A la fin de cet article il était indiqué que les habitants furieux avaient engagé un recours contre l’opérateur afin d’obtenir le démantèlement de cette dangereuse installation. Rendez-vous était donné dans trois ans !
Sur ce dernier point, et grâce à l’action des avocats de l’opérateur Bouygues, les tribunaux juridiques et administratifs se sont arrangés pour ne pas être d’accord sur leur domaine de compétence. Qui peut ordonner le démontage d’une antenne relais ? Qui peut établir la réalité d’un préjudice (immobilier par exemple) ? Dans ce dossier, aucune décision sur le fond n’a jamais été rendue faute de moyens financiers pour poursuivre les actions.
En résumé, devant les tribunaux, le pot de fer (l’opérateur Bouygues) a pulvérisé le pot de terre (les habitants du hameau de Belluny).

Nous sommes en 2018… il était donc nécessaire de fêter le 20ème anniversaire de l’installation de cette hideuse antenne de 20 mètres.
Et c’est le propriétaire de la parcelle où est installée l’antenne Bouygues qui s’est chargé du cadeau: il vient d’annoncer, à peine gêné, avoir donné son accord de principe à l’opérateur FREE pour l’installation d’une deuxième antenne à quelques mètres de la première.

New York a perdu ses tours jumelles, Belluny va peut être avoir ses antennes relais jumelles !
L’emprise au sol de la future installation est déjà même formalisée par 4 piquets.
Le propriétaire affirme que les opérateurs ne se seraient pas tous d’accord pour s’installer sur la même antenne. FREE ne veut pas dépendre de Bouygues alors que SFR est pourtant présent sur cet édifice.
Le propriétaire dit avoir fait d’autres propositions d’implantation sur le hameau moins gênante pour les habitants…car il possède sur Tanneron (et dans la plaine du canton de Fayence) de nombreux terrains. Ces alternatives seraient techniquement moins intéressantes… traduire… elles sont surtout plus couteuses pour l’opérateur FREE. C’est vrai que Xavier Niel(FREE) a des fins de mois difficiles.

Deux antennes, se sont aussi deux loyers à percevoir…l’argent fait il perdre le sens de la mesure ?
Nous sommes à la fois en pleine nature (premier commerce à 10 kilomètres) et au beau milieu de 30 maisons qui composent un paisible hameau.
Après une première antenne sans aucune intégration paysagère, nous venons donc d’apprendre ce funeste projet.
Espérons que le bon sens et le respect d’autrui l’emportent.
Le dernier Grenelle de l’environnement n’avait-il pas conclu à la nécessité d’une concertation pour les nouvelles implantations d’antennes relais ?

A suivre

le NJ 38 est arrivé

Le NJ est disponible ici

Edito du 38

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Merci, merci à tous !

Quand nous avons envisagé de consulter nos adhérents sur l’opportunité d’un développement du Nouveau Journal, nous étions dans l’inconnu. Comment allaient ils réagir, combien d’entre eux prendraient la peine de nous répondre ?
Alors là chapeau , bravo à tous !
Nous avions envoyé 240 courriers (représentant nos 430 adhérents) et avons reçu en retour 122 réponses à ce jour.(117 oui, 4 non , 1 « sans avis »).
Unanimement les « oui » se félicitent de notre proposition et nous encouragent à continuer cette belle aventure en nous demandant de préserver l’esprit et l’identité du NJ . Merci à eux.
Pour le « sans avis »…pas de commentaire !
Les 4 « non », nous félicitent , souhaitent que le NJ reste comme il est et s’inquiètent que son évolution s’accompagne d’une perte d’indépendance. Nous devons les remercier, tenir compte de leurs observations et garder à l’esprit leur réticence. Un exemple pour les pour les rassurer ?

Dans ce numéro F.Cavalier s’étonne que le NJ donne la parole a l’un des plus gros entrepreneurs du canton alors que D.Colombo craint que le NJ ne roule pour une multinationale de l’électricité, mais non messieurs le Nouveau Journal donne la parole a tout le monde!
Depuis 10 ans, nous sommes lus par beaucoup, caricaturés par certains (parfois les mêmes) et soutenus par nos adhérents qui ont bien compris que proposer un journal sans pub, sans subventions et ou tout le monde peut s’exprimer (voir charte) n’est pas chose facile. A tous nos détracteurs, je pose la question : «pourriez vous nous indiquer l’existence d’un journal équivalent , pour une population de 27000 hbts , basé sur les mêmes principes et les mêmes critères d’impartialité ?»

Dans le NJ , des râleurs s’expriment, des élus répondent (pas tous) et des particuliers et associations participent au débat !
Dans le NJ 40 pour fêter les 10 ans , nous envisageons de republier « l’edito » du n*1 de guy Coursimault (un des fondateurs du NJ) en octobre 2008, à la fois pour lui rendre hommage et pour constater que l’esprit de cette belle aventure commune continue grâce à vous !

Eric Bourlier
« vieux despote éclairé à l’huile d’olive »